Cole Caufield a perdu son « A » : Jeff Gorton confirme la décision sans pitié

Cole Caufield a perdu son « A » : Jeff Gorton confirme la décision sans pitié

David Garel
Le 2026-09-14

Le « A » de Brendan Gallagher va donc à Josh Anderson : les séries ont-elles coûté la lettre à Cole Caufield?

Nous avons maintenant la confirmation que le tournoi printanier du petit buteur a "arraché le A" qui était attendu sur son chandail.

Josh Anderson portera le « A » sur son chandail cette saison, aux côtés de Nick Suzuki et de Mike Matheson. Le Canadien a confirmé la décision lundi matin, juste avant le début de son tournoi de golf à Laval-sur-le-Lac. Anderson succède donc à Brendan Gallagher dans le groupe des assistants-capitaines.

Dans les dernières semaines, quatre noms circulaient pour récupérer la lettre laissée libre par Gallagher : Josh Anderson, Cole Caufield, Juraj Slafkovsky et Lane Hutson.

Chacun avait de sérieux arguments. Caufield est l’une des vedettes offensives de l’équipe. Slafkovsky représente l’avenir du noyau. Hutson est déjà devenu une pièce maîtresse. Anderson, lui, possède l’expérience, la présence physique et surtout cette réputation de joueur qui accepte de payer le prix.

C’est finalement ce dernier élément qui semble avoir fait pencher la balance.

Jeff Gorton a expliqué pourquoi Anderson était le choix. Et lorsqu’on écoute les arguments avancés par le président des opérations hockey du Canadien, il est difficile de ne pas voir le message envoyé aux autres candidats.

Anderson a joué blessé. Anderson n’a pas peur d’aller dans les coins. Anderson accepte de faire le sale boulot. Anderson est prêt à souffrir pour son équipe.

Clairement un vote contre Cole Caufield.

Un vote pour un certain type de leadership.

Et c’est là que les dernières séries éliminatoires deviennent impossibles à ignorer.

Caufield a connu une saison exceptionnelle offensivement. Il a marqué 51 buts et récolté 88 points en 81 matchs, devenant encore davantage l’un des visages du Canadien et de la Ligue nationale. Personne ne remet son talent en question. Personne ne prétend qu’il n’est pas important pour Montréal.

Mais le « A » ne récompense pas nécessairement le meilleur joueur.

Il récompense aussi celui que l’organisation veut voir représenter son identité dans les moments difficiles.

Et lorsqu’on regarde le choix d’Anderson, c’est exactement ce qui ressort.

Le vétéran avait déjà porté le « A » à certains moments, notamment en séries. Il est avec le Canadien depuis 2020-2021 et possède près de 700 matchs d’expérience dans la LNH. Ce n’est donc pas un joueur qui doit apprendre ce que signifie vivre les hauts et les bas d’une saison à Montréal.

Mais surtout, son style correspond parfaitement au message que le Canadien semble vouloir envoyer.

Le hockey des séries n’est pas le même hockey qu’en octobre.

Les espaces disparaissent.

Les défenseurs frappent plus fort.

Les rondelles deviennent plus difficiles à récupérer.

Les joueurs doivent accepter les contacts.

Il faut aller devant le filet.

Il faut bloquer des tirs.

Il faut continuer à foncer même lorsque le corps commence à être complètement magané.

Et Anderson représente précisément cette philosophie.

Alors que Caufield est le contraire de cette mentalité de guerrier.

C’est là que Caufield a perdu des points.

Parce que si l’organisation voulait simplement récompenser le talent, le choix aurait été extrêmement facile. Cole Caufield aurait eu un argument majeur.

Mais Gorton n’a pas choisi le joueur le plus spectaculaire.

Il a choisi le joueur qui, selon lui, représente davantage le sacrifice.

Et lorsqu’il explique qu’Anderson a joué blessé et qu’il n’a pas peur d’aller dans les coins, le message est assez clair : pour obtenir cette lettre, il fallait démontrer qu’on était prêt à faire tout ce qui est nécessaire lorsque le hockey devient difficile.

En séries, l;es dirigeants voient qui accepte de souffrir, qui continue de foncer, qui se présente lorsque les choses ne vont pas bien et qui devient encore plus important lorsque les matchs prennent une dimension physique.

Et Anderson a clairement laissé une impression.

Caufield, lui, devra maintenant prouver qu'il n'a pas peur de se casser un ongle en allant dans le coin.

Pour l’instant, Cole Caufield est une vedette soft. Josh Anderson est un leader dur.

Oh que le message est cinglant.