Colère médiatique après la victoire: Jakub Dobeš encore caché aux médias

Colère médiatique après la victoire: Jakub Dobeš encore caché aux médias

Par David Garel le 2026-03-29

La situation est tellement ridicule.

Le gardien tchèque vient de signer une performance de 34 arrêts face aux Hurricanes de la Caroline, dans un match où les Canadiens de Montréal ont été dominés pendant de longues séquences, et pourtant, on encore caché Dobeš aux médias,

Même s'il est le héros du match.

Sans Dobeš, cette rencontre-là t’échappe. Dès les premières minutes, la pression des Hurricanes est étouffante. Quatre tirs rapides, des présences prolongées en zone offensive, des séquences où la rondelle ne sort pas.

Et lui, il tient. Il absorbe, il lit, il ferme les angles. Même après le but d’Andrei Svechnikov en avantage numérique, un tir parfait dans la lucarne, il ne s’effondre pas.

Au contraire, il se stabilise et devient la raison principale pour laquelle le match reste à portée.

Au moment précis où Jakub Dobeš est en train de s’imposer comme la pièce centrale de cette séquence, au moment où il vole littéralement des matchs à son équipe… on décide de le retirer du devant de la scène.

Pas d’entrevue. Pas de disponibilité. Silence complet. Dans un marché comme Montréal, où le gardien gagnant parle presque toujours, ça ne passe pas inaperçu.

Ce n’est pas une coïncidence. On sait maintenant que ça dépasse largement la performance sur la glace. Il y a un historique. Des déclarations qui ont dérangé. L’épisode des Islanders, où il a parlé de propos “inacceptables” des joueurs de Patrick Roy sans préciser, a mis inutilement le groupe sous pression.

D’autres sorties au fil de la saison ont aussi créé du bruit. Et en pleine course aux séries, l’organisation ne veut plus de distractions. Alors on le protège… mais on contrôle aussi le message.

Mais ça reste un paradoxe ridicuke : tu as un gardien qui est en train de devenir le facteur numéro un de tes victoires, et en même temps, tu juges qu’il vaut mieux le faire disparaître médiatiquement pour éviter qu’il parle trop.

Ça en dit long sur la ligne mince qu’il doit encore apprendre à gérer. Parce que sur la glace, il est en train de prendre toute la place… mais en dehors, on lui demande encore de se faire discret.

Et pendant ce temps-là, offensivement, le Canadien finit par capitaliser. Nick Suzuki inscrit deux buts:

Il ajoute une mention d’aide et atteint le plateau des 90 points, une marque que l’organisation n’avait pas vue depuis Pierre Turgeon et Vincent Damphousse.

Cole Caufield marque son 46e de la saison.

Lane Hutson continue de redéfinir ce qu’un jeune défenseur peut faire offensivement avec une autre soirée de deux passes... pour marquer encore l'histoire de la LNH:

Tout ça est vrai, tout ça mérite d’être souligné. Mais rien de ça n’existe sans les arrêts clés de Dobeš au bon moment.

Parce qu’il ne faut pas se raconter d’histoire : ce match-là, c’est un match de gardien. Quand Sebastian Aho se fait voler, quand les Hurricanes obtiennent un deux contre un en désavantage numérique et que Dobeš se dresse encore, c’est là que ça se joue. C’est là que tu gagnes. C’est là que tu construis une séquence.

Et justement, parlons-en de cette séquence. Cinq victoires consécutives en temps réglementaire. Une équipe qui trouve des façons de gagner même quand elle n’est pas dominante.

Le plus inquiétant, ce n’est pas juste qu’on ne le célèbre pas à sa juste valeur. C’est qu'on cache le joueur de l'heure à Montréal et dans la LNH... aux médias...

Ridicule...