Olivier Primeau est allé regarder le match Raptors-Heat à Québec. Il a eu droit à un rappel assez brutal de ce qui arrive quand tu deviens, en quelques semaines, l’un des visages les plus controversés de la campagne électorale.
Son visage apparaît sur l’écran géant du Centre Vidéotron.
Et la foule réagit.
Des huées. Des insultes verbales. C'était tellement violent.
Les réactions sur les réseaux sociaux donnent des frissons dans le dos (lire la suite de l'article après les réactions cinglantes à son égard):

Primeau était encore, il n’y a pas si longtemps, un entrepreneur et influenceur capable de surfer sur une énorme popularité auprès du public québécois. Beachclub, boissons, réseaux sociaux, apparitions publiques : il avait réussi à construire une image de gars accessible, flamboyant, proche du monde ordinaire.
Puis il a décidé d’entrer dans l’arène politique.
Et depuis, son héritage public s'est effondré. Le pauvre est visé de tous bords tous côtés (suite de l'article après les commentaires blessants à son égard):

La CAQ lui a donné une plateforme.
Mieux encore : le parti lui verse 20 000 $ pour parcourir le Québec et rencontrer des entrepreneurs dans le cadre de sa campagne. Primeau a accepté la tournée, a pris place dans la fameuse Primeau Mobile et accompagne même Christine Fréchette dans certaines activités.
Il a ensuite décidé de dire publiquement quelque chose qui a encore sali sa réputation davantage.
Il est conservateur.
Et pas simplement dans le sens vague du terme.
Primeau a expliqué qu’il aurait voulu voter pour Éric Duhaime, mais qu’il choisissait la CAQ de façon stratégique pour empêcher un référendum. Il a même écrit qu’il était « un conservateur » et que son vote devait aller à la CAQ parce qu’il ne voulait pas d’un référendum.
Cette sortie publique avait pour but de calmer les fans d'Éric Duhaime qui le traitait de traître.
Au final, il est devenu un double traître. Pour la CAQ. Pour les Conservateurs. Pour la région de Québec.
Voilà le problème.
La CAQ te paie 20 000 $ pour aller représenter son message auprès des PME et toi, tu expliques publiquement que ton véritable choix politique serait le Parti conservateur du Québec.
Ça a immédiatement créé un malaise et une honte nationale.
On pourrait même qualifié la situation de « catastrophe » et de « nuisance » pour la campagne.
Et maintenant, quelques jours plus tard, Primeau se retrouve à Québec, chez lui, comme une vedette déchue et abandonnée par le peuple.
Et les témoignages autour de lui ajoutent une couche assez malaisante.
Selon un spectateur présent au match, Primeau serait resté sur son téléphone pendant une grande partie de la soirée et aurait quitté avant la fin. Il aurait été accompagné de son cercle habituel, notamment des "has been" d'Occupation Double.

Son "petit chien de poche", tel que décrit par le témoins, est justement un ancien candidat d'Occupation double, dont nous tairons le nom pour ne pas l'enfoncer davantage.
Même les anciens candidats d'OD se sont fait traiter de tous les noms selon les témoins présents.
Imaginez la chute.
Un gars qui, il y a quelques semaines, pouvait se présenter comme une personnalité rassembleuse et populaire.
Maintenant, il apparaît sur un écran à Québec et se fait insulter par près de 20 000 personnes.
Ouch.
Le véritable problème pour Primeau n’est peut-être même pas cette soirée.
C’est ce qu’elle représente.
Son passage en politique lui a fait perdre une partie du contrôle qu’il avait sur son image. Lorsqu’il était entrepreneur et influenceur, les gens pouvaient l’aimer ou ne pas l’aimer pour ses affaires, ses produits, son personnage ou ses prises de position.
Maintenant, il est associé à la pire perdante de l'histoire du Québec (Fréchette).
Et surtout, il est associé à une formation qui le paie 20 000 $, alors qu’il affirme publiquement que son inclination politique véritable va ailleurs.
Au final, la CAQ ne va élire... aucun député...
La pire défaite de l'histoire sera à jamais liée à Olivier Primeau.
Ce dernier affirmait avoir « carte blanche » dans sa tournée.
Mais le public, lui aussi, a carte blanche.
Et samedi soir, au Centre Vidéotron, une partie de ce public a utilisé sa liberté pour lui faire comprendre qu’il était méprisé par une région au grand complet.
Et ça, pour un gars qui avait bâti une partie de sa popularité sur sa capacité à être aimé du public, c’est le moment le plus humiliant de toute sa vie.
