Comportement douteux: Arber Xhekaj veut se sortir de Montréal
Arber Xhekaj et Martin St-Louis. Instagram, TVA Sports

Comportement douteux: Arber Xhekaj veut se sortir de Montréal

David Garel
Le 2026-10-09

Arber Xhekaj nous niaise?

Le Shérif a décidé de manquer deux entraînements optionnels consécutifs du Canadien de Montréal.

Deux fois de suite, le défenseur a choisi de ne pas sauter sur la glace pendant que plusieurs de ses coéquipiers, eux, continuaient de travailler.

Et parmi les 12 joueurs qui ont décidé de faire des heures supplémentaires, on retrouve Cole Caufield, Juraj Slafkovsky et Lane Hutson. Des superstars qui ont déjà une place bien définie dans l’organisation. Pendant ce temps, le Shérif, lui, reste à l’écart.

Les joueurs présents ce matin: Kapanen, Slafkovsky, Evans, Struble, Engström, Hutson, Carrier, Matheson, Guhle, Caufield, Dach et Texier

Arber, tu es un sixième ou un septième défenseur. Tu ne peux pas te comporter comme si ton poste était garanti!

C’est ça, le problème. Xhekaj n’est pas Lane Hutson. Il n’est pas un défenseur autour duquel Martin St-Louis construit son jeu. Sa place dans la formation est loin d’être assurée et le Canadien possède déjà des solutions de rechange qui poussent derrière lui.

Jayden Struble était sur la glace, tout comme Adam Engström. Les deux ont profité des entraînements optionnels pour continuer à travailler, alors que Xhekaj a décidé de faire l’impasse sur les deux dernières séances.

Imaginez le message qu’il envoie à Martin St-Louis.

Déjà que le coach méprise le Shérif au plus haut point, imaginez aujourd’hui!

Engström a même décidé de travailler sur son jeu après avoir disputé un match la veille, alors que Xhekaj n’a même pas l’excuse d’avoir joué hier.

Quand ton entraîneur hésite déjà à te donner davantage de responsabilités, tu dois lui fournir toutes les raisons possibles de te garder dans la formation. Tu dois être irréprochable dans ton attitude. Et là, Xhekaj nous prouve qu’il n’a aucunement une mentalité de gagnant.

Manquer deux entraînements optionnels quand tu es un plombier comme Xhekaj constitue une faute professionnelle.

Le Canadien n’a même pas besoin de chercher très loin pour trouver des défenseurs qui veulent prendre sa place. Struble et Engström travaillent, eux. Si Xhekaj leur donne une ouverture, pourquoi Martin St-Louis se priverait-il de les utiliser?

Le défenseur devrait également être conscient que son nom circule dans les rumeurs de transaction. Les Flyers de Philadelphie ont de nouveau été associés à son dossier cette semaine, et l’intérêt du DG Daniel Brière pour le défenseur du Canadien remonte à plusieurs mois.

Le nom de Xhekaj a aussi circulé à Nashville, tout comme celui de Jayden Struble.

Dans ces circonstances, Xhekaj devrait avoir une seule obsession : rendre la décision du Canadien aussi difficile que possible.

En ce moment, il démontre un comportement tellement douteux que certains recruteurs affirment qu’il veut se sortir de Montréal volontairement?

Il ne faut pas oublier que ses négociations contractuelles avec le Canadien ont traîné jusqu’à la dernière minute avant qu’il accepte finalement un contrat honteux d’un an d’une valeur de 1,5 million de dollars.

Les discussions ont été toxiques et le défenseur n’a pas obtenu le contrat à long terme qu’il voulait. Il s’est senti humilié.

Est-ce qu’il est encore frustré par cette situation?

Est-ce qu’il commence à comprendre que Martin St-Louis ne lui accordera peut-être jamais le rôle qu’il souhaite obtenir à Montréal?

Dans tous les cas, il a compris que son avenir n’est pas à Montréal. Tout le monde sait qu’il vit sa dernière année avec le CH.

Si Xhekaj veut envoyer un message à la direction, il doit toutefois comprendre qu’une stratégie de confrontation va se retourner contre lui.

Le Canadien possède d’autres défenseurs plus talentueux que lui, capables de réclamer sa place, et une organisation n’a aucune raison de céder aux pressions d’un joueur qui n’a pas encore solidifié son statut dans la LNH.

Si le Shérif veut vraiment quitter Montréal, il est en train de brûler les ponts avant même qu’une transaction soit sur la table.

C’est bien beau de jouer les shérifs sur la glace, mais le hockey professionnel ne se résume pas aux mises en échec et aux combats. Il faut aussi travailler sur son jeu, gagner la confiance de son entraîneur et comprendre sa situation dans l’équipe.

Tu es un plombier boxeur. Rien de plus. Arrête d’agir comme une vedette.

Sur les réseaux sociaux, les partisans ne lui font pas de cadeau. Le Shérif, qui a longtemps bénéficié d’un énorme capital de sympathie à Montréal, voit maintenant sa mentalité et son attitude envoyées sous l'autobus.

Le défenseur est traité de lâche. Les partisans veulent voir un joueur qui se bat pour son poste, pas quelqu’un qui semble croire que son statut lui garantit une place dans l’alignement comme s'il était une vedette.

Le plus dangereux pour Arber Xhekaj, c’est justement qu’il commence à perdre le soutien des partisans. Parce qu’on va se le dire : sa popularité auprès des amateurs représente sa seule à Montréal.

Le Shérif fait vendre des chandails, il fait réagir et il possède une personnalité qui plaît aux partisans. Telle est la seule raison qui explique pourquoi Kent Hughes ne l'a pas transigé cet été.

Ceux qui l’ont toujours défendu commencent à se retourner contre lui, alors qu’est-ce qui lui reste? Quand tu es un défenseur de bas-étage et que ta popularité constitue ton principal atout, perdre l’amour des partisans fait mal. Et là que la corde va finir par péter.