Conflit à Brossard: Jacob Fowler voit rouge envers Samuel Montembeault

Conflit à Brossard: Jacob Fowler voit rouge envers Samuel Montembeault

David Garel
Le 2026-08-04

La guerre froide est de retour entre Jacob Fowler et le Canadien. Et cette fois, Samuel Montembeault se retrouve directement au milieu du conflit.

En avril 2025, Jacob Fowler croyait sincèrement qu’il était prêt pour la Ligue nationale.

Son entourage aussi.

Son agent, Sean Coffey, était convaincu que son client devait suivre exactement le même chemin que son autre client, Lane Hutson : signer immédiatement, brûler une année de son contrat d’entrée et débarquer sans détour dans l’organisation professionnelle.

Kent Hughes a refusé.

Pas une fois.

À plusieurs reprises.

Le directeur général a tenu son bout malgré toute la pression exercée par le clan Fowler. Il a refusé de brûler une année du contrat d’entrée de son gardien vedette, préférant lui faire signer un simple contrat d’essai professionnel avec le Rocket de Laval avant de reporter officiellement son contrat d’entrée à la saison suivante.

À l’époque, plusieurs avaient parlé d’une véritable guerre froide entre Sean Coffey et Kent Hughes.

Le même Sean Coffey qui représente aussi Lane Hutson.

Le même agent qui a ensuite vu Kent Hughes convaincre Hutson d’accepter un contrat de huit ans à un salaire tellement ridicule que plusieurs considèrent déjà comme un vol historique pour le Canadien.

Deux dossiers.

Deux fois où Hughes a imposé son rythme.

Deux fois où le clan Coffey a dû ravaler sa frustration.

Et voilà que l’histoire semble vouloir recommencer.

Parce que tout indique aujourd’hui que Jacob Fowler devra encore patienter.

Malgré tout le battage médiatique.

Malgré son immense potentiel.

Malgré ceux qui le voient déjà comme le gardien d’avenir du Canadien.

Tout pointe vers un début de saison… à Laval.

Pour un jeune gardien persuadé qu’il est prêt pour la LNH, difficile d’imaginer une plus grande claque au visage.

Surtout que cette fois, ce n’est même plus une question de développement uniquement.

C’est aussi une question de gestion d’actifs.

Kent Hughes refuse toujours de vendre Samuel Montembeault à rabais.

Depuis le début de l’été, plusieurs équipes ont réglé leurs besoins devant le filet ailleurs. Le marché de Montembeault est pratiquement inexistant et, fidèle à sa philosophie, Hughes refuse de liquider un joueur lorsque sa valeur est au plus bas.

Il l’a fait avec Kirby Dach.

Il semble prêt à faire exactement la même chose avec Montembeault.

Le plan devient donc évident.

Redonner des départs à Montembeault.

Le laisser rebondir.

Faire remonter sa valeur.

Puis attendre qu’une blessure survienne ailleurs dans la LNH avant de conclure une transaction beaucoup plus avantageuse.

Sur papier, cette stratégie est logique.

Mais pour Jacob Fowler, elle signifie probablement plusieurs mois supplémentaires dans la Ligue américaine.

Et c’est précisément ce que son entourage voulait éviter depuis le tout début.

Il faut aussi reconnaître un autre élément.

Samuel Montembeault vient tout juste de devenir père.

Kent Hughes est reconnu partout dans la LNH pour son côté humain. Il n’a jamais caché qu’il tenait compte de la réalité personnelle de ses joueurs lorsqu’il prend certaines décisions.

Tout cela rend un échange encore moins évident à très court terme.

Catastrophe pour Jacob Fowler?

Tout indique qu'il devra probablement attendre... en autobus et dans les hôtel miteux de la ligue américaine.

Encore.

Pourtant, il était est convaincu d'être un gardien à templs plein dans la LNH. Difficile de ne pas ressentir sa frustration.

On ne faisait tellement pas confiance à Samuel Montembeault qu'on a demandé à Jacob Fowler de jouer à l'auxilliaire pendant les séries.

Et là, on lui lance le message de retourner à Laval parce que Monsieur Montembeault est nuisible sur le marché des transactions?

Ridicule.

Il va sentir qu'on veut le faire pourrir à Laval.

Et cette attente risque de raviver toutes les frustrations de son arrivée ratée en 2025.

D’autant plus qu’à Brossard, plusieurs remarquent de la tension.

On voit rarement, sinon jamais, Samuel Montembeault et Jacob Fowler échanger ensemble sur la glace.

Les deux gardiens vivent pratiquement dans des univers parallèles.

Pendant que Fowler poursuit son développement avec toute l’attention qu’on lui accorde comme gardien du futur, Montembeault tente simplement de sauver son poste… et peut-être sa carrière à Montréal.

Le malaise est difficile à ignorer.

Au final, Kent Hughes agit probablement comme il l’a toujours fait : avec patience, méthode et une vision à long terme.

Mais cette patience a un prix.

Et celui qui risque de le payer en premier s’appelle Jacob Fowler. Normal que le jeune gardien voit rouge envers Samuel Montembeault.

Pour un gardien persuadé d’être prêt pour la LNH, l’orgueil finit inévitablement par être mis à rude épreuve.

Le conflit sportif ne s'est jamais vraiment terminée.

Elle a simplement changé de chapitre.