Tristes révélations à Montréal: c'est la fin pour Éric Raymond

Tristes révélations à Montréal: c'est la fin pour Éric Raymond

David Garel
Le 2026-08-04

Éric Raymond est en train de voir sa carrière dans la LNH s’effondrer sous ses yeux.

Pendant des années, le Québécois était reconnu comme un entraîneur des gardiens exigeant, pour ne pas dire beaucoup trop autoritaire.

Certains parlaient même d’un perfectionniste incapable de faire des compromis. Dans le hockey d’autrefois, cette réputation était perçue comme une qualité.

Pas en 2026,

Il aimait imposer, confronter, déstabiliser. Il voulait que les gardiens se sentent à sa merci et utilisaient des moments humiliants à la Babcock selon ce qui circule.

Ce qui ressort des témoignages qui ont circulé au fil des mois, c’est l’image d’un entraîneur à l'approche où la confrontation occupait une grande place, où l’on exigeait énormément des gardiens et où la critique servait souvent de principal levier de progression.

Le cas de Samuel Montembeault illustre bien à quel point la destruction psychologique faisait partie du plan de Raymond.

Après un mauvais départ, il avait parfois l’impression de chercher son jeu pendant plusieurs rencontres. Lorsqu’un gardien commence à douter, chaque erreur prend des proportions énormes.

Le gardien est tellement faible émotionnellement dans sa tête et Raymond en profitait pour l'enfoncer.

Des commentaires méchants sur sa "shape" et sur son choke mental étaient légion courante.

Raymond lui répétait qu'il le trouvait nonchalant, qu’il ne serait jamais un vrai gardien numéro un dans la LNH, tout ça pour l'enrager et le motiver. Mais cela a fait le contraire.

Raymon était tellement toxique qu'il oubliait l'être humain en face.

Il voulait contrôler l'esprit de son gardien, que ce dernier soit à sa merci et dans le cas de Montembeault, cela l'a détruit.

Ce jeu psychologique lève le coeur.

Montembeault était blême comme un drap quand il sorait des séances vidéo ou des pratiques dignes d'un camp militaire.

Il était vidé devant les médias, toujours en bégayant, toujours en regardant par terre.

Plusieurs spécialistes du poste répètent qu’à ce niveau, l’aspect mental est presque aussi important que la technique. Si un entraîneur ne réussit plus à redonner rapidement confiance à son gardien, toute la mécanique finit par s’effondrer.

Aujourd’hui?

Elle risque de lui coûter sa carrière.

Depuis son départ, tout ce qui se passe devant le filet du Canadien semble malheureusement jouer contre lui.

Le cas le plus frappant demeure celui de Jakub Dobeš.

À partir du moment où Marco Marciano a pris les commandes, le jeune gardien a complètement changé de visage. Il n’est plus ce gardien constamment en réaction, qui survivait grâce à ses réflexes. Il joue avec beaucoup plus de calme, beaucoup plus de structure et beaucoup plus de confiance.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes.

Le problème venait-il davantage du gardien… ou de la méthode?

Voilà la question qui poursuit maintenant Éric Raymond.

Et comme si ce n’était pas suffisant, voilà que Jake Allen est venu ajouter une autre couche au dossier.

Pendant longtemps, plusieurs soupçonnaient que tous les gardiens ne partageaient pas la philosophie d’Éric Raymond.

Aujourd’hui, on sait qu’Allen ne faisait pas partie de ses admirateurs.

Le journaliste Stu Cowan a révélé que le vétéran n’était pas un grand partisan de son ancien entraîneur des gardiens, confirmant ainsi une réputation qui circulait déjà discrètement dans plusieurs cercles de hockey.

Un entraîneur « old school ».

Très rigide.

Très autoritaire.

Peu enclin à adapter son approche selon la personnalité du gardien devant lui.

Pour un vétéran comme Jake Allen, habitué à sa propre routine et à sa propre préparation mentale, cette façon de faire ne passait tout simplement pas.

Et lorsque cette confidence s’ajoute à la renaissance de Dobeš depuis l’arrivée de Marciano, le portrait devient extrêmement difficile pour Raymond.

Parce qu’en 2026, entraîner un gardien ne consiste plus seulement à corriger une technique.

Il faut comprendre le mental.

Construire la confiance.

Adapter son discours.

Chaque gardien réagit différemment.

Les méthodes uniques pour tout le monde appartiennent de plus en plus au passé.

C’est précisément ce qui semble aujourd’hui être reproché à Raymond.

Plusieurs personnes autour du hockey continuent de le décrire comme un entraîneur extrêmement compétent sur le plan technique.

Mais la LNH moderne demande beaucoup plus qu’une expertise technique.

Elle exige une intelligence humaine.

Une capacité d’écoute.

Une communication adaptée à chacun.

Et c’est là que sa réputation semble aujourd’hui lui coller à la peau.

Le plus cruel dans toute cette histoire, c’est que les résultats du Canadien deviennent pratiquement un procès public de son travail.

Chaque bon match de Dobeš.

Chaque éloge adressé à Marco Marciano.

Chaque commentaire positif provenant des gardiens…

Tout cela ramène automatiquement le nom d’Éric Raymond dans la conversation.

Dans la LNH, les réputations voyagent extrêmement vite.

Les directeurs généraux parlent entre eux.

Les entraîneurs aussi.

Les agents encore davantage.

Lorsqu’un entraîneur commence à être associé à des méthodes jugées dépassées, les occasions se font rares.

Très rares.

Aujourd’hui, il devient donc légitime de se demander si Éric Raymond retrouvera un poste derrière un banc de la Ligue nationale.

Ce ne sera pas impossible.

Mais ce sera immensément difficile.

Parce que le hockey moderne ne récompense plus uniquement les entraîneurs capables d’enseigner la technique.

Il récompense ceux qui savent aussi gérer l’humain.

Et en ce moment, tout ce qui sort de Montréal donne malheureusement l’impression qu’Éric Raymond traîne exactement la réputation contraire.

Pour un entraîneur qui a consacré sa vie au développement des gardiens, difficile d’imaginer une conclusion plus douloureuse.