Congédiement à Los Angeles: Luc Robitaille est dans l’eau chaude

Congédiement à Los Angeles: Luc Robitaille est dans l’eau chaude

Par David Garel le 2026-04-28

Luc Robitaille a détruit les Kings de Los Angeles.

On en parle pas d'une organisation qui vieillit doucement.

On parle d'une formation qui s’effondre lentement en refusant de regarder la réalité en face.

Au-delà des beaux discours, des sourires en conférence de presse et des vieux souvenirs glorieux de 2012 et 2014, tout le monde dans la LNH voit la même chose aujourd’hui : cette équipe-là s’en va droit dans le mur.

Et le plus honteux dans tout ça?

C’est que Luc Robitaille a peut-être lui-même accéléré la catastrophe en trahissant celui qui représentait probablement sa meilleure chance de moderniser l’organisation : Marc Bergevin.

Une équipe vieille. Lente. Épuisée.

Le problème des Kings n’est même plus caché.

Tout le monde le voit.

Le noyau principal est usé :

Anze Kopitar a 38 ans.

Drew Doughty en a 36.

Darcy Kuemper en a 34.

Corey Perry a 40 ans.

Joel Armia a dépassé la trentaine.

Brian Dumoulin aussi.

Cody Ceci aussi.

Et malgré ça, la direction a continué d’empiler les vétérans comme si on était encore en 2014.

Le plafond salarial des Kings de Los Angeles commence déjà à ressembler à une catastrophe annoncée. Le symbole parfait de cet aveuglement, c’est le dossier Artemi Panarin. Les Kings ont sacrifié leur meilleur espoir, Liam Greentree, pour aller chercher Panarin, avant de lui offrir une prolongation de deux ans à 11 millions de dollars par saison.

Panarin aura 35 ans au début de cette entente. Et il n'a rien pu changer au destin des Kings.

Une équipe éliminée encore une fois rapidement, balayée de façon honteuse.

Une attaque incapable de produire.

Cinq buts en quatre matchs contre l’Avalanche du Colorado.

Pour une équipe supposément construite pour gagner.

Ken Holland a aggravé le problème

Quand Ken Holland est arrivé à Los Angeles, il aurait pu reconnaître l’évidence :

La fenêtre était fermée.

Mais non.

Au lieu d’amorcer une transition intelligente, il a ajouté encore plus de vétérans à un groupe déjà vieux.

Cody Ceci : 4 ans, 4.5 M$ par saison

Brian Dumoulin : 3 ans, 4 M$ par saison

Corey Perry a été échangé après avoir signé pour 2 M$ et une saison... de trop...

Du patchage.

Le genre de gestion qui donne l’impression qu’on essaie de repousser une catastrophe inévitable plutôt que de bâtir quelque chose de durable.

Et le pire coup de tous est peut-être arrivé ensuite.

Le contrat délirant d’Adrian Kempe

Oui, Adrian Kempe est un bon joueur.

Mais un contrat de 85 millions sur huit ans?

Pour un ailier qui n’a jamais dépassé 75 points?

C’est ridicule.

Et surtout, ça démontre une vision complètement aveugle de la réalité.

Quand ce contrat va commencer, Kempe aura 30 ans.

Kopitar est retraité;

Doughty sera probablement parti lui aussi;

Kevin Fiala ralentira;

Et la relève sera presque inexistante.

Parce que c’est ça, le vrai drame à Los Angeles.

La relève est médiocre.

Une reconstruction ratée depuis des années

Les erreurs se sont accumulées bien avant Holland.

Sous Rob Blake, les Kings ont brûlé des actifs majeurs :

Brock Faber sacrifié;

des choix de premier tour échangés;

des joueurs de location acquis trop tôt; et surtout, le désastre Alex Turcotte, choisi cinquième au total dans une cuvée exceptionnelle.

Aujourd’hui, à part :

Quinton Byfield et Brandt Clarke, il n’y a pratiquement aucun jeune joueur capable de transformer cette équipe.

Et même Byfield n’a toujours pas explosé offensivement, alors Clarke n'a jamais su répondre aux attentes.

Luc Robitaille a choisi le passé

Et c’est là qu’entre le vrai sujet.

Parce que plusieurs dans la LNH étaient convaincus que Marc Bergevin allait éventuellement prendre les commandes hockey des Kings.

Il était déjà dans l’organisation.

Il connaissait le groupe.

Il avait accepté de travailler dans l’ombre.

Il avait refusé d’autres opportunités.

Tout pointait vers lui.

Jusqu’à ce que Luc Robitaille décide autrement.

Une dette personnelle avant le mérite

La relation entre Robitaille et Holland remonte à 2001.

C’est Holland qui avait offert à Robitaille sa dernière vraie chance avec les Red Wings de Detroit. Il lui a donné une Coupe Stanley.

Cette dette-là n’a jamais disparu.

Quand Holland est devenu disponible, Robitaille n’a pas réfléchi hockey.

Il a réfléchi émotion.

Et Marc Bergevin a payé le prix.

Le plus cruel dans tout ça?

C’est que Bergevin aurait probablement amené exactement ce que les Kings n’ont plus :

de l’intensité;

de l’agressivité;

des transactions majeures;

du courage organisationnel.

Parce qu’on peut reprocher beaucoup de choses à Bergevin à Montréal, mais jamais d’être passif.

Pendant ce temps, Los Angeles est devenu une équipe figée.

Vieille.

Lourde.

Sans imagination.

Et la LNH commence sérieusement à rire de cette stratégie de “rester compétitif” avec un noyau en fin de vie.

Pendant que Robitaille l'a poussé vers la sortie, Bergevin file le pafait bonheur.

Il pourrait gagner une Coupe Stanley en tant qu'adjoint à Buffalo... alors que son nom circule à Vancouver pour le poste de DG.

Parce que malgré son silence médiatique et son départ difficile de Montréal, plusieurs dirigeants continuent de croire qu’il peut encore diriger une équipe.

Et pendant ce temps, à Los Angeles?

On regarde un club lentement mourir.

Le futur des Kings fait peur

Les Kings vont ’être horribles pendant longtemps.

Cette catastrophe était visible d’avance.

Mais Robitaille a préféré écouter ses émotions plutôt que la logique hockey.

Une trahison qui pourrait coûter une décennie

En choisissant Holland au lieu de Bergevin, Luc Robitaille n’a peut-être pas seulement trahi un ami.

Il a peut-être condamné son organisation à une décennie de médiocrité...