Contrat de 10 millions de dollars à Montréal: Kent Hughes sans pitié envers Anthony Mantha

Contrat de 10 millions de dollars à Montréal: Kent Hughes sans pitié envers Anthony Mantha

David Garel
Le 2026-07-10

Anthony Mantha frappe un mur… et Kent Hughes attend son heure.

Rarement le marché des joueurs autonomes aura changé aussi rapidement pour un joueur de la réputation d’Anthony Mantha.

Lorsque l’ouverture du marché approchait, le clan de l’attaquant québécois était convaincu qu’une excellente saison de 33 buts et 64 points avec les Penguins de Pittsburgh lui ouvrirait toutes les portes.

L’objectif était clair : décrocher un contrat de quatre ans, évalué entre cinq et six millions de dollars par saison. À leurs yeux, cette production offensive faisait de lui l’un des meilleurs ailiers disponibles sur le marché.

La réalité a été beaucoup plus froide.

Les équipes de la LNH ne regardent pas seulement la dernière saison. Elles regardent l’ensemble du dossier. Et dans celui de Mantha, plusieurs dirigeants voient surtout un joueur dont la carrière a constamment été ralentie par les blessures et l’inconstance.

Oui, il vient de connaître une excellente campagne offensive avec 33 buts et 64 points dans l'uniforme des Penguins.

Mais avant cela, il n’avait disputé que 13 matchs en 2024-2025 avec les Flames de Calgary, récoltant seulement sept points.

Tout sa carrière a aussi été marquée par de sérieux problèmes physiques. Encore avant, son passage à Detroit et à Washington avait été ponctué de longues absences et de périodes où il disparaissait complètement offensivement.

Même ses séries éliminatoires n’ont rien fait pour rassurer les directeurs généraux. (une maigre passe en 6 matchs).

Malgré les attentes, Mantha est pratiquement devenu invisible lorsque le niveau de jeu a augmenté. Son rendement offensif s’est complètement effondré au pire moment de l’année, ce qui a renforcé un doute déjà bien installé chez plusieurs organisations : peut-on vraiment investir quatre ans et plus de vingt millions de dollars sur un joueur aussi difficile à projeter?

Il avait peur de son ombre en séries contre les Flyers malgré son gros gabarit.

Voilà pourquoi Anthony Mantha est toujours sans contrat.

Selon nos informations, le véritable problème n’est plus le salaire annuel. C’est la durée de l’entente. Les équipes hésitent énormément à lui offrir quatre saisons garanties. Elles craignent qu’une nouvelle blessure ou une baisse de rendement transforme rapidement ce contrat en lourd boulet sur la masse salariale.

Et c’est là que le Canadien de Montréal entre dans le portrait.

Selon ce qui circule, Kent Hughes aurait bel et bien démontré de l’intérêt envers le joueur de Longueuil. Pas au prix demandé par son entourage, toutefois.

La proposition montréalaise serait beaucoup plus prudente.

On parle d’un contrat de deux saisons, évalué autour de cinq millions de dollars par année, soit un engagement total d’environ dix millions de dollars.

Autrement dit, le Canadien est prêt à payer.

Mais il refuse de s’attacher à long terme.

Cette approche cadre parfaitement avec la philosophie de Kent Hughes depuis son arrivée à Montréal. Il n’a jamais voulu distribuer de longues ententes à des joueurs de plus de 30 ans, particulièrement lorsqu’ils présentent un historique médical aussi chargé.

Le message est simple.

Tu veux venir à Montréal?

Voici notre offre.

Deux ans.

Pas quatre.

Le problème, c’est que le clan Mantha continue d’espérer qu’une autre organisation finira par céder et lui offrira le contrat qu’il recherche depuis le début de l’été.

Mais plus les jours avancent, plus cette possibilité semble s’éloigner.

Le marché parle.

Et le marché envoie un message très clair.

Une saison de 33 buts ne suffit pas à faire oublier plusieurs années d’irrégularité.

Le Canadien, lui, peut se permettre d’attendre.

Kent Hughes n’a aucune urgence. Son espace sous le plafond salarial lui donne une marge de manœuvre, mais il refuse de négocier contre lui-même. Si Anthony Mantha réalise finalement qu’aucune équipe ne lui offrira quatre ans, l’offre montréalaise pourrait rapidement redevenir la meilleure sur la table.

Il y a aussi un aspect personnel qui mérite d’être souligné.

Anthony Mantha n’a plus besoin de courir après chaque dollar.

Au cours de sa carrière, il a déjà amassé près de 38 millions de dollars américains en salaires. Son contrat de quatre ans à 22,8 millions signé avec Detroit, après ses deux ans à 6,6 M$, ajouté à ses ententes d’un an à Calgary (3,5 M$) et à Pittsburgh (2,5 M$), lui a permis d’assurer son avenir financier.

La question devient donc différente.

Préfère-t-il continuer à attendre un contrat qui ne viendra peut-être jamais?

Ou préfère-t-il accepter deux saisons à Montréal, près de chez lui, dans une équipe en pleine ascension, avec l’occasion de jouer un rôle offensif important aux côtés d’un jeune noyau extrêmement prometteur?

Le Canadien peut lui offrir exactement ce qu’il recherche sur la glace.

Du temps de jeu avec Ivan Demidov.

Une place dans le top-6.

Des minutes en avantage numérique.

La possibilité de relancer complètement sa valeur avant de retourner sur le marché à 33 ans.

Pour Kent Hughes, le risque demeure limité.

Deux saisons passent vite.

Si Mantha produit, tout le monde est gagnant.

S’il ne répond pas aux attentes, l’organisation n’est pas prisonnière d’un contrat de quatre ou cinq ans.

C’est exactement le genre de transaction calculée que le directeur général affectionne.

Le clan Mantha voulait contrôler le marché.

Aujourd’hui, c’est plutôt le marché qui contrôle le clan Mantha.

Et plus le téléphone demeure silencieux, plus l’offre de deux ans du Canadien risque de devenir difficile à refuser.

La balle est maintenant dans le camp d’Anthony Mantha.

S’il veut vraiment porter l’uniforme bleu-blanc-rouge, la réponse semble déjà écrite.

Ce ne sera pas à ses conditions.

Ce sera à celles de Kent Hughes.