Coup dur pour le fils de Martin St-Louis : difficile à encaisser

Coup dur pour le fils de Martin St-Louis : difficile à encaisser

André Soueidan
Le 2026-08-19

Le camp des recrues du Phoenix de Sherbrooke vient à peine de commencer… et déjà, Mason Saint-Louis doit regarder ses coéquipiers poursuivre leur préparation sans lui.

Pour un jeune de 18 ans qui tente de se tailler une place dans une nouvelle organisation, le timing ne pouvait pas être beaucoup plus frustrant.

Mason Saint-Louis s’est blessé samedi, lors du match hors-concours du Phoenix contre les Tigres de Victoriaville.

Il n’a joué qu’une période avant de devoir quitter la rencontre.

Le Phoenix a confirmé qu’il devait encore passer certains tests et qu’il ne serait pas en mesure de participer au début du camp principal.

Ce n’est évidemment pas la fin de son histoire à Sherbrooke. Mais le moment choisi pour cette blessure complique sérieusement les choses.

Le camp des recrues représente justement la période où les jeunes doivent profiter de chaque présence sur la glace pour montrer ce qu’ils peuvent apporter.

Mason arrivait à Sherbrooke avec une véritable occasion devant lui, après avoir connu une excellente saison avec Brunswick School au Connecticut, où il a récolté 41 points en 33 matchs.

Le Phoenix avait pris un risque en le sélectionnant au repêchage, sans avoir la garantie qu’il viendrait réellement jouer en Estrie.

Aujourd’hui, le scénario commence à se préciser. Mason pourrait passer la saison 2026-2027 avec le Phoenix avant de prendre ensuite le chemin de Dartmouth College.

Mais avant de penser à la suite, il doit d’abord revenir en santé.

Gilles Bouchard, l’entraîneur-chef et directeur général du Phoenix, a expliqué que la blessure était survenue lors d’un changement de direction rapide.

Il a aussi pris le temps de souligner ce que l’organisation avait apprécié chez le jeune attaquant durant le peu de temps où elle avait pu l’observer en situation de match.

Son sens du hockey, sa vision, son maniement de bâton et son niveau de compétition ont retenu l’attention.

C’est justement ce qui rend la situation frustrante.

Mason venait d’entrer dans une période où chaque entraînement et chaque match pouvait l’aider à gagner du terrain dans une formation qui sera particulièrement difficile à percer.

Le Phoenix parle déjà d’un camp principal très congestionné.

Pas moins de 37 joueurs, incluant trois joueurs blessés, doivent se retrouver sous la loupe de l’organisation pour déterminer qui méritera une place lorsque la saison commencera.

Dans une telle situation, manquer le début du camp principal n’aide personne.

Mason devra donc patienter pendant que ses coéquipiers poursuivront leur bataille pour gagner une place.

Et forcément, toute cette histoire prend une dimension particulière lorsqu’on regarde le nom inscrit derrière son chandail.

Saint-Louis.

Au Québec, ce nom ne laisse personne indifférent.

Mason est le fils de Martin St-Louis, l'entraîneur-chef du Canadien de Montréal.

Son arrivée à Sherbrooke avait déjà attiré énormément d’attention avant même qu’il dispute son premier match. Maintenant, une blessure vient ajouter une inquiétude supplémentaire autour de son parcours.

Pour Martin, la situation doit certainement être particulière à regarder.

Pas comme entraîneur du Canadien.

Comme père.

Son fils est à seulement quelques heures de Montréal et tente de bâtir sa propre carrière dans le hockey.

Si Mason s’établit véritablement en Estrie pour la prochaine saison, les deux pourraient enfin se retrouver beaucoup plus près l’un de l’autre pendant une longue période.

Cette possibilité représente un changement important pour une famille qui a vécu plusieurs années avec la distance entre Montréal et le Connecticut.

Martin avait d’ailleurs expliqué l’an dernier à quel point cette séparation était difficile pour sa famille et avait indiqué que sa femme devait pouvoir le suivre au Québec pour la saison 2026-2027.

Tout semblait donc enfin converger vers une nouvelle réalité familiale.

Mason à Sherbrooke.

Martin à Montréal.

Une distance beaucoup plus raisonnable.

Puis cette blessure arrive, au pire moment du calendrier sportif.

Il faut évidemment éviter d’en faire plus que ce que l’on sait. Le Phoenix n’a pas annoncé la gravité exacte de la blessure et Mason doit encore passer des tests.

Pour l’instant, la seule certitude est qu’il ne commencera pas le camp principal avec ses coéquipiers.

Le reste viendra.

Et c’est probablement ce que Martin St-Louis surveillera de beaucoup plus près que n’importe quelle décision prise derrière son propre banc.

Car cette fois, ce n’est pas son entraîneur qui attend une réponse.

C’est son père qui attend de savoir si son fils pourra rapidement reprendre le chemin de la glace.

À suivre…