Le marché des transactions ne dort jamais.
Et quand un nom comme Jordan Kyrou recommence à circuler, les téléphones chauffent.
Cette fois, ce n’est pas une rumeur vague sortie d’un forum obscur.
C’est Mike Rupp, sur le balado DFO Rundown, qui a relancé le feu.
Selon lui, s’il y a une équipe capable de bouger en pleine saison pour Kyrou, ce sont les Islanders.
Et surtout : ils auraient une pièce prête à faire mal.
Cole Eiserman.
Pas un joueur de profondeur.
Pas un choix tardif.
Un joyau.
Et là, soudainement, ce n’est plus seulement une course au talent. C’est une course à l’orgueil.
Parce que le Canadien de Montréal est lié à Jordan Kyrou depuis l’été dernier.
Kent Hughes s’est informé.
Le dossier n’a jamais complètement disparu.
Le CH cherche encore une arme offensive capable d’élever son top-6.
Et voilà que Mathieu Darche entre dans la danse.
Ce n’est pas un détail.
Darche connaît parfaitement le marché montréalais.
Il sait comment fonctionne Kent Hughes.
Et il sait surtout qu’après le dossier Noah Dobson, l’équilibre de pouvoir entre les deux organisations est fragile.
Rappelons-nous.
Les Islanders ont perdu Dobson.
Montréal a payé cher.
16e et 17e choix envolés.
Beaucoup de critiques.
Beaucoup de grogne.
Puis arrive le repêchage.
Le Canadien met la main sur Alexander Zharovsky au 34e rang, un joueur qui, jusqu’ici, ressemble au vol du repêchage.
Pendant ce temps, les Islanders n’ont pas réussi à sécuriser un talent de ce calibre.
Ça laisse des traces.
Et maintenant, le dossier Kyrou vient réveiller cette rivalité silencieuse.
Selon Rupp, les Islanders auraient Cole Eiserman comme pièce maîtresse potentielle dans un package.
On parle d’un marqueur naturel, d’un prospect à très haute valeur offensive.
Sacrifier un tel joueur, c’est envoyer un message clair : on veut accélérer.
Mais c’est aussi un pari dangereux.
Kyrou traîne un contrat de 8,125 millions par année jusqu’en 2031.
Talent élite, oui. Production inconstante, parfois. Clause de non-échange. Complexité salariale. Rien de simple.
Alors pourquoi les Islanders seraient prêts à brûler leur joyau?
Parce que c’est une question d’ego autant que de hockey.
Parce que laisser Kent Hughes gagner encore un duel stratégique serait difficile à avaler.
Parce que Patrick Roy est derrière le banc.
Et Roy, on le sait, ne recule pas devant les décisions audacieuses.
Un Kyrou dans l’alignement des Islanders, c’est un électrochoc offensif immédiat.
C’est un joueur capable de transformer un match en une présence.
Mais si le prix, c’est Eiserman, la question devient brutale : sacrifies-tu ton futur pour bloquer Montréal?
Car soyons clairs.
Si les Islanders s’avancent officiellement avec Eiserman dans la discussion, le prix grimpe.
Montréal devra réagir. Monter l’enchère.
Ajouter une pièce. Peut-être sacrifier plus qu’il ne voulait.
Voilà où la course à l’orgueil prend tout son sens.
Kent Hughes n’est pas impulsif.
Depuis son arrivée, la patience stratégique est la ligne directrice.
Pas de mouvement pour le simple plaisir de gagner un headline. Pas de panique.
Mais perdre Kyrou au profit d’une équipe dirigée par Mathieu Darche et Patrick Roy?
Ce serait une claque symbolique.
Et dans la LNH, les symboles comptent.
Ce dossier dépasse Kyrou.
Il touche la perception.
La rivalité émergente.
La capacité d’un DG à imposer son tempo.
Sacrifier Eiserman serait un signal : on mise sur le présent, coûte que coûte.
Mais attention.
Les partisans des Islanders ne sont pas aveugles.
Échanger un tel espoir pour un ailier coûteux peut devenir un fardeau si Kyrou ne transforme pas immédiatement la trajectoire du club.
Du côté montréalais, le dilemme est différent.
Kyrou comblerait un besoin.
Il ajouterait de la vitesse.
Il donnerait une arme secondaire derrière Suzuki.
Mais à quel prix?
Hughes vient à peine de stabiliser son noyau. Le vestiaire progresse. Les jeunes prennent leur place. Tout mouvement majeur doit cadrer avec la vision long terme.
Et c’est là que la tension devient fascinante.
Deux philosophies.
Deux trajectoires.
Un même joueur.
Si Darche est réellement prêt à brûler Cole Eiserman, ce n’est pas qu’une manœuvre hockey. C’est un geste politique. Une déclaration.
La balle est maintenant dans le camp de Kent Hughes.
Rester fidèle à sa ligne.
Ou entrer dans la bataille.
Parce qu’au final, cette course ne concerne pas seulement Jordan Kyrou.
Elle concerne qui dictera le marché.
Et qui acceptera de perdre la face.
À suivre
