Maxim Lapierre saut un plomb en direct.
Sur les ondes de TVA Sports, l’ancienne peste du CH a littéralement explosé en parlant de John Tortorella. Et même si son analyse de fond était excellente, il y avait quelque chose de presque surréaliste dans sa réaction tellement il semblait personnellement insulté par le comportement de l’entraîneur des Golden Knights de Vegas.
« Honnêtement, il se prend pour qui lui man? Sérieux? »
La question a résonné dans le studio. (voir la vidéo plus loin dans l'article)
Avec Tortorella, il y a toujours quelque chose. Une controverse. Une confrontation. Une guerre avec les médias. Une sortie inutile. Une conférence de presse où il répond à peine. Une autre où il quitte rapidement. Comme si tout le monde autour de lui était un problème.
Alors que les Golden Knights tentaient de survivre à la remontée des Hurricanes de la Caroline, Tortorella a décidé de contester un but refusé à Ivan Barbashev. Une décision extrêmement risquée dans les circonstances. La contestation a échoué. Résultat : punition pour Vegas. Quelques instants plus tard, Jordan Staal donnait les devants aux Hurricanes.
Une décision qui pourrait encore hanter les Golden Knights si la série tourne mal.
Mais au-delà de la contestation, c’est surtout l’attitude générale de Tortorella qui a fait sauter une coche à Lapierre.
Après avoir été mis à l'amende pour 100 000 dollars et un choix de 2e ronde avoir refusé de parler aux médias suite à leur qualification en finale d’association, voilà maintenant qu’il se retrouve encore au centre d’une autre controverse.
Tortorella a tout simplement refusé de répondre aux questions et est pari de la salle de presse après une minute.
Lapierre a vraiment vu rouge:
« C’est la Ligue nationale de hockey. Tout le monde paye pour regarder ça. »
« T’as des partisans. C’est quoi ton show que tu donnes? »
« Moi, ça m’énerve, man. »
« Vous avez aucune idée comment ça m’énerve man. »
On a rarement vu Maxime Lapierre aussi frustré en ondes. Au point où il a complètement laissé tomber le ton habituellement plus contrôlé d’un analyste de télévision pour parler comme s’il était en pleine discussion avec des amis autour d’une table.
À plusieurs reprises, le mot « man » est sorti spontanément dans son intervention, signe évident qu’il ne récitait pas une analyse préparée, mais qu’il réagissait avec ses tripes.
Normalement, à la télévision, les analystes choisissent leurs mots avec beaucoup plus de prudence. Lapierre, lui, semblait tellement exaspéré par l’attitude de John Tortorella qu’il a momentanément abandonné le langage policé du studio pour adopter celui d’un partisan en colère.
Ça ne veut pas dire que tout le monde appréciera la forme, mais une chose est certaine : on voyait clairement qu’il avait atteint son point de rupture et que sa frustration était parfaitement authentique.
« Un peu de respect. »
« Il y a tout le temps quelque chose avec lui. »
« Tu parles pas aux journalistes, là. Tu parles aux partisans. »
« Il y a des millions de personnes qui te regardent. »
« C’est un manque de respect énorme pour la Ligue nationale de hockey. »
« Tu alimentes une série. Il manque la finale de la Coupe Stanley. »
« Ce que tu dis va être repris aussi. »
« Tu es payé des millions dans la vie. »
« Le monde, c’est leur échappatoire de regarder le hockey. »
« Ils ont juste hâte d’entendre le coach. »
« Sérieusement, je vais peser mes mots, mais tu sais très bien ce que je pense de lui. »
« Le pire, c’est quand il va perdre sa job, il va revenir dans les médias. »
Ouch. Lappy a raison.
Quand un entraîneur agit comme si tout cela était une nuisance, il finit par manquer de respect à bien plus qu’un simple groupe de journalistes.
À ses yeux, il ne s’agit plus seulement d’une question de hockey.
Il s’agit d’un minimum de respect envers les partisans, envers le produit que la ligue tente de vendre et envers les gens qui consacrent leur temps à suivre ce sport.
On a tout compris... man...
