« Si tu n'es pas congédié cet été  » : Kent Hughes dans tous ses états

« Si tu n'es pas congédié cet été  » : Kent Hughes dans tous ses états

David Garel
Le 2026-06-05

Kent Hughes voit rouge.

Le DG serait dans tous ses états. Au point de menacer l'un de ses homologues verbalement.

Pendant des mois, le directeur général des Canadiens de Montréal a travaillé dans l’ombre pour tenter de mettre la main sur Matthew Knies. Un joueur jeune, puissant, capable de transformer complètement le top-6 offensif du club et de grandir avec Ivan Demidov, Nick Suzuki, Cole Caufield et Juraj Slafkovsky.

Et voilà qu’aujourd’hui, toute l’histoire éclate au grand jour.

Selon les informations qui circulent depuis quelques jours, la transaction était complétée entre Montréal et Toronto à la date limite des échanges.

Alexander Zharovsky, deux choix de 1re ronde (2026-2027) et un espoir de premier plan qui n'était pas David Reinbacher ou Michael Hage (Bryce Pickford selon nos infos).

Le problème? Les documents sont arrivés après l’heure limite.

Une minute... en retard...

Soixante secondes.

C’est tout ce qui a séparé Kent Hughes de l’une des plus grosses transactions de son mandat.

Selon le journaliste Jonah Siegel du Toronto Star, la frustration du directeur général montréalais aurait été immense à la suite du fiasco administratif. Au point où Hughes aurait lancé à Brad Treliving une phrase qui continue de faire réagir dans les coulisses de la LNH :

“Si tu n'es pas congédié cet été, tu dois honorer cette transaction.”

Le simple fait que cette histoire circule démontre à quel point la situation aurait dégénéré après 15 h. C,est bel et bien l'ancien DG des Maple Leafs, Brad Treliving qui aurait soumis les papiers de la transaction une minute en retard.

La menace de Kent Hughes envers Brad Treliving sont horribles verbalement lorsqu’on la replace dans son contexte.

À ce moment, tout le monde savait que Treliving allait être congédié.

Lorsque Hughes alancé : “Si tu n’es pas congédié cet été, tu dois honorer cette transaction”, plusieurs y voient beaucoup plus qu’une simple frustration.

C’était une façon de rappeler à Treliving qu’il risquait la honte d'être limogé en laissant derrière lui l’un des plus gros fiascos administratifs de sa carrière.

Hughes savait que l’avenir de son homologue était au fond du trou.

Et au moment où il venait potentiellement de perdre Matthew Knies à cause d’un document soumis à 15 h 01 au lieu de 15 h 00, il a choisi de frapper exactement là où ça faisait mal.

Cruel, mais du point de vue des Canadiens, le sentiment doit être terrible.

Non seulement le club croyait mettre la main sur Matthew Knies, mais quelques mois plus tard, le prix paraît encore plus intéressant qu’à l’époque.

Les choix de première ronde impliqués valent moins aujourd’hui après le parcours éliminatoire des Canadiens de Montréal. (28e en 2026 et qui sait en 2027)

Montréal se retrouve aujourd’hui dans une position extrêmement inconfortable. Avec plein de regrets, mais aussi avec une situation publique synonyme de malaise.

Toute la planète hockey connaît maintenant l’existence de cette tentative de transaction.

Toute la planète hockey sait que Kent Hughes voulait Knies, mais pire encore: tout le monde sait que le DG du CH a menacé Brad Treliving tellement il était en furie.

Pire encore, le nouveau DG des Maple Leafs, John Chayka, a déjà dit au CH d'oublier cette transaction.

John Chayka n’a aucune obligation morale envers une entente négociée par l’ancien régime.

Pour lui, Matthew Knies est devenu complètement intouchable.

La colère, elon plusieurs sources autour du dossier, n’aurait toujours pas disparu chez Kent Hughes.

Perdre une transaction est déjà difficile.

Perdre un joueur vedette à cause d’une minute de retard est une blessure qui peut prendre des années à cicatriser.

Cela valait-il la peine de menacer verbalement son homologue?

La rage peut parfois faire les choses les plus inacceptables à l'être humain.

Même à un "homme saint" comme Kent Hughes.