Dany Dubé brise le suspense : pour lui, le ménage à trois est terminé… et Jakub Dobeš en paiera le prix
Sa sortie dans Le Journal de Montréal, est sans pitié.
Dans une analyse centrée sur l’avenir radieux du Canadien, Dubé a laissé tomber une bombe qui fait mal : selon lui, le ménage à trois ne peut plus durer, et le gardien sacrifié sera Jakub Dobeš.
Pas “peut-être”.
Pas “probablement”.
Il écrit noir sur blanc :
« Le ménage à trois ne peut pas durer. Le Canadien devra prendre une décision rapidement et renvoyer l’un des trois gardiens à Laval. Malheureusement pour lui, Jakub Dobeš sera le joueur sacrifié. »
Après Vincent Damphousse, qui avait confirmé le futur renvoi de Dobes à Laval sur les ondes de l'Antichambre, c’est la deuxième fois qu’un analyste majeur le dit ainsi.
Et le contexte rend cette déclaration encore plus lourde.
Dany Dubé n’a pas simplement identifié le “perdant” du ménage à trois.
Il a défini la nouvelle hiérarchie.
Parce qu’en parallèle, il affirme que Samuel Montembeault “a retrouvé la forme”, et surtout que le CH “a besoin de lui”, avec un taux d’arrêt de .917 à ses trois derniers départs.
Et pendant qu’il réhabilite Montembeault, il consacre totalement Jacob Fowler, devenu le choix logique, naturel, presque inévitable de l’organisation.
Fowler est jeune, stable, mentalement blindé, et ses performances ont changé le plan du CH en profondeur.
Le message de Kent Hughes cette semaine n’a fait que confirmer l’impression générale : Fowler n’est plus un invité dans le débat. Il est devenu un pilier.
Il a obtenu les gros matchs.
Il a résisté à la tempête.
Il joue ce soir contre Detroit pour un duel crucial de classement.
On ne confie pas un match qui peut propulser le CH au premier rang de la conférence de l’Est à un gardien “en essai”.
Dobeš, lui, a un seul départ depuis le 21 décembre, une performance difficile en Caroline, et aucune fenêtre immédiate pour jouer.
Et dans tout ce cauchemar, il faut avoir l’honnêteté de regarder ce que vit réellement Jakub Dobeš. Le jeune gardien n’a pas seulement perdu sa place dans la hiérarchie : il a été publiquement ébranlé, moqué, décortiqué comme rarement un gardien du CH l’a été à ses débuts.
Les blagues de Maxim Lapierre sur son « casque de bain », les insinuations qu’il « nage » devant son filet, les analyses de Maxime Talbot qui affirme qu'il fait l'ange dans la neige, les moqueries sur son style « instable », les réseaux sociaux qui tournent en dérision chacune de ses sorties, et même les images de ses larmes après une défaite, tout cela forme une pression écrasante pour un gardien de 22 ans.
On oublie que derrière la technique et les chiffres, il y a un être humain qui se fait déchirer publiquement semaine après semaine.
Dans ce contexte, un retour à Laval peut devenir plus qu’une rétrogradation : ce peut être une bouée, une respiration, un endroit où la tempête médiatique ne l’atteint plus, où il peut renouer avec ses repères sans se sentir jugé à chaque tir.
Pour la première fois, l’idée d’un “break” semble presque salutaire, un moyen de sauver la suite de sa carrière avant qu’elle ne bascule complètement.
Et surtout :
Dobeš est exempté du ballottage.
Dans un marché où plusieurs équipes (New York, Caroline, Utah, Ottawa) cherchent désespérément un gardien, la valeur de Dobeš sur le marché des transactions devient stratégique.
Autant l'envoyer à Laval au lieu de le faire sécher sur la galerie de presse.
Dany Dubé a fait ce que Damphousse avait commencé 48 heures plus tôt : il a rendu visible une décision déjà prise derrière les murs du Centre Bell.
Quand les deux analystes les plus respectés de TVA Sports, proches de l’organisation, avancent la même conclusion…
Ce n’est plus une hypothèse.
C’est un protocole de sortie.
La page est tournée
Le ménage à trois n’était qu’une parenthèse.
Un outil improvisé pour survivre à la chute de Montembeault et à la montée fulgurante de Fowler.
Mais les performances ont parlé.
La transition est terminée. La hiérarchie est fixée. La machine est lancée.
Bye Bye Dobes.
