Le malaise est réel à Montréal. Et il commence à devenir difficile à justifier.
Parce qu’on ne parle pas d’un joueur en difficulté, ni d’un jeune qu’on protège après une mauvaise séquence. On parle de Jakub Dobeš, première étoile de la semaine dans toute la LNH. Trois victoires. Quatre buts accordés sur plus de cent tirs. Un taux d’efficacité de ,962.
Dobes a été nommé première étoile de la semaine dans la LNH! ⭐
— Canadiens Montréal (@CanadiensMTL) March 30, 2026
Dobes has been named the NHL’s first star of the week!#GoHabsGo pic.twitter.com/vPD7WT7DxH
Des performances dominantes contre des équipes de haut niveau, dont les Hurricanes de la Caroline à deux reprises. C’est lui, en ce moment, qui tient les Canadiens de Montréal dans la course.
Et pourtant, silence radio.
Encore une fois, après une performance majeure, les journalistes n’ont pas pu lui parler. Rien. Aucune disponibilité. Aucune explication claire. Dans un marché où le gardien gagnant est presque toujours envoyé devant les micros, ça ne passe plus.
Oui, on comprend le contexte. Dobeš est émotif. Il est spontané. Il a déjà fait jaser. Quand il a affirmé qu’il n’avait jamais parlé à Martin St-Louis de sa vie, ça avait créé un malaise.
Quand il a évoqué des propos “inacceptables” des joueurs adveres lors d’un match contre les Islanders sans préciser, ça a mis tout le monde sous les projecteurs, y compris ses coéquipiers.
dobeš on the chirping during the game vs the the isles: “there was something that one player said on the other team that probably shouldn’t be said. i just told the referees, ‘please be careful, this stuff doesn’t belong to the game.’ and i told him, ‘hey, don’t act like that.’” pic.twitter.com/37uHIEhLuT
— ¹⁴ eliza (@suzukicult) March 23, 2026
Il parle avec son cœur, sans filtre. Et dans une organisation qui veut contrôler le message, ça dérange.
Sans oublier la fois où il a pleuré toutes les larmes de son corps.
À VOIR: Jakub Dobes était très émotif après la défaite des siens hier soir.
— TVA Sports (@TVASports) November 7, 2025
Voyez le point de presse complet ainsi que la réaction de St-Louis et de ses coéquipiers, ici ➡️ https://t.co/WqJKFoNusJ pic.twitter.com/mu5WIkdz1k
Mais à un moment donné, il faut trouver l’équilibre.
Parce que ce qu’on voit en ce moment, ça ressemble de plus en plus à de la surprotection… ou pire, à une forme de censure inutile. On cache le joueur le plus en vue de l’équipe. Celui que tout le monde veut entendre. Celui qui fait gagner.
Et là, la question devient inévitable : jusqu’à quand?
Parce que s’il est encore tenu à l’écart des médias demain, après avoir été nommé première étoile de la semaine, ça va faire du bruit. Un vrai. Les journalistes vont poser des questions. Les partisans aussi. Et avec raison.
Tu ne peux pas, dans un marché comme Montréal, empêcher le visage du moment de s’exprimer indéfiniment. Surtout pas quand il livre ce genre de performances. Surtout pas quand il devient central dans ton succès.
Dobeš dérange peut-être par sa façon d’être. Mais c’est aussi ça qui le rend unique. C’est ça que les gens veulent voir. C’est ça qui crée un lien.
Et en ce moment, on est en train de couper ce lien-là au moment précis où il devrait être renforcé.
Sur la glace, il prend toute la place.
Mais autour… on essaie encore de le faire taire.
Et ça, à Montréal, ça finit toujours par exploser.
