Départ pour Edmonton: Samuel Montembeault connaît bientôt son sort

Départ pour Edmonton: Samuel Montembeault connaît bientôt son sort

David Garel
Le 2026-06-16

Samuel Montembeault à Edmonton?

Ça chauffe sérieusement.

D’abord, Pierre LeBrun a identifié les Oilers comme une destination logique pour le gardien du Canadien. depuis deux mois.

Maintenant, Maxime Truman rapporte lui aussi qu’il existe un intérêt réel de la part d’Edmonton.

Quand deux sources aussi bien branchées arrivent essentiellement à la même conclusion, il devient difficile d’ignorer le bruit qui entoure le dossier.

Et ce bruit ne cesse d’augmenter.

La réalité est simple : le parcours de Samuel Montembeault à Montréal approche de sa fin.

Jakub Dobeš a pris énormément de place dans l’organisation au cours de la dernière année et des séries au point de devenir le numéro un.

Jacob Fowler représente l’avenir devant le filet.

À partir du moment où Fowler est devenu intouchable et où Dobeš s’est imposé dans le portrait à long terme, Montembeault est devenu le candidat naturel à un départ.

Surtout qu'il est rendu la 3e roue indésirable.

Le problème, c’est sa valeur.

Pendant plusieurs années, une partie des partisans a présenté Montembeault comme un gardien numéro un établi.

Aujourd'hui, il est vu comme un moins que rien.

On parle d’un gardien de 29 ans (30 ans en octobre) qui entre dans la dernière année de son contrat, d’un joueur acquis gratuitement au ballottage et surtout d’un athlète qui n’a jamais disputé une saison dominante du début à la fin.

Sans oublier son mental digne des plus faibles.

Son contrat de 3,15 millions de dollars constitue un avantage, surtout pour les Oilers qui ont le couteau sous la gorge.

Une équipe qui l’acquiert devra rapidement décider si elle lui offre une prolongation ou si elle accepte le risque de le perdre un an plus tard.

Voilà pourquoi Kent Hughes ne doit pas s’attendre à recevoir un choix de première ronde ou un jeune joueur majeur en retour.

Le retour risque d’être ridicule.

Un choix de milieu de repêchage.

Un espoir secondaire.

Ou encore un joueur de soutien capable d’aider immédiatement l’équipe.

Par contre, Edmonton possède très peu d’actifs disponibles. Les Oilers sont coincés contre le plafond salarial depuis des années. Leur banque d’espoirs est inexistante et leurs choix de repêchage ont souvent été sacrifiés dans des transactions visant à soutenir Connor McDavid et Leon Draisaitl.

Dans un tel environnement, le Canadien pourrait être forcé d’accepter de paratiquement donner le pauvre Sam.

Edmonton n’est toutefois pas seul dans ce dossier.

Le Mammoth de l’Utah surveille activement le marché des gardiens, alors que l'organisation cherche toujours davantage de stabilité devant le filet.

À Pittsburgh, les Penguins continuent de préparer l’arrivée éventuelle de Sergei Murashov. Un vétéran capable d’absorber des matchs pendant cette transition demeure une nécessité, surtout que Stuart Skinner va tetser le marché des joueurs autonomes.

Trois équipes.

Trois organisations qui cherchent essentiellement la même chose : un gardien expérimenté, abordable et capable d’entrer immédiatement dans un alignement de la LNH.

La question demeure donc la même.

Qui sera prêt à payer le plus?

Car même si plusieurs formations démontrent de l’intérêt, personne ne considère Montembeault comme la pièce manquante vers la Coupe Stanley.

Il représente une solution.

Pas une vedette.

C’est probablement l’élément le plus important dans toute cette histoire.

Depuis quelques semaines, plusieurs partisans discutent du départ de Montembeault comme si le Canadien s’apprêtait à toucher le gros lot.

La réalité risque d’être beaucoup moins spectaculaire.

Le véritable gain pour Kent Hughes pourrait plutôt être ailleurs.

Libérer complètement la voie pour Dobeš et Fowler.

Et surtout ne plus avoir le malaise de la pitié à endurer autour du gardien.

Kent Hughes veut permettre à Montembeault d’obtenir un nouveau départ dans une organisation qui lui permettra de relancer sa carrière.

Mais le DG ne veut pas le donner gratuitement.

Par contre, il ne faut pas se voiler la face. Lorsqu’un gardien devient le troisième homme dans la hiérarchie de son équipe, le débat pas de savoir s’il sera échangé ou contre qui.

Le débat consiste plutôt à déterminer quand la transaction sera annoncée afin de ne plus vivre le malaise de voir sa face de chien battu.

Et à ce niveau, Edmonton apparaît aujourd’hui comme le candidat le plus sérieux. Les Oilers sont désespérés avec leur passoire Tristan Jarry.

À Kent Hughes de profiter de leur panique.