Destruction d’un artiste: Sophie Durocher démolit Loud pour sa chanson sur les Olympiques

Destruction d’un artiste: Sophie Durocher démolit Loud pour sa chanson sur les Olympiques

Par David Garel le 2026-05-06

Rarement a-t-on vu une journaliste détruire un article québécois avec autant de haine.

Le 50e anniversaire des Jeux olympiques de Montréal devait être un moment de fierté collective pour le Québec. Une occasion de célébrer un événement historique, de raviver l’émotion de 1976 et de redonner un peu de prestige à un Stade olympique de Montréal devenu au fil du temps un symbole de dépassements de coûts, de rénovations éternelles et de frustrations politiques.

Mais au lieu de créer un élan de nostalgie, les célébrations viennent de déclencher une immense controverse après que Sophie Durocher ait complètement détruit la chanson officielle de Loud.

Et elle ne l’a pas détruite à moitié.

« Une HONTE pour ceux qui se sont battus pour le français à Montréal. »

C’est avec cette phrase que Sophie Durocher a lancé sa charge contre la chanson créée pour souligner les 50 ans des Jeux olympiques de Montréal.

Dès les premières secondes du vidéoclip, elle décroche complètement quand Loud chante, sur des images de René Lévesque :

« Là où faire les affaires dans les deux langues, c’est un instinct. »

Pour elle, cette phrase honteuse résume tout ce qui ne va plus à Montréal.

Elle tourne immédiatement le tout en ridicule en demandant si Michael Rousseau, le PDG d'Air Canada fier de ne pas parler français, n'avait pas commandité la chanson.

Et plus elle avance dans les "lyrics", plus elle semble complètement découragée.

“But I just can’t wait d’être back chez nous.”

“No place like home.”

“The city never dies.”

“Frequent flyer, ticket buyer.”

Pour Sophie Durocher, ce n’est plus un hommage à Montréal. C’est un symbole honteux de l’anglais qui s’infiltre partout dans une ville qui était supposée représenter le cœur du français en Amérique du Nord. Elle énumère les mots anglais presque avec dégoût, comme si elle exposait les preuves d’un abandon culturel.

Elle va même encore plus loin en disant que Loud ose pratiquement détourner le célèbre « Je me souviens » québécois avec son refrain « Je me souviens d’où je viens », alors qu’à ses yeux, la chanson démontre exactement le contraire.

Sophie Durocher rappelle que Montréal est officiellement une ville de langue française dans sa charte municipale et elle accuse carrément la chanson d’effacer cette réalité-là au profit d’un Montréal “cool”, bilingue et mondialisé qui ne ressemble plus au combat historique mené pour protéger le français.

Elle souligne aussi que Loud est né en 1988, bien après les Jeux olympiques de 1976, et elle affirme que s’il “se souvenait vraiment d’où il vient”, il comprendrait le sacrifice des générations précédentes qui ont dû se battre pour imposer le français dans l’espace public montréalais.

Sophie Durocher n’a pas seulement attaqué les paroles. Elle a aussi ridiculisé l’image globale de la chanson, particulièrement les lignes comme « Où on se park entre les cônes pis on spark des cônes » ou encore « C’est pour ça qu’on party outside même à -35 ».

Pour elle, cette accumulation de franglais donne l’impression que Montréal est devenue incapable de s’exprimer sans mélanger constamment l’anglais au français.

Elle dit même que la seule chose qui manque au vidéoclip, c’est un gros « Bonjour Hi » pour compléter ce qu’elle considère comme une caricature du déclin du français à Montréal.

Et quand Loud chante : « La flamme a jamais flicker depuis 76 », là elle explose carrément.

Parce qu’à ses yeux, utiliser le mot “flicker” pour parler de la survie du français au Québec, c’est presque grotesque. Elle affirme même que Camille Laurin, René Lévesque et Pauline Julien doivent se retourner dans leur tombe.

Et ce qui rend la controverse encore plus énorme, c’est le contexte autour du Stade olympique.

Parce qu’au moment même où cette chanson sort, le public québécois est déjà épuisé du dossier du stade. Encore des rénovations. Encore des centaines de millions de dollars. Encore des travaux gigantesques pour tenter de sauver un bâtiment qui représente déjà l’un des plus grands gouffres financiers de l’histoire du Québec.

Les dernières informations de Jérémy Filosa montrent que Québec s’apprête encore à injecter une immense somme pour rénover l’intérieur du stade : sièges, coursives, loges, concessions alimentaires, salles de bain, nouvelle expérience client, nouvelle section au niveau 100 développée avec Populous. Toujours plus de travaux. Toujours plus d’argent.

Et malgré tout ça, il n’y a même plus vraiment d’espoir réaliste d’avoir une équipe permanente du baseball majeur là-bas.

C’est ça qui alimente la colère populaire.

Parce que plusieurs Québécois regardent le Stade olympique aujourd’hui et voient un monument qui coûte une fortune sans jamais vraiment régler ses problèmes. Et quand la chanson officielle des célébrations semble elle aussi déconnectée d’une partie de la population, tout explose en même temps.

Aux yeux de Sophie Durocher, cette chanson représente exactement ce que le Stade olympique est devenu : un symbole immense qui ne ressemble plus à ce qu’il était supposé être.

Voilà pourquoi sa réaction est aussi violente.