Du cauchemar au rêve pour Jonathan Drouin : une vie de luxe payée en Europe

Du cauchemar au rêve pour Jonathan Drouin : une vie de luxe payée en Europe

André Soueidan
Le 2026-08-16
lnh jonathan drouin

Jonathan Drouin attend toujours.

À cette période de l’été, aucune équipe de la LNH n’a encore officialisé son prochain contrat et chaque journée qui passe rend son avenir un peu plus difficile à prévoir.

Pourtant, une autre porte commence à prendre de l’importance… et elle pourrait mener à une vie complètement différente.

L’Europe.

Le Québecois de 31 ans demeure parmi les joueurs autonomes disponibles, pendant que le marché nord-américain se resserre.

Plusieurs formations ont déjà complété leur magasinage, certaines n’ont plus beaucoup d’espace sous le plafond salarial et les postes disponibles deviennent de plus en plus rares.

Dans ce genre de situation, les joueurs qui attendent encore doivent commencer à regarder toutes les options.

Drouin est évidemment dans cette catégorie.

Son histoire dans la LNH est connue.

Troisième choix au total en 2013, il devait devenir une vedette avec le Canadien.

Son passage à Montréal a été marqué par des moments de génie, mais aussi par des périodes particulièrement difficiles.

Colorado lui a permis de relancer sa carrière pendant un certain temps, puis l’aventure avec les Islanders et Patrick Roy n’a pas produit la renaissance espérée.

Plus récemment, Saint-Louis lui a offert une autre occasion avant de racheter la dernière année de son contrat de quatre millions de dollars.

Depuis, silence radio.

Aucune annonce. Aucun nouveau chandail. Aucun contrat qui permet de savoir où Drouin commencera la prochaine saison.

Pendant ce temps, un joueur comme Jeff Skinner vient de montrer à quel point le marché peut devenir impitoyable pour les vétérans qui cherchent encore une place.

Skinner, qui compte 379 buts et 1110 matchs dans la LNH, a choisi de poursuivre sa carrière en Suisse après avoir été incapable de trouver une nouvelle entente dans la LNH.

Pour Drouin, ce développement est difficile à ignorer.

Si un joueur possédant une telle feuille de route accepte de traverser l’Atlantique, l’Europe n’a plus vraiment l’image d’une destination réservée aux joueurs qui n’ont plus rien à offrir.

Elle peut devenir une véritable option de carrière.

Et pour Drouin, cette option pourrait être particulièrement intéressante.

Imaginez le scénario.

Un contrat dans une ligue européenne compétitive, un rôle offensif important et une équipe qui veut réellement utiliser ses qualités avec la rondelle.

Drouin ne serait plus constamment comparé au troisième choix de 2013. Il ne serait plus obligé de convaincre chaque nouveau directeur général qu’il peut encore devenir le joueur que Montréal attendait autrefois.

Il pourrait simplement jouer.

Le volet financier risque également de rendre cette possibilité beaucoup plus séduisante qu’on pourrait le croire.

Dans certaines destinations européennes, les contrats peuvent comprendre un appartement fourni et une voiture, en plus du salaire. Les conditions de vie offertes aux joueurs étrangers peuvent être particulièrement avantageuses.

Autrement dit, Drouin pourrait toucher un salaire intéressant tout en ayant une grande partie de ses dépenses quotidiennes prises en charge.

Après avoir passé des années dans un environnement où chaque match était scruté, analysé et commenté, la perspective d’arriver dans une nouvelle ville où personne ne l’attend au coin de la rue pour lui demander pourquoi il n’a pas marqué pourrait aussi avoir une valeur immense.

C’est probablement l’aspect le plus intéressant de cette histoire.

Pour un joueur qui a connu autant de pression depuis son adolescence, l’Europe pourrait représenter quelque chose que la LNH ne peut plus nécessairement lui garantir : de la stabilité.

Une nouvelle ville, une nouvelle équipe, un rôle clair et un environnement où le hockey redeviendrait simplement une partie de la vie plutôt que le centre de toutes les discussions.

Rien ne confirme encore que Drouin prendra cette direction. Une équipe de la LNH peut toujours appeler et lui offrir une dernière chance. Le marché n’est pas complètement fermé et son talent offensif demeure réel.

Mais plus les jours passent, plus cette possibilité européenne devient difficile à écarter.

En juillet, nous écrivions que Drouin devait peut-être accepter que la LNH ne représentait plus nécessairement le meilleur choix pour la suite de sa vie. Quelques semaines plus tard, l’exemple de Skinner montre que cette réflexion n’a rien d’absurde.

Au contraire.

Peut-être que le prochain chapitre de Jonathan Drouin ne sera pas une autre tentative désespérée pour prouver qu’il appartient encore à la LNH.

Peut-être qu’il choisira un endroit où il pourra jouer un hockey respectable, être payé convenablement, vivre dans un appartement fourni, conduire une voiture fournie et profiter d’une qualité de vie que beaucoup de joueurs pourraient envier.

Après tout ce qu’il a traversé, ce ne serait peut-être pas une défaite.

Ce serait peut-être enfin une victoire différente.

À suivre…