Le secret le moins bien gardé à Montréal est simple : Kent Hughes cherche un centre.
Et pas seulement un joueur capable de prendre quelques mises au jeu.
Le Canadien a besoin d’un véritable centre de deuxième trio, capable de jouer dans les deux sens, de prendre des responsabilités en avantage numérique, de soulager Nick Suzuki et de donner à Martin St-Louis une option crédible derrière son capitaine.
C’est exactement pour cette raison que le nom de Ryan O’Reilly a continué de revenir sans cesse.
Et selon les informations rapportées par Pierre LeBrun, Montréal aurait bel et bien manifesté de l’intérêt auprès des Predators.
Le problème?
Nashville ne veut pas faire de cadeau.
Le prix demandé serait suffisamment élevé pour expliquer pourquoi le dossier n’a pas avancé : un choix de première ronde et un espoir de premier plan.
Et là, tout s’écroule.
Car Ryan O’Reilly est exactement le joueur dont le Canadien aurait besoin… mais il n’est pas le joueur pour lequel Kent Hughes va sacrifier l’avenir de son organisation.
Il serait facile de regarder l’âge d’O’Reilly et de conclure qu’il est rendu au bout de la route.
Ce serait une erreur.
À 35 ans, O’Reilly vient de connaître une excellente saison à Nashville avec 25 buts et 49 passes pour 74 points en 81 rencontres. Il a également remporté 55,1 % de ses mises au jeu et a joué plus de 20 minutes par match.
Il ne s’agit donc pas simplement d’un vétéran qu’on voudrait ajouter pour son leadership.
Il produit encore.
Et il produit suffisamment pour devenir une véritable solution au centre.
O’Reilly a également déjà démontré qu’il pouvait être un joueur extrêmement important dans une équipe championne. Il a remporté la Coupe Stanley avec les Blues de St. Louis en 2019 et avait alors remporté le trophée Conn-Smythe.
Son expérience serait évidemment extrêmement précieuse à Montréal.
Imaginez O’Reilly avec Ivan Demidov.
Un vétéran intelligent, responsable défensivement, capable de récupérer des rondelles et de créer de l’espace pour un jeune joueur offensif aussi dynamique que Demidov.
Ce serait extrêmement intéressant.
O’Reilly pourrait également donner à Martin St-Louis une présence beaucoup plus fiable sur le jeu de puissance et dans les situations difficiles.
Bref, sur le papier, c’est presque trop parfait.
Et c’est justement le problème.
Les Predators ne sont pas obligés de vendre.
Ils savent qu’un centre expérimenté capable de produire 74 points attire l’attention.
Ils savent aussi qu’O’Reilly possède encore une année de contrat à 4,5 millions de dollars.
C’est une valeur extrêmement intéressante pour une équipe qui veut gagner immédiatement.
Selon Pierre LeBrun, le prix est énorme.
Un choix de première ronde et Uun espoir de catégorie A en plus.
Kent Hughes ne veut rien savoir.
Montréal a précisément bâti sa reconstruction en refusant de brûler ses meilleurs actifs pour des solutions temporaires.
Et regardez les noms que Nashville pourrait demander.
David Reinbacher?
Impossible.
Michael Hage?
Oubliez-ça.
Alexander Zharovsky?
Zéro possibilité, alors que le Russe sera sacrifié pour Kirill Marchenko seulement.
Jacob Fowler?
Pas question.
Adam Engström?
Possible. Mais avec un choix de première ronde dans une transaction pour un joueur de 35 ans? Non, non et non.
Si Montréal était à une pièce de gagner la Coupe Stanley, Hughes pourrait se permettre de payer.
Si le Canadien était une équipe vieillissante avec une fenêtre de deux ans, même chose.
Mais la réalité est que Kent Hughes ne se voit pas gagner la Coupe Stanley la saison prochaine.
Pour un DG qui a atteint la finale de conférence, certains vont le traitet de "pissou". Mais la réalité est qu'il prend la bonne décision.
