Le scandale a éclaté au Centre Bell.
Le vestiaire est devenu une poudrière. Une simple entrevue post-match se transforme en crise ouverte, révélant tout ce que l’organisation s’efforçait de garder caché depuis des semaines.
Jakub Dobeš, le jeune gardien en plein brouillard professionnel, a fait éclater son malaise face aux caméras.
Interrogé sur son avenir et sur la possibilité qu’il soit rétrogradé à Laval, Dobeš a figé. Il a hésité. Puis il a laissé sortir ce que personne dans le CH ne voulait entendre en ondes.
D’abord, il a avoué qu’il ne comprenait absolument rien à la situation dans laquelle il est plongé :
« Je ne sais pas. J’ai gagné il y a deux semaines et je n’ai pas joué. Alors j’ai encore gagné ce soir… merci. Honnêtement, je ne sais pas. Je n’ai aucune réponse, parce que je ne sais rien de ce qui se passe. »
Une phrase. Et tout a basculé.
Parce que dans un marché comme Montréal, un joueur qui dit qu’il ne sait rien signale un malaise profond entre lui et son organisation.
Le journaliste a voulu clarifier : est-ce qu’il parle aux dirigeants? Est-il tenu au courant de quoi que ce soit?
Dobeš a secoué la tête.
« Non. Je ne parle pas du tout à la direction. J’ai parlé à Marty pour la première fois de ma vie aujourd’hui ("first time ever") Je ne peux pas dire ce qui a été dit… mais je ne comprends pas. »
Un gardien du Canadien, rappelé, trimballé, lancé dans la gueule du loup, avoue qu’il n’avait jamais parlé à l’entraîneur-chef avant ce match. Une déclaration lourde, vertigineuse, qui expose un manque de communication hallucinant dans un ménage à trois déjà chaotique.
Puis, les émotions ont commencé à remonter. Il s’est repris, mais son ton trahissait une détresse évidente:
« Je voudrais vous dire que je comprends… mais je ne comprends rien de tout ça. J’essaie seulement d’être là pour mes coéquipiers, de jouer pour mes fans incroyables. C’est tout ce que j’ai vraiment : ces deux choses-là. »
À ce moment-là, le malaise était devenu tellement énorme que Chantal Machabée a dû intervenir, coupant l’entrevue avant que la situation ne dégénère. Le regard de Dobeš se perdait, ses mots dérapaient vers une forme de confession involontaire.
Voici l'entrevue la plus inconfortable de l'année:
Dans les coulisses du Centre Bell, plusieurs journalistes ont admis n’avoir jamais vu un joueur du Canadien aussi vulnérable en direct.
Mais il restait encore une bombe.
Un journaliste lui a demandé comment il avait abordé la troisième période, sachant que son avenir était peut-être en jeu.
Dobeš a répondu, la voix tendue :
« Tout ce que je sais, c’est que j’ai tout laissé sur la glace. Absolument tout. Je me suis dit en troisième période : si c’est… je ne sais pas ce qui va arriver demain, alors je vais tout donner et avancer. C’était ça, ma mentalité. »
Une phrase terrible. Celle d’un gardien qui sait que son destin lui échappe.
Puis il a répété, presque comme un appel au secours :
« Depuis le junior, j’ai appris à gagner. C’est ce que je fais : j’essaie toujours de gagner. Et on verra demain. »
Mais le moment le plus violent, le plus révélateur, est survenu lorsqu’on lui a demandé s’il savait s’il serait envoyé à Laval.
Dobeš a souri nerveusement, puis a murmuré :
« Je ne sais pas. Je ne sais vraiment pas. »
Silence. Malaise. Fin abrupte de l’entrevue.
Si les propos ébranlés de Jakub Dobeš avaient déjà plongé le Centre Bell dans un malaise glacial, la conférence de presse de Martin St-Louis est venue transformer cette tension en véritable fracture publique.
Un journaliste, voulant obtenir la réaction de l’entraîneur sur l’état émotionnel de son gardien, a repris exactement la question qui avait déstabilisé Dobeš quelques minutes plus tôt.
" Jakub Dobeš nous a dit que s'il était rétrogradé à Laval, il ne comprendrait pas parce qu'il a les meilleures statistiques (en terme de victoires)" dit le journaliste à St-Louis.
À peine la phrase terminée, St-Louis a durci les traits et a laissé tomber, visiblement contrarié :
« Oui… ce n’est pas une très bonne question après un match. »
Un message direct aux journalistes, mais surtout un écran de fumée évitant d’aborder le fond du problème : l’aveu public de Dobeš qu’il ne sait rien, qu’il ne parle pas au management, qu’il vient de parler à Marty pour la première fois de sa vie, et qu’il joue désormais dans une confusion totale.
Plutôt que de rassurer, plutôt que d’assumer la responsabilité d’un ménage à trois devenu toxique, St-Louis a choisi de détourner le regard et de pointer du doigt celui qui avait posé la question. Ce moment, lourd et coupant, n’a pas calmé la tempête : il l’a confirmée.
Voici l'extrait vidéo qui donne froid dans le dos:
Pour plusieurs observateurs, cette réaction n’a fait qu’aggraver la perception que le ménage à trois est devenu incontrôlable, que la communication interne est en ruines, et que Dobeš est aujourd’hui laissé dans un néant émotionnel et professionnel.
Après ce qu’on a vu et entendu ce soir, il n’y a plus aucun doute.
Le ménage à trois est mort.
Il a implosé devant les caméras.
Et le premier joueur victime de cette stratégie bancale se nomme Jakub Dobeš.
Tout Montréal était persuadé qu’il allait être rétrogradé. Même ses propres réactions laissent croire qu’il s’y attendait. Mais son entrevue vient de créer un point de non-retour.
Jamais, dans l’ère moderne du CH, un joueur n’a exposé avec une telle transparence :
Son absence totale de communication avec l’organisation, son malaise face à son avenir, sa solitude émotionnelle, sa peur des décisions à venir.
Ce n’est plus une crise sportive.
C’est une crise humaine.
