Juraj Slafkovský n’a pas oublié.
Ouch.
Sa réponse à Max Crozier risque de faire monter encore davantage la température avant le sixième match entre les Canadiens de Montréal et le Lightning de Tampa Bay.
Depuis sa mise en échec controversée au Centre Bell, Crozier était devenu l’un des nouveaux “vilains” de cette série à Montréal.
Déjà, plusieurs partisans trouvaient le contact dangereux. Mais ce qui avait vraiment fait exploser la colère, ce sont surtout ses commentaires après le match.
Le défenseur du Lightning ne s’était pas contenté de dire que la mise en échec était légale.
Il avait savouré le moment, le sourire aux lèvres, pratiquement crampé.
“J’ai réussi à bien le timer et ça faisait du bien.”
Puis il en avait rajouté :
“Il avait la tête baissée au centre de la glace. C’était assez facile à aligner.”
À Montréal, plusieurs ont trouvé ça arrogant. D’autres ont carrément parlé d’un manque total de respect envers Slafkovský, qui avait semblé ébranlé après la collision.
Les fans du CH avaient perdu patience publiquement, dénonçant le ton presque euphorique autour d’un contact impliquant potentiellement la tête d’un joueur de 22 ans.
Et pendant que Crozier paradait presque comme un héros à Tampa Bay, Slafkovský, lui, n’avait rien dit.
Jusqu’à maintenant.
Quand les journalistes lui ont demandé sa réaction aux propos du défenseur du Lightning, le Slovaque a répondu avec un calme glacial qui en dit long :
“Il a donné une bonne mise en échec. Tant mieux pour lui. Il ne joue pas beaucoup, alors peut-être que ça va lui faire jouer un peu plus.”

Ouch.
Une façon très claire de rappeler que Crozier reste un joueur de profondeur qui passe une bonne partie de son temps dans l’ombre pendant que Slafkovský, lui, porte pratiquement l’attaque du Canadien à certains moments de la série.
Mais Slafkovský ne s’est pas arrêté là.
“Faut juste l’accepter. Ça ne change rien si je me fais frapper ou non. Ce qui compte, c’est comment je reviens après. Moi, je veux juste continuer à jouer dur de la même façon.”
Aucune plainte. Aucun discours de victime. Aucun appel aux arbitres.
Seulement une réponse froide, sèche, presque méprisante.
Au lieu de tomber dans le piège émotionnel ou de crier à l’injustice, Slafkovský vient pratiquement d’envoyer le message suivant :
“Tu veux ton moment de gloire? Profite-en. Moi, je suis encore là.”
Crozier célébrait presque sa mise en échec comme le moment de sa vie. Slafkovský, lui, répond comme une vedette qui regarde un joueur de profondeur essayer de exister à travers lui.
Et dans une série déjà électrique, ces petites phrases-là deviennent rapidement des couteaux qui restent plantés dans le vestiaire adverse.
Dans ta face le plombier...
