Jon Cooper a vraiment une face à claques.
— Jean-François Codère (@jfcodere) April 20, 2026
Il fallait l’entendre, le coach du Lightning, après le match. Le ton calme, le petit sourire en coin baveux… mais le message est clair : détourner le regard de ce que les Canadiens de Montréal viennent réellement d’accomplir.
« J’ai un problème avec notre match. On a pris quatre pénalités en zone offensive. Ce n’est pas de l’agressivité… c’est de la stupidité. C’est nous qui leur avons donné une chance de gagner. »
À regarder cet extrait vidéo, on veut vraiment lui arranger le portrait tellement il est... à claquer:
Here was Jon Cooper's answer about the amount of penalties his team took tonight.
— Evan Closky (@ECloskyWTSP) April 20, 2026
"We took four offensive zone penalties. Just look at them. That was not over-aggression, that was stupidity in a lot of them." pic.twitter.com/XG8nJ74H53
Voilà.
Dans sa lecture, ce match ne se gagne pas par Montréal. Il se perd par Tampa.
Il veut enlever le crédit au CH. C'est clair comme de l'eau de roche,
Il évite de parler de Juraj Slafkovský, qui a pris le match en main avec un tour du chapeau. Ça évite de parler d’un club qui s’est fait brasser comme des enfants contre des hommes.
Ça évite surtout de reconnaître que le Canadien a trouvé des réponses dans une bagarre de rue.
Cooper pousse même plus loin :
« C’est les séries éliminatoires, pas le match numéro 62. C’est extrêmement décevant la façon dont on a joué avec ces pénalités. Si tu tues seulement 50 % de tes pénalités, tu ne survivras pas longtemps. »
Encore une fois, tout ramène à ses joueurs. À ses erreurs. À “ce qu’ils ont donné”.
Sauf que la réalité, elle est moins confortable.
Parce que quand tu regardes le match dans son ensemble, pas seulement selon l’angle qui t’arrange… les chiffres racontent une autre histoire. Les chances de marquer dangereuses, toutes situations confondues : 15 à 6 pour Montréal.
Décompte final des chances de marquer dangereuses, TOUTES SITUATIONS CONFONDUES:
— Anthony Martineau (@Antho_Martineau) April 20, 2026
CH: 15
Tampa: 6
Ça, ce n’est pas un accident. Ce n’est pas un cadeau. Ce n’est pas juste quatre pénalités mal placées.
C’est une équipe qui a généré plus. Qui a menacé plus. Qui a trouvé des solutions, même quand le momentum lui échappait après la pénalité "inventée" de Josh Anderson qui a envoyé le pauvre Charles D'Astous au pays des rêves.
Josh Anderson received a two minute charging penalty for this hit on Charle-Edouard D'Astous. Thoughts?🤔 pic.twitter.com/f97QqyjjYB
— Everything Hockey (@EHClothing) April 19, 2026
Oui, Tampa a eu ses séquences. Oui, le match a tourné vite après la pénalité de Josh Anderson (2 buts en quelques secondes). Mais à la fin, quand ça comptait vraiment, c’est Montréal qui a imposé son rythme.
Et ça, Cooper ne peut pas l’effacer avec une phrase.
Parce que ce match-là, le Lightning de Tampa Bay ne l’a pas seulement “donné”.
Les Canadiens de Montréal sont allés le chercher.
Dans la douleur. Dans le chaos. Dans une vraie bataille de séries.
Et au bout de tout ça, il y a un joueur qui a fait la différence, encore et encore, jusqu’au but en prolongation.
Le monstre Slaf.
Ce n’est pas de la chance.
Ce n’est pas un accident.
C’est une victoire méritée.
Quoiqu'en dise la face à claques.
Et au-delà de son sourire baveux, il vient de faire une énorme erreur.
Quand Jon Cooper parle de « stupidité » pour décrire les gestes de ses joueurs dès le match numéro un, il envoie tout le monde sous l’autobus publiquement.
En séries, au tout début d’une confrontation, ce genre de sortie laisse des traces.
Un vestiaire, ça fonctionne à la confiance. À la protection. À l’idée que ton coach va te défendre, même quand ça brasse. Là, le message est inversé : vous êtes... stupides...
Ce n’est jamais une bonne idée de fragiliser ton propre groupe… au moment même où l’autre est en train de se souder.
Depuis les Olympiques, Jon Cooper a une attitude de perdant. On le sent à des kilomètres...
