Dans la face de Jake Guentzel: Juraj Slafkovsky fait payer son ennemi

Dans la face de Jake Guentzel: Juraj Slafkovsky fait payer son ennemi

Par David Garel le 2026-04-19

C'était une bagarre de rue.

Et au bout de cette guerre, ce sont les Canadiens de Montréal qui se lèvent, 4 à 3 en prolongation, portés par un joueur qui a complètement pris le contrôle de la soirée : Juraj Slafkovský.

Un tour du chapeau... et le but gagnant en prolongation...

Un match sale, émotif, tendu du début à la fin, où chaque présence ressemblait à un affrontement. Et au cœur de tout ça, Slafkovský a décidé que ça allait être son moment.

Dès le départ, on a senti que ça pouvait déraper. La mise en échec de Josh Anderson...

Les pénalités, les décisions discutables des arbitres, le momentum qui bascule quand le Lightning de Tampa Bay marque sur la pénalité d'Anderson, puis en rajoute une couche avec Brandon Hagel. Le Canadien "shake". Le banc est secoué. Le match semble glisser.

Et là, quelqu’un a répondu.

Slafkovský.

Pas avec des mots. Pas avec des gestes inutiles. Avec des buts.

Il a ramené son équipe dans le match. Il a imposé sa présence. Chaque présence devenait lourde, dangereuse, incontrôlable pour Tampa. Et plus le match avançait, plus on sentait que quelque chose se préparait.

Il ne faut pas oublier ce moment.

Jake Guentzel qui décide de narguer le banc du CH et qui va rentrer en collision volontairement avec Slaf après le 2e but du Lightning.

Provoquer le monstre? Mauvais choix. Karma is a B...

Parce que ça n’a pas intimidé Slafkovský. Ça l’a réveillé.

À partir de là, il n’y avait plus de doute. Il était en mission. Il a marqué tout de suite après.

Pour en marquer un en début de 3e période:

L'intensité était maximale. Les coups pleuvaient. Les arbitres perdaient le fil par moments, les décisions font jaser, mais le Canadien a tenu, même si le Lightning a égalisé suite à une pénalité stupide de Zachary Bolduc.

Et en prolongation, le karma a frappé Guentzel l'arrogant... de plein fouet...

Ironie parfaite : la pénalité de bâton élevé de Guentzel. Celle qui ouvre la porte. Celle qui donne au Canadien l’opportunité.

Et Slafkovský ne rate pas sa chance.

Boom.

Un tour du chapeau en séries. Dans un match comme celui-là. Dans un contexte comme celui-là.

C’est plus qu’une performance. C’est une déclaration.

"Je suis un monstre qui va vous manger au petit déjeuner".

Une réponse à Tampa. Une réponse à la provocation. Une réponse à tout ce qui s’est passé dans ce match.

Et au final, c’est l’image parfaite de cette soirée : un match sale, intense, presque incontrôlable… décidé par un joueur qui a refusé de plier.

Juraj Slafkovský n’a pas juste marqué trois buts.

Il a pris le match.

Et il l’a arraché.