Un frisson a traversé le plateau… et pas juste dans le studio.
Parce que quand Stéphane Waite parle, ce n’est jamais pour rien.
Et cette fois, ce qu’il a laissé tomber en plein segment au 5 à 7 de RDS… ça dépasse la simple analyse. Ça touche à quelque chose de beaucoup plus grand. Quelque chose qui dérange.
Une comparaison.
Une comparaison qui ramène directement à 2010.
Waite n’a pas tourné autour du pot. En regardant le Canadien actuel, en analysant la façon dont cette équipe gagne, la maturité qu’elle dégage malgré son âge… il a évoqué les Blackhawks de Chicago version 2010.
Une équipe jeune. Sous-estimée. Critiquée.
Une équipe que plusieurs voyaient comme “pas prête”.
Et pourtant…
On connaît la suite.
C’est exactement ce parallèle qui a fait réagir. Parce que Waite, lui, il était là. Il a vu ces équipes-là grandir. Il sait reconnaître les signes.
Pourquoi pas les Canadiens!? 🏆 pic.twitter.com/gjsTwTYU9r
— Le 5 à 7 (@5a7RDS) April 1, 2026
Et dans son regard… le Canadien d’aujourd’hui commence à cocher beaucoup de cases.
Parce qu’il faut se rappeler du narratif des dernières semaines.
Une équipe qui accumule des points en prolongation. Une équipe qui donne beaucoup de tirs. Une équipe jeune… excitante… mais pas “faite pour les séries”.
Ce discours-là… il est en train de mourir.
Depuis le mois de mars, tout a changé.
Depuis que le filet a été confié à Dobes… depuis que la structure défensive s’est resserrée… depuis que le groupe a commencé à comprendre comment gagner autrement…
Le Canadien n’est plus le même.
Oui, ils se font parfois dominer au chapitre des tirs.
Mais ils gagnent.
Contre la Caroline.
Contre Tampa Bay.
Contre Colorado.
Contre Dallas.
Des équipes qui, normalement, exposent les failles.
Mais Montréal trouve une façon.
Fermer le jeu. Protéger une avance. Jouer intelligemment.
Comme une équipe qui apprend… vite.
Et c’est là que la comparaison de Waite devient dangereuse.
Parce qu’en 2010, les Blackhawks n’étaient pas censés être là.
Un jeune Patrick Kane.
Un jeune Jonathan Toews.
Un Dustin Byfuglien qui explosait.
Un noyau qui n’était pas encore “supposé” dominer.
Mais qui a appris… d’un coup.
Et une fois que ça a cliqué… la ligue n’a plus été la même.
Trois Coupes Stanley.
Une dynastie.
Waite ne dit pas que le Canadien est rendu là.
Pas encore.
Mais il voit quelque chose.
Et quand tu regardes ce noyau… difficile de ne pas comprendre pourquoi.
Nick Suzuki qui flirte avec les 100 points.
Cole Caufield qui menace les 50 buts.
Juraj Slafkovsky qui n’est plus un projet… mais une force physique dominante.
Une présence. Une confiance. Une emprise sur le jeu qu’on n’avait jamais vue à ce niveau.
Ajoute à ça Lane Hutson qui transporte la rondelle comme un vétéran.
Noah Beck qui s’impose tranquillement.
Ivan Demidov capable de changer un match sur une seule séquence.
Et derrière eux?
Un mélange parfait.
Des gars comme Gallagher, Josh Anderson, Jake Evans… qui connaissent la guerre.
Des jeunes qui jouent déjà comme des vétérans… Oliver Kapanen, Alex Newhook.
Et surtout… une équipe qui semble soudée.
Pas juste talentueuse.
Dangereuse.
Parce que la vraie question, elle est là.
Pas est-ce qu’ils sont bons.
Pas est-ce qu’ils peuvent battre des grosses équipes.
Ils le font déjà.
La vraie question… c’est jusqu’où ça peut aller.
Parce que ce groupe-là, contrairement à l’an dernier, a déjà goûté à une première ronde.
Ils savent ce que c’est.
Ils savent ce que ça prend.
Et ça… ça change tout.
Alors oui… peut-être que c’est encore trop tôt.
Peut-être que Waite voit trop grand.
Ou peut-être… que tout le monde est en retard.
Parce qu’en ce moment, une chose est certaine…
Il n’y a plus personne qui a envie d’affronter le Canadien de Montréal.
Et quand ce sentiment-là commence à s’installer à travers la ligue…
C’est rarement un accident.
Amen…
