Frissons à Chicago: le comportement de Connor Bedard choque la LNH

Frissons à Chicago: le comportement de Connor Bedard choque la LNH

David Garel
Le 2026-07-18

Connor Bedard a refusé de faire sauter la banque: son agent révèle enfin toute la vérité.

Wow.

Pendant quelques jours, tout le monde s’est demandé jusqu’où Connor Bedard allait pousser les Blackhawks de Chicago.

Après tout, tous les ingrédients étaient réunis pour qu’il exige le plus gros contrat de la LNH.

Il est le premier choix au total de 2023.

Il est le visage d’une concession Original Six.

Il est déjà l’un des plus grands noms du hockey mondial.

Et surtout, il détenait absolument tout le pouvoir dans les négociations.

Puis est arrivée la bombe.

L’offre hostile de 90 millions de dollars sur cinq ans déposée à Leo Carlsson, soit une moyenne de 18 millions de dollars par saison, a complètement changé le marché.

À partir de ce moment-là, plusieurs croyaient que Bedard allait immédiatement hausser ses exigences.

Pourquoi demander 15 millions lorsqu’un joueur repêché derrière lui venait d’obtenir 18 millions?

Sur papier, Bedard avait tous les arguments.

Il a été choisi avant Carlsson.

Il a récolté davantage de buts, davantage de passes et davantage de points depuis leur arrivée dans la LNH. En trois saisons, Bedard totalise 203 points contre 141 pour Carlsson.

Et pourtant…

Il n’a jamais changé sa position.

C’est son puissant agent, Don Meehan, qui est finalement sorti de son silence pour raconter les coulisses des négociations dans une entrevue accordée à The Athletic.

Selon Meehan, lorsque l’offre hostile de Carlsson est tombée, Connor Bedard a immédiatement prévenu ses représentants.

Pour lui…

Rien ne changeait.

Le jeune attaquant souhaitait respecter la position qui avait déjà été présentée aux Blackhawks.

Il ne voulait pas profiter de la nouvelle réalité économique pour arracher chaque dernier dollar possible à son équipe.

Quelle classe.

Il voulait laisser suffisamment de marge de manœuvre à Chicago pour continuer à bâtir une formation capable de gagner.

C’est un détail qui en dit énormément sur sa mentalité.

Oui, Bedard a signé un contrat colossal de cinq ans à 15 millions de dollars par saison, faisant de lui le troisième joueur le mieux payé de toute la LNH derrière Leo Carlsson et Kirill Kaprizov.

Mais il aurait pu obtenir davantage.

Selon The Athletic, si Bedard avait exigé 18 millions par saison, les Blackhawks auraient fini par céder.

Il représentait tout simplement le joueur le plus important de l’organisation.

Il possédait pratiquement tout le pouvoir dans cette négociation.

Au final, il a choisi une autre voie.

Il voulait être payé à sa juste valeur.

Mais il voulait aussi que Chicago conserve les moyens financiers nécessaires pour améliorer son équipe autour de lui.

L’autre véritable enjeu des négociations n’était d’ailleurs pas le salaire.

C’était la durée du contrat.

Les Blackhawks souhaitaient initialement une entente beaucoup plus longue.

Comme Connor McDavid, Leon Draisaitl ou Jack Eichel à leur sortie de contrat d’entrée dans la LNH.

Le clan Bedard voyait les choses autrement.

Avec un plafond salarial qui devrait continuer d’augmenter d’environ 8 % par année, selon les informations obtenues par Don Meehan, attendre devient extrêmement rentable.

Plus le plafond grimpe…

Plus les supervedettes coûtent cher.

Signer huit ans aujourd’hui pourrait donc représenter un manque à gagner énorme dans quelques saisons.

Pendant un certain temps, Bedard a même envisagé une entente encore plus courte afin de retourner encore plus rapidement sur le marché.

Kyle Davidson a finalement réussi à le convaincre de faire un compromis.

Les deux camps se sont entendus sur cinq saisons.

Un contrat qui prendra fin alors que Bedard n’aura que 26 ans.

Son prochain contrat risque d’être complètement historique.

Autre révélation importante de Meehan.

L’offre hostile n’a jamais été une option.

Même après avoir vu ce qui s’est produit avec Leo Carlsson, Connor Bedard a clairement indiqué à ses représentants qu’il ne signerait jamais une offre hostile.

Il voulait rester à Chicago.

Point final.

Selon son agent, Bedard croit profondément au projet des Blackhawks, adore ses coéquipiers et refuse même d’entendre les critiques dirigées contre l’organisation.

Meehan est allé encore plus loin.

Il affirme que Bedard est « totalement engagé » envers Chicago.

Voilà une attitude qui choque la LNH. Tout le monde pensait qu'il allait vouloir le plus contrat de l'histoire de la LNH.

Au final, il s'est comporté comme un grand homme.

Même les trois dernières saisons difficiles de l’équipe n’ont jamais ébranlé sa confiance envers le projet.

Au contraire.

Il veut faire partie de la reconstruction.

Il veut en être le visage.

Sa récente blessure à l’épaule n’a d’ailleurs eu absolument aucun impact sur les négociations.

Les médecins lui avaient laissé la possibilité d’éviter l’opération et d’essayer une période de réadaptation.

Le risque?

Perdre plusieurs semaines…

Avant de devoir finalement subir la chirurgie quand même.

Bedard a préféré écouter ses spécialistes et se faire opérer immédiatement.

Selon son agent, le chirurgien lui-même lui a confirmé par la suite qu’il avait pris la bonne décision puisque son épaule était beaucoup plus instable qu’on le croyait.

Dans une époque où plusieurs joueurs cherchent à maximiser chaque dollar disponible, Connor Bedard vient d’envoyer un message complètement différent.

Oui, il voulait un contrat gigantesque.

Oui, il voulait être reconnu parmi les plus grandes vedettes de la LNH.

Mais il ne voulait pas gagner une négociation au détriment de son équipe.

Il aurait pu profiter de l’effet Leo Carlsson.

Il ne l’a pas fait.

Et c’est probablement ce qui impressionne le plus dans toute cette histoire.

La classe de Bedard nous donne des frissons dans le dos.