Cole Caufield est devenu l’un des visages de l’attaque du Canadien de Montréal, mais après seulement sept matchs cette saison, le voilà déjà au centre d’un débat qui risque de faire réagir les partisans.
Sur les ondes de RDS, Gilbert Delorme n’a pas pris de détour pour décrire les performances du numéro 13… et son jugement risque de faire grincer des dents à Montréal.
À L’Antichambre, l’ancien défenseur a affirmé qu’il trouvait Caufield invisible depuis le début de la saison.
Pour un attaquant qui a terminé la dernière campagne comme le meilleur buteur du Canadien, les mots sont durs.

Delorme ne parle pas d’un joueur de soutien dont on attend quelques buts de temps en temps.
Il vise un joueur censé faire basculer les matchs, celui qui doit être capable de sortir son équipe d’une mauvaise séquence grâce à son instinct offensif.
Les chiffres donnent matière à discussion.
Caufield compte quatre points, dont trois buts, en sept rencontres.
Ce n’est pas une catastrophe statistique après une semaine et demie de hockey, mais ce n’est pas non plus le départ que les partisans espéraient de leur franc-tireur.
Surtout, l’impression générale est que d’autres joueurs portent davantage l’attaque montréalaise depuis le début de la saison.
Nick Suzuki a pris une place importante dans la production offensive, tandis que Lane Hutson continue d’alimenter le jeu et de créer des occasions depuis la ligne bleue.
Zachary Bolduc et Alexandre Texier apportent aussi une contribution intéressante. Pendant ce temps, Caufield attire moins l’attention que d’habitude, et cette différence devient difficile à ignorer lorsqu’un chroniqueur la souligne en pleine émission.
Le match contre les Capitals de Washington a particulièrement alimenté les critiques.
Pour la première fois de la saison, Caufield n’a obtenu aucun tir au but. Il a également terminé la rencontre avec un différentiel de moins deux, dans une défaite de 5 à 4 du Canadien.
Une soirée compliquée pour un joueur dont la principale mission consiste justement à trouver des ouvertures et à transformer les occasions en buts.
Le problème ne se limite toutefois pas à une seule feuille de pointage.
Washington a imposé un rythme physique qui a compliqué la tâche de Montréal, et Caufield n’a pas réussi à faire sentir sa présence offensivement.
Cette réalité rappelle certaines séquences des dernières séries éliminatoires, pendant lesquelles le petit attaquant avait parfois eu du mal à s’imposer lorsque le jeu devenait plus robuste.
Faut-il pour autant conclure que Gilbert Delorme a raison sur toute la ligne?
La saison est encore jeune, et sept matchs représentent un échantillon bien trop limité pour remettre en question la valeur d’un buteur du calibre de Caufield.
Les joueurs offensifs traversent des périodes plus discrètes, les gardiens adverses peuvent voler des buts et une seule bonne séquence peut rapidement changer le portrait.
Il reste que les attentes sont élevées.
Caufield n’est plus simplement un jeune joueur qu’on laisse se développer tranquillement.
Son rôle dans l’attaque du Canadien exige une production régulière, mais aussi la capacité de créer du danger lorsque les espaces se referment.
Lorsqu’un adversaire impose son jeu physique, Montréal a besoin que ses meilleurs éléments trouvent une façon de répondre plutôt que de disparaître pendant une soirée complète.
L’absence d’Ivan Demidov complique également les choses.
Un joueur capable de créer des occasions et de retenir l’attention des défenseurs peut ouvrir des espaces à ses coéquipiers.
Sans lui, l’attaque perd une option intéressante, et la pression sur Suzuki et Caufield peut devenir plus importante. Ce facteur mérite d’être considéré avant de pointer un seul joueur du doigt.
Le Canadien a besoin que Caufield retrouve son influence, surtout si l’équipe veut transformer son début de saison irrégulier en véritable élan.
Les critiques de Delorme peuvent paraître sévères, mais elles mettent le doigt sur une attente bien réelle : les joueurs les mieux payés en capital offensif doivent finir par faire la différence dans les matchs difficiles.
Les critiques de Gilbert Delorme arrivent donc à un moment où Cole Caufield est déjà sous les projecteurs pour plusieurs raisons.
Plus tôt cette semaine, le numéro 13 se retrouvait dans la controverse après les critiques d’Alexandre Pratt concernant son association avec BET99.
Cette fois, c’est son rendement sur la glace qui fait réagir.
Deux dossiers différents, mais une même réalité : Caufield est devenu une vedette dont les moindres gestes, les décisions et les performances sont scrutés à la loupe.
À Montréal, le talent ne suffit plus toujours à protéger un joueur des critiques. Et lorsque les buts se font attendre, les questions deviennent inévitablement plus nombreuses.
Le numéro 13 a maintenant une occasion de répondre de la meilleure façon possible : avec des buts.
À suivre…
