Le Canadien de Montréal vient à peine de traverser ses premiers grands tests de la saison que certaines questions commencent déjà à se poser.
Kent Hughes peut se réjouir des progrès de son équipe, mais le directeur général ne peut pas se permettre de regarder uniquement le classement ou les résultats.
Derrière les victoires et les défaites, il y a une réalité beaucoup plus importante : Montréal doit apprendre à gagner contre des adversaires capables de punir la moindre erreur.
Le duel contre les Sabres de Buffalo, samedi soir au Centre Bell, arrive donc à un moment intéressant.
Les deux équipes se sont déjà affrontées une première fois cette saison, et le Canadien a réussi à sortir avec la victoire.
C’est un résultat positif, mais il ne règle pas toutes les questions entourant la formation montréalaise.
Une victoire ne signifie pas automatiquement que tous les problèmes sont derrière soi, surtout lorsque la saison commence à peine.
Les affrontements contre les Hurricanes de la Caroline ont aussi permis de mesurer le chemin qu’il reste à parcourir.
Montréal a été capable de rivaliser davantage que lors des séries éliminatoires, lorsque la différence entre les deux équipes était devenue particulièrement difficile à ignorer.
Cette fois, le Canadien a tenu tête à un adversaire expérimenté, mais les Hurricanes ont tout de même trouvé le moyen de faire payer certaines erreurs.
C’est précisément ce genre de détail qui devrait retenir l’attention de Kent Hughes.
Dans la LNH, il ne suffit pas d’être compétitif pendant une bonne partie d’un match.
Il faut aussi être capable de fermer les espaces, de prendre les bonnes décisions sous pression et d’éviter les revirements qui redonnent vie à l’adversaire.
Les équipes expérimentées n’ont pas besoin de nombreuses occasions pour faire basculer une rencontre.
Le Canadien semble avoir franchi une étape dans sa capacité à rester dans le match contre des formations de premier plan.
Toutefois, la prochaine étape consiste à transformer cette résistance en constance.
Être capable de suivre le rythme d’une équipe supérieure est une chose. Réussir à imposer son propre rythme et à contrôler les moments importants en est une autre.
Le match contre Buffalo représente un autre test, mais il ne faut pas lui donner une importance démesurée.

Une rencontre disputée en octobre ne déterminera pas le destin du Canadien.
En revanche, la répétition de certaines tendances peut finir par révéler des problèmes beaucoup plus sérieux.
Si Montréal continue de laisser filer des avantages ou de donner des occasions gratuites à ses adversaires, ces difficultés risquent de revenir au pire moment de la saison.
Dans une rivalité où les matchs peuvent rapidement changer de direction, l’effort et la discipline doivent être présents dès les premières minutes.
Kent Hughes reçoit ainsi un avertissement qui dépasse le résultat d’une seule soirée : le Canadien doit démontrer que ses progrès sont réels et durables.
Le véritable enjeu n’est pas de savoir si Montréal gagnera samedi.
Il est de déterminer si cette équipe apprend réellement à mieux gérer les moments décisifs et si elle peut bâtir sur ses performances contre des adversaires coriaces.
À suivre…
