Une page importante vient de se tourner à Pittsburgh.
Mario Lemieux ne ferait désormais plus partie du groupe de propriétaires des Penguins, mettant fin à une association qui durait depuis 1999. Pendant 27 ans, le Québécois a occupé une place particulière dans l’histoire de cette franchise.
Cette fois, son nom ne ferait plus partie des propriétaires de l’organisation.
Selon les informations rapportées par Dejan Kovacevic de DK Pittsburgh Sports, Lemieux aurait vendu les dernières parts qu’il détenait encore dans les Penguins à la suite de la vente de l’équipe à la famille Hoffmann.
My EXCLUSIVE reporting: Mario Lemieux and Ron Burkle exit the #Penguins ownership group for the first time since buying the franchise in 1999
— Dejan Kovacevic (@Dejan_Kovacevic) August 31, 2026
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Il ne conservait déjà qu’une petite participation depuis la vente de la franchise au Fenway Sports Group en 2021. Cette dernière étape fait toutefois une énorme différence : pour la première fois depuis son arrivée dans le groupe de propriétaires, Mario Lemieux n’a officiellement plus de parts dans les Penguins.
Son histoire avec Pittsburgh avait pourtant commencé bien avant.
Repêché au premier rang en 1984, Lemieux est rapidement devenu le visage de la franchise. Sur la glace, il a remporté deux Coupes Stanley consécutives en 1991 et 1992 et s’est imposé comme l’un des joueurs les plus dominants de sa génération.
Puis son rôle a changé.
En 1999, les Penguins traversaient une période financière très difficile. L’avenir de l’équipe à Pittsburgh était incertain et une relocalisation représentait une possibilité bien réelle.
Lemieux a alors choisi de s’impliquer.
Avec Ron Burkle, il a acheté la franchise et a contribué à empêcher les Penguins de quitter la ville. Il est devenu propriétaire d’une équipe pour laquelle il avait auparavant été le joueur vedette.
Le parcours allait devenir historique.
Sous son groupe de propriétaires, Pittsburgh a remporté trois autres Coupes Stanley, en 2009, 2016 et 2017. Lemieux a donc connu le sommet de la LNH comme joueur, puis comme propriétaire.
Très peu de personnes peuvent raconter une histoire comparable.
Aujourd’hui, cette association prend fin.
Lemieux avait pourtant tenté de revenir encore plus directement dans l’organisation. Au cours des derniers mois, il avait travaillé sur une possibilité de racheter les Penguins au Fenway Sports Group.
L’offre retenue a finalement été celle de la famille Hoffmann.
La franchise a changé de mains pour environ 1,75 milliard de dollars, laissant Lemieux sans rôle de propriétaire dans l’organisation qu’il avait contribué à sauver d’une possible disparition.
La nouvelle direction n’a toutefois jamais fermé la porte au Québécois.
Geoff Hoffmann, le nouveau gouverneur des Penguins, a même indiqué que Lemieux aurait une invitation ouverte pour demeurer associé à l’équipe d’une façon ou d’une autre. L’organisation sait parfaitement ce que le numéro 66 représente pour Pittsburgh.
Lemieux pourrait donc continuer à être présent autour des Penguins, même si son statut ne sera plus celui d’un propriétaire.
Cette nuance pourrait devenir importante.
Il ne s’agit pas nécessairement d’un adieu définitif au hockey de Pittsburgh. Il s’agit plutôt de la fin d’un rôle qui aura marqué plusieurs générations de partisans.
Pendant près de trois décennies, Mario Lemieux a été beaucoup plus qu’un ancien joueur des Penguins.
Il a été celui qui a contribué à sauver la franchise.
Il a ensuite participé à bâtir une organisation capable de gagner encore plusieurs championnats.
Aujourd’hui, son nom disparaît du groupe de propriétaires.
Pour les Penguins, c’est donc une perte symbolique majeure.
Pour Lemieux, c’est peut-être simplement le moment de passer le flambeau et de regarder une nouvelle génération prendre les commandes.
Une chose demeure certaine : même sans posséder une seule part des Penguins, l’empreinte de Mario Lemieux sur Pittsburgh ne disparaîtra jamais.
