La sortie d’Henrik Lundqvist n’est pas passée sous le radar. Elle a secoué Montréal de plein fouet.
En plein cœur des séries éliminatoires, alors que Jakub Dobes tient le fort devant le filet du Canadien avec aplomb, l’ancien gardien vedette s’est permis un classement qui fait grincer des dents. Sur les ondes de TNT, Lundqvist a placé Dobes au dernier rang des gardiens encore en vie dans l’Est.
Dernier.
Derrière tout le monde.
Henrik Lundqvist ranks Jakub Dobes as the worst goalie in the Eastern Conference playoffs.
— /r/Habs (@HabsOnReddit) May 1, 2026
He ranks Andrei Vasilevskiy as the best one. https://t.co/uXdSp2kXmq
Même derrière des noms qui n’ont pas eu l’impact du jeune gardien montréalais depuis le début du tournoi.
La réaction a été immédiate.
Comment justifier une telle position alors que Dobes fait exactement ce qu’on demande à un gardien en séries? Il donne une chance à son équipe de gagner. Il répond présent dans les moments clés. Il rivalise directement avec Andrei Vasilevskiy, considéré par plusieurs comme le meilleur au monde.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes.
Une moyenne de 2,49. Un taux d’efficacité de ,903. Trois victoires en cinq départs. Rien d’écrasant, mais rien qui justifie de le reléguer au dernier rang non plus.
Encore plus difficile à comprendre, Vasilevskiy trône au sommet du classement de Lundqvist. Le contraste devient presque irréel quand on observe la série actuelle. Dobes fait jeu égal avec lui, et sur plusieurs séquences, il lui est même supérieur.
Et c’est là que la situation devient encore plus troublante.
Vasilevskiy est pressenti pour mettre la main sur le trophée Vézina cette saison, remis au meilleur gardien de toute la Ligue nationale. On parle d’un gardien élite, d’un pilier incontesté, d’une référence absolue devant le filet.
Et malgré tout, dans cette série précise, c’est Dobes qui tient tête à ce standard.
Un gardien recrue.
Un joueur encore en train de se faire un nom.
Et pourtant, il répond coup pour coup à celui qui domine la ligue depuis des années.
Ce simple fait rend le classement de Lundqvist encore plus difficile à avaler.
Lundqvist a tenté de nuancer en expliquant que les gardiens classés du quatrième au septième rang se retrouvent dans un groupe très serré. Une précision qui n’a rien changé à la perception générale.
Le message envoyé reste le même.
Dobes serait le moins fiable du lot.
À Montréal, cette lecture ne passe pas.
Le gardien tchèque n’est pas un nom établi. Il n’a pas le bagage d’un Vasilevskiy ni la reconnaissance accumulée par d’autres vétérans. Il arrive avec son statut de recrue, avec ses imperfections, avec ses moments plus difficiles.
Mais il performe.
Il se présente dans un environnement sous haute pression et il tient son bout. Ce n’est pas le profil d’un gardien dominant sur 82 matchs, mais c’est celui d’un joueur capable de faire la différence quand ça compte.
Et c’est exactement ce qu’il démontre présentement.
Cette déclaration vient aussi mettre en lumière une réalité bien connue dans la LNH. Les réputations pèsent souvent plus lourd que les performances du moment. Un gardien avec une feuille de route impressionnante bénéficiera toujours d’un avantage dans ce type d’exercice.
Dobes, lui, doit encore faire ses preuves.
Encore convaincre.
Encore prouver qu’il mérite d’être pris au sérieux.
Le timing ajoute une couche supplémentaire à toute cette histoire. À quelques heures d’un match crucial, voir un analyste de renom rabaisser ainsi le gardien du Canadien crée une tension inutile.
Mais dans un vestiaire, ce genre de commentaire peut aussi servir de carburant.
Dobes n’a jamais eu la route facile.
Il s’est imposé tard dans la hiérarchie. Il a gagné son poste à force de performances solides en fin de saison. Il a saisi son opportunité sans jamais regarder en arrière.
Aujourd’hui, il fait face à un nouveau défi.
Faire taire les doutes.
Pas avec des mots.
Avec des arrêts.
Et s’il continue sur cette lancée face au futur gagnant du Vézina, le classement de Lundqvist risque de très mal vieillir.
Ouch...
