Histoire gênante pour Samuel Montembeault: Gary Bettman sans pitié

Histoire gênante pour Samuel Montembeault: Gary Bettman sans pitié

Par David Garel le 2026-03-30

C’est rendu gênant pour Samuel Montembeault. Pas juste sportivement. Humainement.

Parce que toute la fin de semaine, le narratif est parti dans tous les sens. Les gens regardaient la gestion des gardiens et ne comprenaient rien.

Pourquoi garder Jakub Dobeš à Nashville comme auxiliaire alors que tout le monde savait qu’il allait jouer le lendemain en Caroline?

Pourquoi ne pas l’envoyer directement se reposer, profiter d’un avantage logique avec trois gardiens? Et surtout… pourquoi laisser Montembeault à l'écart comme s’il ne comptait plus du tout, alors qu'il aurait pu être l'auxilliaire de Fowler à Nashville pour aider son équipe?

Sur les réseaux sociaux, ça n’a pas pardonné. Rapidement, certains ont sauté à la conclusion que le Canadien ne faisait plus aucune confiance à Montembeault. Au point d'en être dégoûté.

Et comme si ce n’était pas déjà assez gênant, il y a eu cette séquence à l’entraînement qui a fait le tour du web.

Samuel Montembeault utilisé comme simple écran, planté devant le filet pour voiler la vue pendant des exercices de tirs.

Comme un piquet.

L’image a frappé fort, parce qu’elle résume exactement où il est rendu dans la hiérarchie: un moins que rien.

Et évidemment, ça n’a pas manqué: les réseaux sociaux s’en sont donnés à cœur joie. Des commentaires, des montages, des blagues faciles. Le genre de scène qui devient virale pour les mauvaises raisons.

Pourtant, dans une équipe, ce genre d’exercice existe depuis toujours. Mais quand ça tombe sur un gardien déjà écarté, déjà fragilisé dans l’opinion publique, ça prend une autre dimension.

Là, ce n’est plus juste un drill. Ça devient un symbole. Et pour Montembeault, ça a ajouté une couche de plus à une séquence déjà extrêmement difficile à encaisser.

Donc, quand les gens ont vu que Montembeault était tellement au fond du trou que le CH ne lui faisait même pas confiance pour réchauffer le banc afin d'envoyer Dobes en Caroline à l'avance, le web a explosé.

On refusait même de lui offrir un départ « d'auxilliaire » dans un calendrier chargé. Et là, les moqueries ont embarqué. Pas subtiles. Pas élégantes. Juste cruelles.

Sauf que la réalité est encore plus absurde que ça.

Le Canadien n’a pas pris cette décision-là pour humilier Montembeault. Il l’a prise parce que la LNH lui a déjà tapé sur les doigts pour ce genre de manœuvre.

Alain Crête (RDS) a dévoilé la vérité.

« Le Canadien s'est fait taper sur les doigts lorsqu'ils ont fait ça plus tôt cette année Ça l'air que la ligue est pas trop maniaque de ça, envoyer les gardiens dans une ville à l'avance, et c'est pour ça que Dobes est allé à Nashville avec le club parce que le Canadien s'est fait taper sur les doigts par la ligue. »

Envoyer un gardien à l’avance pour qu’il soit reposé? Apparemment, le petit Bettman trouve que c'est de la triche. L’organisation a donc évité de répéter le scénario, même si ça allait à l’encontre du gros bon sens hockey.

Et c’est là que ça devient ridicule.

Parce que dans les faits, tout le monde y perd. L’équipe se prive d’un avantage. Le gardien qui doit jouer est moins reposé. Et Montembeault, lui, se retrouve au centre d’un malaise qu’il n’a même pas créé. Il devient malgré lui le symbole d’une décision incomprise, la cible facile d’un débat qui le dépasse complètement.

Pendant ce temps, lui encaisse. En silence. Sans jouer. Sans répondre. À regarder les autres prendre le filet pendant que son nom circule surtout pour les mauvaises raisons.

Et c’est ça le pire dans toute cette histoire.

Ce n’est même plus une question de performance ou de hiérarchie. C’est une question de perception. Et en ce moment, la perception est que Montembeault est devenu le clown de service.

Parce qu’un gardien qui passe de numéro un à figurant… ça se voit.

Mais un gardien qui devient malgré lui la blague d’un système mal appliqué, ça, c’est encore plus lourd.

Cruel destin.