La honte pour Connor Hellebuyck : ESPN lui tombe dessus en direct
Connor Hellebuyck vient de se faire ramasser à la télévision nationale américaine. Et pas par des partisans de Winnipeg. Pas par des journalistes canadiens. Pas par des Québécois frustrés. Par deux journalistes américains, dont Mike Wilbon, sur ESPN.
Le segment de Pardon the Interruption avec Mike Wilbon et Frank Isola a été particulièrement violent envers le gardien des Jets après sa demande de transaction rendue publique. Les deux chroniqueurs ont clairement pris le parti de Winnipeg et ont démonté, un après l’autre, les arguments avancés par Hellebuyck pour expliquer son désir de partir.
Cet extrait vidéo donne des frissons dans le dos:
PTI did not hold back on Connor Hellebuyck’s trade request.
— Winnipeg Sports Talk (@SportsTalkWPG) August 28, 2026
Mike Wilbon and Frank Isola ripped the Jets goaltender for wanting out of Winnipeg with five years remaining on his contract. pic.twitter.com/arPf1NIoTN
Et Frank Isola n’a même pas hésité une seconde.
La question était pourtant simple : les Jets doivent-ils à leur gardien vedette de l’échanger après tout ce qu’il a donné à l’organisation?
La réponse d’Isola?
« Heck no. »
Ouch.
Et il est immédiatement revenu sur un élément qui risque de faire très mal à Hellebuyck.
En octobre 2023, lorsque le gardien venait de signer sa prolongation avec Winnipeg, il avait déclaré :
« Je suis prêt à être un Jet pour la vie et à apporter une Coupe à cette ville. »
Deux ans plus tard, le discours est complètement différent.
Hellebuyck veut maintenant partir.
Et c’est précisément cette honte qui a rendu Frank Isola furieux.
Car le gardien n’est pas un joueur qui arrive à la fin de son contrat et qui demande simplement à son équipe de considérer ses options.
Il lui reste cinq années de contrat.
Il a signé cette entente en 2023.
Il a obtenu la sécurité financière qu’il recherchait.
Il a obtenu son salaire de 8,5 millions de dollars par saison.
Et maintenant, après une saison où il a connu certaines difficultés avec les Jets, il veut que l’organisation le sorte de Winnipeg.
Isola a ensuite ramené les propos tenus par Hellebuyck à la fin de la dernière saison.
Le gardien avait alors expliqué qu’il ne savait pas si Winnipeg était capable d’obtenir les joueurs nécessaires pour gagner et qu’il ne savait pas non plus si les joueurs voulaient venir jouer dans cette ville.
Et c’est là que le journaliste américain lui a répondu, essentiellement :
Tu critiques l’équipe? Alors sois toi-même une partie de la solution.
« Ils t’ont donné la sécurité que tu voulais. Ils t’ont donné l’argent que tu voulais. Ils t’ont récompensé. Tu as signé le contrat. »
Puis Isola a livré l’une de ses meilleures répliques.
« Tu ne sais pas compter de trois à huit? »
Trois ans écoulés depuis la signature.
Huit années au total.
Et maintenant, Hellebuyck veut partir alors qu’il avait signé en pleine connaissance de cause.
Wilbon, lui, n’a pas exactement cherché à calmer son collègue.
Au contraire.
Il a pratiquement validé l’argument.
Les deux hommes ont reconnu que Hellebuyck avait été formidable pour Winnipeg, qu’il avait remporté trois trophées Vézina et qu’il avait connu une performance extraordinaire avec les États-Unis aux Jeux olympiques.
Mais cela ne changeait rien à leur lecture de la situation.
Le contrat existe.
Et Hellebuyck l’a signé volontairement.
Isola a également frappé là où ça fait mal en parlant des performances du gardien en séries.
Depuis que Hellebuyck est le gardien de Winnipeg, les Jets affichent une fiche de 24 victoires et 34 défaites en séries avec lui devant le filet.
Et selon Isola, il n’a donc pas été ce gardien absolument intouchable en séries que certains veulent maintenant nous présenter.
Hellebuyck veut partir en expliquant essentiellement qu’il veut gagner.
Mais les journalistes d’ESPN lui répondent :
Tu veux gagner? Alors commence par regarder ta propre performance.
C’est brutal.
Les joueurs de la LNH demandent de plus en plus souvent des transactions lorsqu’ils considèrent que leur organisation ne leur offre pas suffisamment de chances de gagner. Et Isola reconnaît que ce phénomène est devenu fréquent.
Mais selon lui, il y a une énorme différence entre vouloir une séparation propre et rendre la situation publique alors qu’il reste cinq années à ton contrat.
Il a expliqué que les joueurs font régulièrement ça parce qu’ils souhaitent avoir une « belle séparation » avec leur équipe.
Mais selon lui, ça ne fonctionne jamais comme ça.
Une demande de transaction publique change immédiatement la relation avec les partisans.
Et Winnipeg?
Les partisans vont se retourner contre Hellebuyck.
Isola prédit même que cela pourrait arriver très rapidement, peu importe la qualité du communiqué préparé par son agent.
Parce que le communiqué était "fake".
Il peut parler de respect.
Il peut parler de gratitude.
Il peut parler de désir de gagner.
Mais le partisan moyen va retenir une seule chose :
Connor Hellebuyck veut quitter Winnipeg après avoir signé pour y rester.
Et c’est exactement ce qui risque de rendre les prochaines semaines tellement malaisantes au Manitoba.
Wilbon a ensuite ajouté une autre dimension à la discussion : le fait que Hellebuyck semble également remettre en question la capacité de Winnipeg à attirer des joueurs.
Et là encore, Isola n’a pas voulu lui donner de passe-droit.
Son raisonnement est simple :
Tu veux gagner?
Porte l’équipe.
Tu es payé comme l’un des meilleurs gardiens du monde.
Alors assume ce statut.
Et Mike Wilbon est allé encore plus loin.
Il a lancé un scénario complètement fou : s’il était le DG de Winnipeg et qu’il était particulièrement rancunier, il ne chercherait même pas à trouver à Hellebuyck une destination confortable.
Il l’enverrait dans le pire trou possible.
Isola a plaisanté en disant qu’il l’échangerait pratiquement vers « n’importe quel avant-poste » disponible.
Hellebuyck possède une clause de non-mouvement complète cette saison, avant qu’elle ne se transforme en clause de non-échange limitée à 10 équipes par la suite.
Il conserve donc énormément de contrôle.
Mais l’organisation n’a aucune obligation morale de lui rendre la vie facile.
Et Wilbon a posé une question qui fait réfléchir : si Hellebuyck jouait dans la NBA ou dans la MLB et faisait exactement la même chose, est-ce qu’il serait traité avec autant de compréhension?
Non.
Il estime même que Hellebuyck est « chanceux » de jouer dans un petit marché comme Winnipeg.
Parce que s’il faisait ça dans un marché comme Philadelphie, la réaction serait encore beaucoup plus violente.
Les Jets doivent maintenant choisir entre deux réalités.
Faire le meilleur échange possible.
Ou faire payer Hellebuyck.
S’ils l’échangent, ils risquent de perdre leur meilleur joueur à une valeur inférieure à sa valeur réelle parce que toute la LNH sait désormais qu’il veut partir.
Mais s’ils refusent de l’échanger immédiatement, ils conservent le meilleur gardien de la planète… dans une équipe où il ne semble plus vouloir être.
C’est le cauchemar parfait.
Et pendant ce temps, les Sabres de Buffalo, les Devils du New Jersey et les Golden Knights de Vegas peuvent regarder Winnipeg se débattre.
Parce que chaque jour qui passe peut faire baisser le prix.
Hellebuyck a choisi de rendre sa demande publique.
Mais il vient aussi de provoquer une réaction qu’il n’avait peut-être pas anticipée.
Deux journalistes américains, sur l’une des émissions sportives les plus connues des États-Unis, viennent essentiellement de le détruire publiquement.
Et Frank Isola n’a pas terminé son argumentation avec une nuance.
Il l’a terminé avec une menace symbolique :
« Va te faire voir. »
Si c’est ça le divorce que Connor Hellebuyck voulait avoir avec Winnipeg…
Il va regretter son attitude de bébé gâté.
