Destruction psychologique: Martin St-Louis abandonne Jakub Dobes

Destruction psychologique: Martin St-Louis abandonne Jakub Dobes

Par David Garel le 2025-11-29

Le Canadien de Montréal vient de se faire humilier 7 à 2 par la meilleure équipe de la LNH, l’Avalanche du Colorado, et pourtant, ce n’est même pas le score qui fait scandale aujourd’hui.

Non.

Ce qui fait exploser le marché montréalais cet après-midi, c’est la décision incompréhensible et totalement irresponsable de Martin St-Louis de laisser Jakub Dobes se faire massacrer devant le filet comme un gardien d’école primaire envoyé contre une équipe senior AA.

Une scène d’une violence sportive rare.

Une scène qui rappelle immédiatement, instinctivement, un des traumatismes les plus profonds de l’histoire du Canadien : la soirée où Mario Tremblay a laissé Patrick Roy brûler sur la glace du Forum.

Aujourd’hui, ce n’était pas Roy.

C’était Dobes.

Et St-Louis, lui, a regardé. Il a laissé son jeune gardien se faire éventrer devant toute la LNH.

La colère est instantanée et elle ne vise pas Dobes.

Elle vise UNE personne : Martin St-Louis.

Parce qu’on ne laisse pas un gardien de 24 ans absorber 7 buts… sans lever le petit doigt.

Parce qu’on ne regarde pas son jeune se faire crucifier pendant que l’équipe devant lui joue avec l’énergie d’un brunch du dimanche.

Les réseaux sociaux explosent. Les journalistes sur place n’en reviennent pas. Même dans le vestiaire, on sent le malaise.

Absolument personne ne s’attendait non plus à assister à l’une des décisions les plus déconcertantes du règne de Martin St-Louis derrière le banc : laisser Jakub Dobeš encaisser l’intégralité du massacre sans jamais lever le moindre doigt pour le protéger.

On parle d’un jeune gardien encore fragile, encore en apprentissage, encore en train de se définir, qu’on a littéralement laissé cuire dans un match qui, dès la mi-première période, avait tous les signes évidents du désastre.

Tout le monde se souvient de ce qui s’est passé à Washington : St-Louis n’avait pas hésité une seconde à retirer Montembeault après une performance catastrophique, prétextant vouloir le « protéger ».

On se souvient de son discours : le filet devait être géré intelligemment, un gardien ne devait pas être laissé souffrir inutilement, chaque minute supplémentaire dans un match qui échappe au contrôle peut laisser des cicatrices.

Cette logique a soudainement disparu aujourd’hui, comme si elle ne s’appliquait qu’à un seul gardien dans cette organisation.

Pendant que Montembeault profitait d’une soirée de repos après son match de la veille à Vegas, Dobeš, lui, se faisait exposer et abandonner sans le moindre geste de compassion, de stratégie ou simplement de gestion humaine.

Et le pire, c’est que cette décision n’a rien d’un accident. St-Louis connaissait parfaitement le danger qu’il imposait à Dobeš en lui donnant le filet contre l’Avalanche.

Il savait que le jeune allait se retrouver face à la meilleure attaque de la ligue, au cœur d’un calendrier brutal, dans un match où son équipe n’avait ni les jambes ni les armes pour rivaliser.

Il savait que Dobeš n’avait ni l’expérience ni le soutien pour survivre à un match pareil. Et pourtant, il a choisi de le laisser là, immobile, planté dans une cage devenue une chambre d’exécution, un endroit où chaque séquence renvoyait le même message : tu vas payer pour ce qui s’en vient.

Ce qui rend le tout encore plus troublant, c’est que ce double standard ne peut plus être nié. Quand Montembeault s'effondre, on le retire aussitôt.

Quand Dobeš implose, on le laisse crever sur la glace. Quand Montembeault faiblit, on parle de contexte, de fatigue, de défensives poreuses.

Quand Dobeš s’écroule, on parle d’apprentissage, de résilience, de match difficile. Deux discours, deux traitements, deux réalités qui trahissent une intention beaucoup plus claire que St-Louis ne le croit : renverser la hiérarchie à un moment qui lui convient, en sacrifiant un jeune au passage pour justifier le retour de Montembeault dans le rôle qu’il convoite encore.

Il y avait mille façons de gérer ce match, mais une seule erreur absolue : ne PAS sortir le gardien quand il devient évident qu’il ne peut plus absorber l’assaut.

Un coach doit protéger ses gardiens, peu importe le nom qui est inscrit sur le dos. 

Après 7 buts sur 36 tirs pour un pourcentage d'efficacité de 806... Martin St-Louis a eu ce qu'il voulait: un affront public.

Parce qu’en laissant Dobes brûler, St-Louis se donne ENFIN la justification qu’il cherchait :

Retourner Montembeault dans le rôle de numéro un.

Quelle mise en scène. Quel scénario prémédité.

Un coach qui contrôle la hiérarchie en laissant son jeune payer le prix.

D'habitude, les entraîneurs protègent leurs gardiens comme la prunelle de leurs yeux. Surtout les jeunes. Surtout les recrues. Surtout ceux que tu veux développer.

Cet après-midi, Jakub Dobes a été détruit psychologiquement... par son propre coach...