Jason Robertson à Montréal: Kent Hughes tente le tout pour le tout

Jason Robertson à Montréal: Kent Hughes tente le tout pour le tout

David Garel
Le 2026-06-28

Les propos de François Gagnon ont fait énormément réagir à Montréal.

« Selon ce que je comprends, Jason Robertson serait prêt, même s'il est Américain, même s'il profite d'un « paradis fiscal » comme le Texas et qu'il évolue au sein de l'une des meilleures formations de la LNH, de jouer à Montréal. » a affirmé le journaliste de RDS.

C'est énorme.

On parle d’un Américain qui évolue au Texas, dans un marché où la pression est beaucoup moins intense, où la fiscalité est avantageuse et où les Stars figurent parmi les puissances de la LNH.

Malgré tout, Montréal ferait partie des destinations qui l’intéresseraient.

C’est une déclaration qui en dit long sur le changement de perception du Canadien à travers la LNH.

Pendant des années, on entendait que les gros joueurs voulaient éviter Montréal à cause des impôts, de la pression médiatique, de l’hiver ou encore du climat politique. Aujourd’hui, on entend exactement l’inverse.

Mais cette révélation ouvre immédiatement une autre question.

Si Jason Robertson est réellement disponible… jusqu’où Kent Hughes est-il prêt à aller?

Le nom de Michael Hage revient automatiquement au centre des discussions.

Les Stars sont à la recherche d'un jeune joueur de centre. Hage évolue à l’Université du Michigan, un programme que plusieurs organisations suivent de très près, et son profil continue de faire saliver beaucoup de dirigeants malgré son retour dans la NCAA.

Si Dallas accepte finalement d’écouter les offres pour Robertson, il est difficile d’imaginer une transaction importante avec Montréal sans que le nom de Michael Hage revienne dans les discussions.

Donner Michael Hage pour obtenir immédiatement un joueur de 40 buts comme Jason Robertson?

Ou protéger coûte que coûte celui qui était présenté comme le futur deuxième centre de l’organisation?

Voilà le véritable dilemme.

Mais depuis que le choix de 1re ronde, Cleb Pugachyov, a avoué que les dirigeants du CH l'avaient sélectionné pour former le 2e trio avec Ivan Demidov et Alexander Zharovsky, les rumeurs ont explosé sur Michael Hage.

Le plafond salarial explose. Les joueurs d’élite coûtent de plus en plus cher. Pour obtenir une vedette dans la fleur de l’âge, il faut accepter de sacrifier des actifs qui font mal.

Et Hage fait assurément partie de cette catégorie.

La grande question devient alors financière.

Robertson risque de réclamer plus de 14 millions de dollars par saison s'il quitte Dallas. C’est énorme.

Il a refusé 15 M$ par année à Seattle, mais selon Pierre LeBrun, il serait prêt à acceoter 14 M$ par année dans un marché gagnant, peu importe les impôts.

Surtout que Jeff Gorton et Kent Hughes ont déjà affirmé qu'ils pouvaient contourner les impots québécois et canadiens, surtout pour les joueurs américains.

Pendant des années, le Canadien a refusé de casser sa hiérarchie salariale. Mais avec un plafond qui grimpe rapidement et une fenêtre pour gagner qui s’ouvre enfin, est-ce que cette philosophie tient encore?

C’est une réflexion que Kent Hughes devra avoir.

Des joueurs du calibre de Jason Robertson deviennent presque jamais disponibles.

Et lorsqu’en plus un joueur de cette envergure serait ouvert à porter le chandail du Canadien… ce n’est plus un simple exercice de style.

C’est une occasion que Montréal devra au moins analyser jusqu’au bout.

Reste maintenant la question qui divise déjà les partisans.

Si Dallas exige Michael Hage comme pièce maîtresse de la transaction…

Le faites-vous?

Voilà le débat qui risque d’enflammer Montréal pendant encore plusieurs jours.

Et c’est là que le véritable casse-tête commence pour Kent Hughes.

Si le Canadien refuse de sacrifier Michael Hage, quelles sont réellement les autres options?

Il n’y en a pas cinquante.

La première consiste à construire une offre autour de plusieurs actifs : plusieurs choix de premier tour, un joueur établi comme Kirby Dach et d’autres éléments capables d’intéresser Dallas.

Le problème, c’est que les Stars cherchent d’abord un joueur d’impact autour duquel bâtir leur avenir. Rien ne garantit qu’un tel assemblage leur plaira davantage qu’un seul espoir de très haut niveau comme Hage avec d'autres éléments.

La deuxième possibilité est encore plus audacieuse : attendre mercredi pour que Robertson devienne vulnérable à une offre hostile.

Avec un plafond salarial qui explose et un contrat qui pourrait dépasser les 14 millions de dollars par saison, certains se demandent déjà si cette avenue deviendra réaliste.

Le prix sera colossal en choix de première ronde (4), mais le Canadien peut aussi se dire qu’il espère être une équipe de tête pendant plusieurs années. Des choix dans la vingtaine ou la trentaine n’ont évidemment pas la même valeur qu’un choix dans le top 10.

Seattle avait offert le 7e choix au total dans la transaction avant que Robertson refuse de sigenr avec le Kraken.

Montréal ne possède pas un tel actif aujourd’hui. Kent Hughes devra donc convaincre Dallas autrement… ou accepter de mettre Michael Hage dans la balance.

Ou forcer le jeu avec une offre hostile.

Si Jason Robertson est réellement ouvert à jouer à Montréal, ce n’est plus seulement un rêve de partisans. C’est un dossier que Kent Hughes devra évaluer jusqu’au bout.

Si Dallas ouvre véritablement la porte, le directeur général du Canadien devra décider quel prix il est prêt à payer pour transformer son équipe… pour les dix prochaines années.