C’est la fin de Joshua Roy à Montréal

C’est la fin de Joshua Roy à Montréal

Par David Garel le 2026-01-07

Ce n’est plus une rumeur. Ce n’est plus une impression. Ce n’est même plus un malaise silencieux.

Joshua Roy n’est tout simplement plus considéré comme un membre de l’organisation du Canadien de Montréal.

Et quand on lit entre les lignes, ou plutôt quand on lit les lignes, on comprend que la décision est déjà prise : le CH ne lui soumettra pas d’offre qualificative cet été.

Autrement dit, Roy s’en va. Libre. Sans rien en retour. Sans plan B.

C’est brutal, mais au moins, cela a le mérite d'être clair.

Dans son papier d'aujourd'hui, le journaliste Truman met des mots sur ce que plusieurs sentaient depuis des mois. Roy n’est plus entouré. Il n’est plus défendu. Il n’est même plus mentionné comme un projet en devenir.

Il est devenu un joueur toléré par nécessité, rappelé en urgence, renvoyé aussitôt, utilisé comme un corps de remplacement quand les blessés s’accumulent. Un yo-yo. Un bouche-trou. Et maintenant, un dossier qu’on ferme.

Ce qui résume le mieux où en est rendu Joshua Roy dans l’écosystème du Canadien, c’est la façon dont sa blessure est passée complètement sous silence.

Chaque fois qu’un joueur important tombe au combat Dach (même un joueur de profondeur), le cycle médiatique s’excite : points de presse, mises à jour quotidiennes, projections de retour, inquiétudes, débats. Dans le cas de Roy, rien. Pas de suivi. Pas d’explication. Pas même une vraie question en conférence de presse.

Il s’est blessé pour 4 à 6 semaines, il a disparu, et personne n’a jugé ça digne d’intérêt. Et c’est précisément ce que Maxime Truman souligne : quand un joueur fait encore partie des plans, sa santé devient une priorité publique; quand il n’en fait plus partie, même son état physique cesse d’exister dans le discours.

Roy n’est pas seulement tombé dans la hiérarchie hockey, il est tombé hors du radar émotionnel du club et des médias.

Et dans une organisation comme le Canadien, quand on ne parle même plus de ta blessure, c’est qu’on ne te voit plus comme un actif à protéger, mais comme un dossier qu’on laisse s’éteindre tout seul.

Ce qui frappe dans les informations rapportées, c’est le silence autour de lui.

Plus personne ne parle de son développement.

Plus personne ne parle de son potentiel.

Plus personne ne parle de patience.

Et cette fin, elle est logique quand on regarde la chronologie.

Roy n’a jamais été leur gars.

Il est un héritage de l’ère Bergevin.

Il n’a jamais cadré parfaitement dans la vision de Kent Hughes et Jeff Gorton.

Le Canadien ne veut plus investir de temps, d’énergie ou de capital politique dans ce dossier-là.

On ne ne parle pas d’un échange à venir.

Il parle d’un désengagement total.

Pas d'offre qualificative = pas de contrôle = pas d’attachement.

Et dans la LNH moderne, ça veut tout dire.

Joshua Roy pourra signer où il veut. Avec qui il veut. Pour le minimum, probablement. Et il devra se contenter d'un contrat à deux volets.

Il aura droit à un nouveau départ, loin de Montréal, loin de cette pression, loin de ce regard constant qui l’a figé dans une caricature, celle du gars qui n’est jamais tout à fait à la hauteur, jamais assez rapide, jamais assez intense, jamais assez fiable.

C’est cruel, mais c’est souvent comme ça que ça finit ici.

Pas dans un échange majeur.

Pas dans un communiqué solennel.

Mais dans l’indifférence administrative.

La saga Joshua Roy ne se terminera pas par une explosion.

Elle se termine par un constat froid, clinique, presque bureaucratique.

Le Canadien est déjà passé à autre chose.

Et quand un journaliste aussi branché que Maxime Truman écrit noir sur blanc que le lien est rompu, ce n’est pas une opinion.

C’est un signal.

Joshua Roy à Montréal, c’est fini.

Pas officiellement encore.

Mais dans la vraie vie, celle où les décisions sont déjà prises.