Kaiden Guhle s'effondre sous pression: le CH a raté la chance de sa vie avec Jordan Kyrou

Kaiden Guhle s'effondre sous pression: le CH a raté la chance de sa vie avec Jordan Kyrou

Par André Soueidan le 2026-05-17

Les langues commencent à se délier autour du Canadien de Montréal après l'affreuse déroute de huit à trois subie face aux Sabres de Buffalo…

Plusieurs informateurs bien branchés ont ramené sur le tapis une rumeur d'une ampleur monumentale datant de l'été dernier, une transaction avortée qui hante l'organisation au plus haut point ce matin.

Kent Hughes avait une opportunité en or d'acquérir le marqueur d'élite Jordan Kyrou des Blues de Saint-Louis pour amener de la vitesse et du punch offensif au sein du top 6.

Les discussions ont finalement achoppé parce que le directeur général du Tricolore a refusé catégoriquement de sacrifier son jeune défenseur Kaiden Guhle, un entêtement managérial qui s'avère aujourd'hui une gaffe monumentale.

On se fait bercer par des illusions depuis trop longtemps avec Guhle en le vendant comme un pilier défensif d’avenir incontournable à Montréal.

Des arrières purement défensifs incapables de jouer sur l'avantage numérique et dont la seule utilité est de bloquer des lancers ou de donner des coups de bâton, la Ligue nationale en regorge sur les quatrièmes, cinquièmes et sixièmes duos.

Chaque fois que le numéro 21 touche à la rondelle en zone offensive, le disque se transforme en une véritable patate chaude.

Le Canadien réussit parfois à orchestrer une belle séquence de possession, mais dès que la ligne de passe atteint Guhle à la ligne bleue, la rondelle saute par-dessus sa palette, sort de la zone neutre et bousille l'attaque au grand complet.

Le manque flagrant de synchronisme et l'instabilité chronique de Guhle ont d'ailleurs coûté extrêmement cher lors de la débâcle de samedi soir au Centre Bell.

Sur la séquence fatidique qui a permis aux Sabres de prendre les devants par la marque de cinq à trois, l'arrière gaucher s'est retrouvé en plein déséquilibre lors d'une couverture défensive catastrophique.

Joe Veleno venait de se faire secouer solidement au centre de la glace par une mise en échec percutante, mais tout à fait légale aux yeux des arbitres.

Croyant à un coup à la tête, Veleno a bêtement arrêté de jouer pour se prendre le visage, transformant instantanément un repli défensif normal à deux contre deux en une contre-attaque dangereuse à deux contre un.

Au lieu de fermer l'angle avec autorité et de sauver les meubles, Kaiden Guhle a paniqué et a perdu pied de façon maladroite, une glissade qui a ouvert tout l'espace pour le but des Sabres.

Le défenseur s'est pris la tête à deux mains immédiatement après le sifflet, conscient que son manque de lecture venait de couler le match et qu'il portait l'entière responsabilité de ce point tournant.

On parle ici d'un joueur qui a été blessé plus souvent qu'à son tour depuis le début de sa carrière professionnelle à Montréal, incapable de disputer un calendrier complet sans visiter l'infirmerie.

Son identité sur la patinoire demeure un mystère total puisqu'on ne le voit jamais appliquer de grosses mises en échec percutantes ni produire la moindre étincelle offensivement pour appuyer la relance.

Guhle chie littéralement dans ses culottes dès que la pression augmente d'un cran au printemps, un comportement frileux qui prouve que Kent Hughes a manqué de flair en fermant la porte aux Blues de Saint-Louis.

Le pire dans toute cette histoire, c'est que l'organigramme du Canadien possède déjà un joueur capable de faire exactement le même travail ingrat dans son propre territoire.

Jayden Struble attend sagement son tour dans les estrades depuis plusieurs matchs alors qu'il amène le même style robuste, la même gestion de rondelle difficile et le même profil de patate chaude devant son gardien de but.

Sacrifier Kaiden Guhle pour ajouter un franc-tireur établi de la trempe de Jordan Kyrou n'était même pas un choix déchirant, c'était une décision logique pour faire progresser cette reconstruction qui commence à montrer ses couleurs en série.

Misère…