John Tortorella avait vendu la mèche en ricanant lors de la cérémonie du retrait de chandail de son ancien joueur à Tampa Bay…
L'ancien entraîneur-chef avait averti la planète entière que Martin St-Louis était l'un des individus les plus têtus et difficiles à diriger de l'histoire en raison de ses idées ultra-arrêtées.
Ce trait de caractère qui a fait sa gloire comme joueur est en train de se transformer en un poison toxique derrière le banc du Canadien de Montréal en plein milieu des séries éliminatoires.
Le coach du Tricolore s'entête de façon maladive avec ses effectifs au moment même où l'équipe fonce droit dans le mur, créant un sentiment d'injustice flagrant qui commence à faire gronder les partisans de la province.
St-Louis applique un double standard hypocrite qui protège ses favoris et punit les travaillants, une gestion de personnel qui frise la folie furieuse alors que chaque présence sur la glace peut sceller le destin du club.
L'exemple le plus criant de cet aveuglement volontaire porte le numéro 20 sur son chandail.
Juraj Slafkovsky bénéficie d'un laissez-passer royal sur le premier trio en dépit de performances tout simplement atroces qui sabotent le synchronisme de l'attaque.
Mis à part son tour du chapeau chanceux lors de l'affrontement initial contre le Lightning de Tampa Bay, le gros ailier slovaque est devenu l'un des pires attaquants du Canadien depuis le début du printemps.
Surtout depuis que Brandon Hagel du Lightning est devenu son père...

Slafkovsky multiplie les revirements catastrophes et commet des bourdes monumentales avec la rondelle, visiblement ralenti et affecté par une blessure qu'il traîne comme un boulet.
On assiste impuissants au grand retour du Slafkovsky fantomatique de sa saison recrue, celle où il avait terminé son calendrier avec une misérable récolte de dix points avant de s'effondrer avec une blessure au genou.
Le géant s'est fait ramasser solidement en pleine zone neutre par la brigade défensive des Sabres de Buffalo, se retrouvant une fois de plus les quatre fers en l'air, sur le cul, incapable de s'imposer physiquement.
Malgré cette léthargie épouvantable et des décisions d'une lenteur exaspérante, St-Louis lui a fait cadeau de 17 minutes et 46 secondes d'utilisation lors du dernier duel.
C'est quelques secondes de plus que le temps de glace accordé au fougueux Ivan Demidov, et c'est là que le traitement de faveur devient totalement inacceptable.
Demidov est en train de jouer une coche supérieure aux côtés de Jake Evans et Alex Newhook, une unité qui transporte le Canadien sur ses épaules grâce à une intensité de tous les instants.
Le jeune Russe a monté son jeu d'un cran, prend les bonnes décisions sous pression et force les défenseurs adverses à reculer à chacune de ses accélérations en zone neutre… tout le contraire du jeu prévisible de Slafkovsky.
Pendant que son gros bébé slovaque s'en tire indemne, Martin St-Louis a choisi de sacrifier Joe Veleno sur l'autel de la discipline de pacotille.
Veleno connaissait pourtant un excellent début de rencontre, blanchissant les attaques adverses grâce à du jeu étanche en désavantage numérique.
Le combatif joueur de centre s'est malheureusement fait secouer durement au centre de la glace et s'est tenu la tête un court instant, une hésitation humaine que son entraîneur-chef n'a pas du tout pardonnée.
Ce léger retard a provoqué une contre-attaque rapide où Kaiden Guhle s'est jeté par terre de façon maladroite, ouvrant la porte à un deux contre un fatal qui a permis aux Sabres de porter la marque à cinq à trois.
Helenius, 5-3. Fans were not happy Byram didnt get called for his hit on Veleno #LetsGoBuffalo #GoHabsGo pic.twitter.com/gWfxlcjkbB
— Buffalo Hockey Moments (@SabresPlays) May 17, 2026
La sentence du coach a été immédiate et sans pitié : Veleno a été cloué au bout du banc pour le reste de la soirée pour expier sa faute, tandis que Slafkovsky continuait de se traîner les pieds sur la première unité.
Il est grand temps que Martin St-Louis baisse son garde et range son orgueil de côté avant que son entêtement maladif ne détruise la chimie du vestiaire.
Slafkovsky doit être rétrogradé sur-le-champ pour aller retrouver Jake Evans et Alex Newhook à l'aile, une position qui lui permettrait de retrouver ses repères sans couler le premier trio.
Si le pilote du Tricolore refuse d'ouvrir les yeux et continue de jouer aux favoris, la glissade se terminera lundi soir à Buffalo... et ce ne sera pas jolie.
Ouch…
