Le premier match de cette série entre les Canadiens de Montréal et les Sabres de Buffalo est en train de faire remonter un vieux débat qui n’avait jamais complètement disparu.
Plus Zach Benson touche à la rondelle, plus une question revient dans la tête des partisans : comment le Canadien a-t-il pu laisser passer un joueur comme lui?
Le jeune attaquant des Sabres est partout sur la glace. Il dérange, il provoque, il gagne ses batailles dans les coins malgré son petit gabarit et il semble prendre un malin plaisir à faire perdre patience aux joueurs du CH. À seulement 20 ans, il joue déjà comme un vétéran des séries éliminatoires.
HUTSON BLOWS A TIRE AND BENSON POUNCES ON IT BEFORE FEEDING DOAN FOR THE ICE BREAKER 🧊 🔨 pic.twitter.com/yNDSlZuiZj
— Spittin' Chiclets (@spittinchiclets) May 6, 2026
Son sourire en coin est devenu sa signature.
Chaque fois qu’un adversaire s’approche de lui après le sifflet, chaque fois qu’il donne un petit coup de bâton ou qu’il glisse un mot de trop, Benson garde ce même regard insolent. Même Félix Séguin l’a vu rire lorsqu’il lui a demandé s’il aimait déranger l’adversaire.
La réponse était écrite dans son visage avant même qu’il ouvre la bouche.
Le problème pour Montréal, c’est qu’il ne fait pas seulement parler. Il produit.
Benson est le genre de joueur qui change complètement l’énergie d’un match. Il n’a pas besoin de mesurer six pieds trois pour contrôler une présence. Son moteur ne ralentit jamais. Il attaque les rampes, coupe vers le filet, revient constamment dans le visage de ses adversaires et transforme chaque présence en bataille psychologique.
On comprend rapidement pourquoi les Bruins de Boston ont perdu la tête contre lui au premier tour.
Charlie McAvoy en sait quelque chose.
MCAVOY TOOK A SWING AT BENSON 😬
— BarDown (@BarDown) May 2, 2026
In the dying minutes of Game 6, Charlie McAvoy took a swing at Zach Benson which landed him a 5-minute penalty for slashing and a game misconduct.
Do you think he should face any supplemental discipline?
(🎥: @espn) pic.twitter.com/SvoaPqLmre
Aujourd’hui, le Canadien découvre à son tour ce cauchemar ambulant… avec un détail impossible à ignorer : Kent Hughes avait l’occasion de le repêcher.
En 2023, le Tricolore a plutôt décidé de sélectionner David Reinbacher au cinquième rang. Benson, lui, attendra jusqu’au treizième choix avant d’entendre son nom sortir du côté de Buffalo.
Deux ans plus tard, la comparaison commence à devenir cruelle.
Pendant que Benson électrise les séries et impose sa présence dans chaque affrontement, Reinbacher continue de lutter contre les blessures. Encore une fois, plusieurs indices pointent vers un nouveau problème physique du jeune défenseur.
Avec le Rocket de Laval, il a quitté un match important sans revenir au banc, ajoutant une autre inquiétude à un dossier déjà fragile.
Personne ne remet en question le potentiel de Reinbacher.
Lorsqu’il est en santé, il démontre de très belles choses. Son calme avec la rondelle, sa mobilité et sa lecture du jeu restent prometteurs pour l’avenir du Canadien. Le souci, c’est que Montréal regarde actuellement un joueur transformateur dominer une série… pendant que son propre choix peine à rester sur la glace.

C’est impossible de ne pas y penser.
Le hockey moderne adore les joueurs comme Zach Benson. Des attaquants capables de produire offensivement tout en venant gruger mentalement l’adversaire sur chaque présence. Il joue avec l’attitude d’un Brad Marchand dans un corps plus petit, sans jamais reculer devant le trafic.
Buffalo a trouvé son rat 2.0.
Montréal, lui, cherche encore à savoir ce qu’il possède réellement avec Reinbacher.
Kent Hughes savait que sa décision allait être analysée pendant des années. Un cinquième choix au total porte toujours une pression énorme, surtout dans un marché comme Montréal. Le problème, c’est que Benson accélère déjà cette pression avec des performances impossibles à ignorer.
Chaque bataille remportée le long des bandes devient un rappel.
Chaque sourire narquois après le sifflet devient une gifle supplémentaire.
Et pendant que le Centre Bell découvre à quel point Zach Benson peut devenir insupportable à affronter… une autre réalité commence tranquillement à s’installer :
Le Canadien a peut-être laissé passer beaucoup plus qu’un simple bon joueur.
Ouch...
