Kent Hughes perd patience envers Gary Bettman: « personne ne m'écoute. »

Kent Hughes perd patience envers Gary Bettman: « personne ne m'écoute. »

David Garel
Le 2026-06-27

Le problème, ce n’est pas que le Canadien n’a pas réalisé de transaction.

Le problème, c’est l’explication.

Quelques minutes après une première ronde où les partisans montréalais attendaient un coup d’éclat, Kent Hughes a tenté d’expliquer pourquoi le marché avait soudainement ralenti. Et son argument a surpris bien du monde.

Selon lui, le format décentralisé du repêchage aurait eu un impact direct sur les échanges.

« C’est plus facile pour nous de faire notre business quand tout le monde est en personne. Les agents sont tous là, tu as la chance de discuter de choses. J’ai toujours préféré les repêchages en personne. Mais personne ne m’écoute! »

Une déclaration qui n’a pas eu l’effet souhaité.

Au contraire.

Sur les réseaux sociaux, plusieurs partisans ont immédiatement rejeté cette explication. La colère était déjà immense après une soirée où les Canadiens avaient été liés à Jason Robertson, Mason McTavish, Kirill Marchenko, Pavel Dorofeyev, Dylan Larkin et plusieurs autres gros noms sans réussir à conclure la moindre transaction majeure.

Et voilà que le directeur général semblait maintenant pointer le nouveau format du repêchage.

Pour plusieurs amateurs, l’argument ne tient tout simplement pas.

Les téléphones fonctionnent exactement de la même façon à Buffalo, à Brossard ou dans n’importe quel bureau de la LNH.

Les directeurs généraux se parlent depuis des semaines.

Les agents répondent au téléphone.

Les vidéoconférences existent.

Les négociations ne disparaissent pas simplement parce que tout le monde n’est plus assis dans la même salle.

Kent Hughes reconnaît lui-même que les discussions sont nombreuses.

« Beaucoup d’équipes sont prêtes à écouter pour certains joueurs. Elles ne sont pas obligées de les échanger, mais si le prix est atteint, elles vont le faire. »

Les joueurs étaient disponibles.

Le véritable obstacle était le prix demandé.

Et sur ce point, Hughes n’a jamais caché sa position.

« Si tu veux obtenir un joueur établi capable de t’aider immédiatement, tu vas payer un prix très important. Ça ne nous fait pas peur. Il faut simplement trouver le bon joueur. »

Le DG a même reconnu toute la frustration que provoque ce type de marché.

« J’essaie de faire une transaction, je pense avoir présenté une très bonne offre et ça ne fonctionne pas. C’est frustrant. Je passe dix fois plus de temps au téléphone que je le voudrais. Mais je ne vais pas arrêter d’appeler. »

Il a également répété que l’été est loin d’être terminé.

« Il va y avoir d’autres transactions au cours de l’été. Peut-être en juillet. Peut-être en août. Peut-être en septembre. Peut-être même en novembre. Lorsqu’une transaction pourra réellement améliorer notre équipe, nous serons prêts. »

Fait-il référence à Kirill Marchenko?

Cette promesse n’a toutefois pas réussi à calmer les partisans.

Au contraire.

Plusieurs avaient l’impression d’entendre exactement le même discours que les années précédentes, alors que les prix explosent partout dans la LNH.

Pavel Dorofeyev a changé d’adresse.

Mason McTavish aussi.

J.J. Peterka également.

Pendant ce temps, Montréal a avancé de deux rangs pour sélectionner Gleb Pugachyov.

Un espoir intéressant... que personne ne connaît.

Mais ce n’était pas ce que les amateurs attendaient.

Rarement aura-t-on vu un tel décalage entre l’ambiance à l’intérieur de la salle de repêchage et celle sur les réseaux sociaux.

Dans le repaire du Canadien, les recruteurs applaudissaient, Martin Lapointe sautait pratiquement de sa chaise et tout le monde célébrait l’arrivée de Pugachyov.

« Martin aime les joueurs robustes. Et il a raison. Pugachyov a un sens du jeu incroyable et une polyvalence. Il est proche de la LNH en raison de sa maturité. »

À l’extérieur, les partisans réclamaient des réponses.

Kent Hughes nous a donné des excuses.

"La faiblesse de la cuvée des agents libres cette année et le fait d'avoir moins d'équipes en reconstruction ont affecté le marché des transactions"

« Beaucoup d'équipes ont décidé d’écouter davantage sur les joueurs qui ne sont pas à échanger au départ. Mais les prix étaient élevées. »

Mais les fans du CH ne veulent pas d'excuses.

Ils veulent une transaction.