Le Canadien de Montréal a besoin d’aide au centre, et la blessure de Nick Suzuki vient rappeler à quel point cette faiblesse pourrait coûter cher à l’équipe.
Pendant que Kent Hughes cherche des solutions pour améliorer son alignement, un nom commence à alimenter les discussions : Quinton Byfield, des Kings de Los Angeles.
Selon Marco D’Amico, le Canadien serait assurément intéressé si l’attaquant de 24 ans devenait disponible sur le marché des transactions. Une possibilité qui mérite l’attention, surtout pour une organisation qui souhaite entourer son jeune noyau de joueurs capables de contribuer immédiatement.
« Si Quinton Byfield devient disponible, c’est sûr que le Canadien va être intéressé. Est-ce qu’il va être agressif? On verra bien. Mais intéressé? Absolument », a expliqué D’Amico lors d’un récent épisode du balado Sur le marché, animé avec Greg Lanctot.
Cette déclaration ne confirme aucune discussion entre Montréal et Los Angeles. Elle montre toutefois pourquoi Byfield pourrait devenir un dossier à surveiller si les Kings décidaient de revoir leurs plans.
Un centre de 6 pieds 5 qui pourrait changer la donne
Repêché au deuxième rang au total en 2020, derrière Alexis Lafrenière, Byfield possède un profil qui attire naturellement l’attention. Il mesure environ 6 pieds 5, pèse autour de 225 livres et possède les qualités physiques recherchées chez un centre de premier plan.
À 24 ans, il pourrait représenter une option intéressante pour Montréal, qui tente de bâtir une équipe capable de rivaliser avec les meilleures formations de la LNH. Son gabarit, ses habiletés offensives et son potentiel cadrent avec les besoins du Canadien, particulièrement si Kent Hughes souhaite ajouter un joueur capable de prendre davantage de responsabilités au centre.

Byfield a inscrit respectivement 20, 23 et 24 buts au cours de ses trois dernières saisons, avec une moyenne d’environ 53 points par campagne. Ces statistiques démontrent qu’il peut contribuer offensivement, même si sa production n’a pas encore atteint les attentes associées à un deuxième choix au total.
Son contrat représente également un élément important du dossier. Il touche un salaire annuel moyen de 6,25 millions de dollars jusqu’en 2029. Pour le Canadien, une telle acquisition exigerait évidemment une réflexion sur le prix à payer, les actifs à céder et la place du joueur dans la structure salariale.
Le problème de constance soulève des questions...
Tout n’est cependant pas parfait dans le dossier Byfield. Le jeune attaquant a montré des séquences très prometteuses, mais sa production n’a pas toujours suivi les attentes. Simon « Snake » Boisvert a notamment soulevé cette question dans une discussion consacrée à la possibilité que les Kings échangent leur attaquant.
Selon lui, Byfield a eu plusieurs occasions de s’imposer et n’a pas encore démontré une constance suffisante pour justifier toutes les attentes placées en lui. Cette critique mérite d’être considérée avant d’imaginer Montréal sacrifier des éléments importants de son avenir pour l’obtenir.
Le Canadien doit-il miser sur un joueur qui possède encore une marge de progression, ou privilégier un centre dont la production est déjà établie?
La réponse dépendrait notamment du prix exigé par Los Angeles et de la confiance de Hughes dans le potentiel de Byfield.
Kent Hughes doit-il tenter sa chance?
Avec Suzuki à l’écart, les limites de la profondeur montréalaise au centre deviennent plus difficiles à ignorer. Le besoin existait déjà avant cette blessure, et l’ajout d’un joueur comme Byfield pourrait offrir une solution à long terme plutôt qu’un simple correctif temporaire.
Les Kings connaissent un début de saison difficile (3-5-2), ce qui pourrait éventuellement les pousser à revoir certaines décisions si leurs résultats ne s’améliorent pas. Rien ne garantit toutefois que Byfield sera disponible, encore moins que Los Angeles acceptera de le céder.
Pour l’instant, le Canadien demeure associé à une possibilité évoquée par Marco D’Amico, et non à une transaction confirmée. Si le jeune centre devient réellement accessible, Kent Hughes devra déterminer jusqu’où il est prêt à aller pour renforcer son équipe.
Une chose est certaine : un centre de 6 pieds 5 possédant déjà plusieurs saisons d’expérience dans la LNH correspond à un profil qui pourrait intéresser Montréal. Reste à savoir si cette occasion se présentera et si Hughes décidera de passer à l’action.
À suivre...
