Kirby Dach à Vancouver: le DG des Canucks baisse son prix

Kirby Dach à Vancouver: le DG des Canucks baisse son prix

David Garel
Le 2026-07-07

Il y a encore quelques semaines, acquérir Elias Pettersson relevait pratiquement de la science-fiction.

Son contrat de 11,6 millions de dollars par saison jusqu’en 2032 était beaucoup trop lourd. Les Canucks exigeaient un retour digne d’un joueur de concession et il n’était tout simplement pas question de sacrifier une partie du jeune noyau du Canadien.

Aujourd’hui?

Tout est différent.

Et ce sont les Canucks eux-mêmes qui viennent de faire chuter la valeur de leur vedette.

Selon Elliotte Friedman, le nouveau directeur général Ryan Johnson ne demande plus du tout le même prix que l’ancienne administration. Vancouver serait même prêt à retenir entre deux et trois millions de dollars par saison afin de faciliter une transaction.

Voilà le véritable revirement.

On ne parle plus d’un joueur à 11,6 millions de dollars.

On parle potentiellement d’un joueur autour de 8,6 à 9 millions.

Ce n’est plus le même dossier.

Et lorsqu’une organisation commence à retenir du salaire sur un joueur de ce calibre, elle envoie un message très clair à toute la LNH.

Elle veut tourner la page et veut absolument trouver un partenaire d’échange le plus rapidement possible.

Plus étonnant encore, plusieurs équipes rapportent que Vancouver serait désormais ouverte à accepter un contrat problématique dans une transaction si cela permet de conclure un échange.

Il y a quelques mois, cette idée aurait été complètement impensable.

Puis un autre détail est venu confirmer que le marché changeait.

Les Kings de Los Angeles ont discuté avec Vancouver.

Selon Farhan Lalji, les deux équipes ont bel et bien exploré le dossier Pettersson. Aucune offre officielle n’a été déposée, mais les discussions existent et devraient se poursuivre.

Selon les informations qui circulent, le prix que les Kings étaient prêts à payer n'était pas suffisant, alors que les Canucks aimeraient un jeune joueur de centre établi dans la transaction.

Le Canadien fait partie de celles qui ont démontré de l’intérêt pour Pettersson selon les informations d'Elliotte Friedman.

Kent Hughes est rendu au même constat que tout le monde.

Le marché des centres est pratiquement vide.

Robert Thomas ne bougera pas de St-Louis, lui qui a été retiré du marché.

Nico Hischier a prolongé son contrat de 5 ans au New Jersey (12 M$ par année).

Dylan Larkin ne semble toujours pas intéressé à Montréal, même si Steve Yzerman lui a demandé d'élargir sa liste.

Ryan O’Reilly approche de la fin de sa carrière et ne veut rien savoir de déménager au Québec.

Shane Wright demeure un immense point d’interrogation à Seattle. Est-il vraiment meilleur qu'Oliver Kapanen?

À un certain moment, un directeur général n’a plus le luxe d’écarter des dossiers.

Il doit analyser toutes les possibilités.

Même les plus risquées.

Et c’est là que Kirby Dach entre dans l’équation.

Depuis son dépôt en arbitrage salarial, tout indique que son avenir à Montréal est plus fragile que jamais.

Le Canadien lui a présenté une offre qualificative à deux volets, un geste qui démontrait clairement que l’organisation ne le considère plus comme une pièce essentielle de son avenir.

Dach a répondu en demandant l’arbitrage. Le joueur et ses proches seraient en furie du manque de respect de Kent Hughes à leur endroit.

Le réseau Sportsnet le clame aujourd'hui : personne ne serait surpris de voir cette histoire se terminer par une transaction.

En réalité, tout ressemble au début de la fin.

Après quatre saisons, les blessures se sont accumulées.

Les occasions aussi, alors qu'on a vu à plusieurs reprises Dach joeur avec une lâcheté et une nonchalance inacceptable pour un multimillionnaire qui a empoché 13,45 M$ étalés sur 4 années de misères.

Jamais Kirby Dach n’a réussi à s’imposer durablement comme le deuxième centre que le Canadien espérait.

Son potentiel intrigue toujours sur le marché des transactions et Vancouver verrait en Dach le profil parfait.

Les Canucks sont en reconstruction.

Ils cherchent des joueurs capables de relancer leur carrière dans un nouvel environnement.

Ils savent qu’ils devront probablement accepter moins que prévu pour Pettersson.

Pourquoi ne pas tenter un pari sur un ancien troisième choix au total qui n’a encore que 25 ans?

Le risque est minimume, considérant qu'ils veulent se débarrasser de Pettersson à tout prix.

ancouver n’est plus vraiment en position de faire la fine bouche.

Évidemment, Kirby Dach ne suffira jamais à lui seul.

Il faudra ajouter des éléments importants.

Un choix de première ronde protégé?

Un espoir B comme Adam Engström, qui est vraiment dans le viseur des Canucks, alors que les présidents Sedin voudraient rajouter des Suédois comme le veut la tradition à Vanncouver?

Peut-être un jeune défenseur qui est dans la niche de Martin St-Louis (Xhekaj? Struble?)?

Contrairement à ce qu’on croyait il y a quelques mois, le dossier Pettersson semble enfin accessible.

La grande question demeure toutefois la même.

Le Canadien veut-il vraiment prendre un tel risque?

Elias Pettersson demeure un joueur extrêmement talentueux.

Il a déjà récolté 102 points dans une saison.

Il possède un talent offensif exceptionnel.

Mais les deux dernières campagnes sont extrêmement inquiétantes.

Seulement 45 points il y a deux saisons.

Puis 51 points en 74 matchs l’an dernier.

Pour un joueur payé 11,6 millions de dollars, ces chiffres sont catastrophiques.

Depuis deux ans, il ne ressemble plus du tout au joueur qui faisait partie de l’élite de la LNH, surtout qu'il est passé au travers de plusieurs dépression, alors que sa santé mentale fait défaut.

À Vancouver, il devait être le visage de l’organisation.

Il devait remplacer Quinn Hughes comme leader.

Il devait porter les Canucks sur ses épaules.

Il a échoué.

À Montréal, la réalité serait complètement différente.

Le capitaine est Nick Suzuki.

Ivan Demidov est déjà l’attraction offensive.

Lane Hutson est déjà une vedette.

Pettersson n’aurait plus à sauver une concession.

Il n’aurait qu’à redevenir lui-même.

C’est probablement l’argument qui plaît le plus à Kent Hughes.

Le talent est toujours là. La pression, elle, disparaîtrait.

Pour la première fois depuis très longtemps, Elias Pettersson est réellement disponible et les Canucks veulent vraiment couper son salaire.

Pendant que la valeur de Pettersson diminue…

Celle de Kirby Dach continue de s’effondrer.

Les deux trajectoires se croisent au même moment.

Ce n’est peut-être pas un hasard.

C’est peut-être le début d’une négociation que personne n’aurait imaginée il y a seulement quelques mois.