La honte au Centre Bell : les frères Xhekaj s’effondrent devant leur famille
Florian Xhekaj et Arber Xhekaj. Canadiens de Montréal

La honte au Centre Bell : les frères Xhekaj s’effondrent devant leur famille

David Garel
Le 2026-10-06

Quelle tristesse.

Il y avait quelque chose de particulièrement cruel dans la scène au Centre Bell.

La famille Xhekaj était présente pour le match d’ouverture. Les parents étaient là. La sœur était là. Toute la famille pouvait voir Arber et Florian Xhekaj vivre une soirée qu’ils voudront probablement oublier le plus rapidement possible.

Les deux frères ont complètement sombré dans cette défaite de 6-4 contre les Hurricanes de la Caroline.

Après deux périodes, Florian Xhekaj avait joué seulement 8 minutes et 48 secondes. Son différentiel? Moins-3.

En retard sur le jeu, ses couvertures défensives étaient dignes du pee-wee, on aurait dit un joueur de la ECHL.

Il n’a pas joué de la 3e période.

Arber Xhekaj, lui, a disputé 9 minutes et 12 secondes et a terminé la soirée avec un différentiel négatif de -2.

Mêlé comme un jeu de cartes, il faut se rendre à l’évidence : le shérif des pauvres n’est pas un défenseur de la LNH.

Deux frères. Deux chouchous du public qui ont toujours représenté une identité pour les partisans du Canadien. Deux joueurs qui étaient censés apporter de la robustesse, du caractère et une présence physique.

Et devant leurs parents, au Centre Bell, dans le match d’ouverture, les deux se retrouvent au cœur d’une performance collective absolument catastrophique.

Les chiffres à cinq contre cinq après deux périodes racontaient une histoire encore plus inquiétante.

Voici les tirs pour-contre pendant les présences à 5 contre 5, après deux périodes :

Florian Xhekaj : 0-5.

Arber Xhekaj : 0-8.

Pour deux frères qui se retrouvent dans la même équipe et qui connaissent simultanément une soirée aussi pénible, c’est carrément gênant.

Pendant ce temps, Martin St-Louis n’a clairement pas hésité à réduire leur utilisation.

Florian n’a pratiquement pas vu la glace. Arber a lui aussi été limité comme un moins que rien. Le message de l’entraîneur est difficile à manquer : il méprisera la famille Xhekaj à vie.

Depuis l’arrivée de Martin St-Louis derrière le banc du Canadien, les frères ont toujours évolué à contre-courant de sa vision du hockey.

Leur robustesse et leur histoire plaisent énormément aux partisans. Mais pour l’entraîneur, ce sont deux joueurs des ligues mineures dignes du Costco.

Il veut de la vitesse. De l’exécution. De la lecture du jeu. De la possession de rondelle.

Les Xhekaj lui ont donné des bourdes à répétition, de la maladresse et un rendement défensif honteux pour le niveau de la LNH.

Il serait toutefois trop facile de faire des frères Xhekaj les seuls responsables de cette soirée complètement ratée. Le Canadien a été dominé à plusieurs endroits sur la patinoire et plusieurs joueurs ont connu un match horrible.

À cinq contre cinq, après deux périodes, Noah Dobson était à 0-6 pour les tirs pour-contre à 5 contre 5.

Jayden Struble était à 0-9, Kirby Dach à 1-7, Alex Newhook à 1-9 et Juraj Slafkovsky à 1-10.

Ouch.

Le Canadien a eu énormément de difficulté à contenir les attaques de la Caroline et à sortir proprement de son territoire.

Martin St-Louis a tenté de provoquer une réaction en brassant ses trios et ses paires, mais son équipe a continué de subir.

Pendant ce temps, les deux frères Xhekaj réchauffaient le banc.

Imaginez les parents et la sœur assis dans les gradins et voyant leurs deux fils connaître une performance aussi horrible.

Depuis des mois, on se demande si les frères Xhekaj ont réellement un avenir à Montréal.

Arber a déjà été au centre de nombreuses rumeurs de transaction. Florian tente toujours de s’établir dans la LNH, mais il sera renvoyé bientôt à Laval.

À un moment donné, ce n’est même plus une question de popularité auprès des partisans.

C’est une question de talent.

Ce soir, pour Martin St-Louis, c’est une confirmation de plus qu’il ne respectera jamais les deux frères.

Ni en tant que sportifs… ni en tant qu’employés du Costco.

Misère.