La porte de sortie pour Stéphane Auger: TVA Sports perd patience

La porte de sortie pour Stéphane Auger: TVA Sports perd patience

David Garel
Le 2026-08-23

Le Québec a parlé, TVA Sports l’a entendu.

TVA Sports sera encore bien présente dans le paysage du Canadien en 2026-2027. La chaîne diffusera 32 rencontres de saison régulière, soit dix de plus que la saison précédente, et conservera également les droits exclusifs des séries éliminatoires en français.

Mais dans cette nouvelle formule, Stéphane Auger a pris la porte de sortie.

Aucune annonce officielle ne permet de dire qu’il a été congédié ou définitivement écarté. Mais son absence remarquée des discussions entourant les séries a confirmé l’inévitable : TVA Sports a enfin compris que le dossier Auger était devenu beaucoup plus gros que son simple analyste de l’arbitrage.

Le problème n’est plus seulement Stéphane Auger.

Le problème, c’est ce qu’il représente désormais aux yeux d’une partie du public.

Une réputation salie jusqu’à la moelle.

Pendant des mois, les réseaux sociaux ont répété pratiquement la même chose.

Auger est toujours du côté des arbitres.

Il trouve toujours une explication pour défendre ses ex-collègues. Il est anti-CH.

Le pauvre dit toujours qu’il n’a pas vu la reprise comme s’il était mêlé comme un jeu de cartes.

Puis, lorsqu’il tente de prédire ce que les officiels vont faire et se trompe, la séquence devient immédiatement matière à moquerie.

Le phénomène est devenu tellement récurrent que son intervention elle-même est parfois devenue le gag.

Un téléspectateur écrivait : « On a autant besoin de l’opinion de Stéphane Auger qu’une paire d’amygdales. »

Un autre répondait : « Ou que d’hémorroïdes. »

Un autre résumait encore mieux la frustration : « En fait, il répète la décision des arbitres. »

Et ce n’était pas un commentaire isolé. Au fil des mois, la même perception est revenue encore et encore : les amateurs ne voulaient plus entendre un analyste qui leur donnait l’impression de défendre systématiquement les officiels comme un « vendu ».

« Je n’ai pas vu la reprise. »

« C’est difficile à dire. »

« Attendons la décision des officiels. »

Ces formules honteuses sont devenues des running gags.

À force de répétition, son personnage télévisuel s’est transformé en clown.

Il était devenu le gars qui va expliquer pourquoi l’arbitre avait raison avant même que l’on ait fini de revoir la séquence.

Lorsqu’une portion importante de son auditoire attend son apparition uniquement pour te moquer de toi, le diffuseur va te tasser les yeux fermés.

Et Stéphane Auger n’en était pas à sa première controverse. Bien avant de devenir la cible des réseaux sociaux, son nom avait déjà été associé à des épisodes qui avaient fait énormément de bruit dans la LNH.

En 2010, Alexandre Burrows l’avait accusé d’avoir une vendetta personnelle contre lui après un incident survenu lors d’un match précédent.

Burrows affirmait même qu’Auger lui avait dit avant la rencontre qu’il allait « se reprendre » contre lui. Quelques heures plus tard, le joueur des Canucks avait reçu plusieurs pénalités dans une défaite contre Nashville.

La LNH avait enquêté, mais n’avait pas sanctionné Auger, affirmant que les accusations ne pouvaient être corroborées. L’affaire avait néanmoins pris une ampleur énorme : les Canucks avaient même temporairement boycotté les entrevues de Hockey Night in Canada après que Ron MacLean eut défendu Auger.

Et onze ans plus tard, le malaise était encore bien présent, cette fois dans les studios de TVA Sports. Lors des séries Canadiens-Golden Knights en 2021, Renaud Lavoie et Auger avaient eu une prise de bec devenue virale après une séquence d’arbitrage impliquant Nick Suzuki.

Lavoie reprochait aux officiels leur gestion de la rencontre, tandis qu’Auger défendait leur travail. Le ton était monté au point où le segment était devenu l’un des moments télévisuels les plus virals du Québec sportif.

Stéphane Auger avait développé une capacité assez exceptionnelle de se mettre ses collègue à dos.

Quand même ceux qui travaillent avec toi veulent que tu sois congédié. Ouch.

Les séries ont confirmé que c’était terminé.

Le moment était pourtant idéal pour Stéphane Auger.

Les séries éliminatoires sont précisément le royaume de l’arbitrage controversé. Chaque pénalité est décortiquée. Chaque hors-jeu est analysé image par image. Chaque contact est examiné sous tous les angles.

C’était le moment rêvé pour le pauvre Fefan.

Tassé… comme un moins que rien…