La vérité choc éclate : Nick Suzuki cache les problèmes de Juraj Slafkovsky
Nick Suzuki et Juraj Slafkovsky. Getty

La vérité choc éclate : Nick Suzuki cache les problèmes de Juraj Slafkovsky

William Petit Lemay
Le 2026-11-04

Juraj Slafkovský est-il beaucoup moins dominant qu’on le pense lorsque Nick Suzuki n’est pas à ses côtés?

La question prend de plus en plus de place à Montréal, et les dernières performances du jeune Slovaque alimentent sérieusement le débat.

Au lendemain de l’effondrement du Canadien contre les Jets de Winnipeg, les critiques se multiplient. Malgré deux passes dans la rencontre, Slafkovský a été incapable d’imposer sa présence lorsque son équipe avait besoin de lui.

Sa mauvaise position défensive en fin de match a notamment contribué à ouvrir la porte à Kyle Connor, qui a profité de la situation pour faire mal au Tricolore.

Cette séquence a fait réagir plusieurs intervenants dans les médias montréalais. Sur les ondes de BPM Sports, dans le segment de Laraque et Gonzalez, les questions étaient directes : pourquoi Slafkovský était-il aussi mal positionné? Pourquoi semblait-il davantage préoccupé par une possibilité offensive que par sa responsabilité défensive?

Le problème dépasse toutefois cette seule erreur.

À TVA Sports, Tony Marinaro a soulevé une question encore plus inquiétante concernant la dépendance de l’attaquant envers son capitaine. Selon lui, Slafkovský n’a pas réussi à connaître un véritable bon match cette saison lorsque Nick Suzuki était absent de la formation.

« [Slafkovsky] n’a pas joué un bon match cette année sans les services de Nick Suzuki », a affirmé Marinaro à l’émission JiC.

L’analyste a rappelé que les meilleures performances offensives de Slafkovský avaient été réalisées lorsque Suzuki était présent. Les rencontres contre les Sharks, les Blues et les Sabres avaient notamment permis au trio de produire à un rythme intéressant.

Sans son centre habituel, le Slovaque n’arrive tout simplement pas à reproduire le même rendement.

La comparaison avec Cole Caufield fait également réfléchir. Pendant l’absence du capitaine, l’attaquant américain a réussi à prendre davantage de responsabilités et à faire progresser son jeu.

À l'inverse, Slafkovský, n’a pas répondu aux mêmes attentes...

Marinaro a même élargi son analyse aux 33 derniers matchs du jeune attaquant, en incluant la fin des séries éliminatoires de la saison précédente.

« Dans les 33 derniers matchs, Juraj Slafkovsky a joué au maximum six bons matchs, une dizaine de pas bons et le reste moyen », a-t-il lancé.

Il a également évoqué la possibilité que les coups reçus contre le Lightning en série éliminatoires, notamment celui de Brandon Hagel, aient affecté le joueur. Rien ne permet toutefois de confirmer qu’une blessure explique ses difficultés actuelles.

Le constat est difficile à ignorer pour un ancien premier choix au total. Slafkovský possède six pieds trois pouces, 225 livres et des habiletés offensives qui devraient lui permettre de prendre le contrôle de certaines rencontres. Pourtant, lorsqu’il perd l’appui de Suzuki, il ne parvient pas à faire avancer son trio de la même manière.

Le Canadien ne peut pas attendre que son capitaine soit toujours disponible pour obtenir le meilleur de son jeune attaquant. Un joueur sélectionné au premier rang doit éventuellement être capable de créer des occasions, de gagner ses batailles et de prendre les commandes lorsque les circonstances l’exigent.

Martin St-Louis devra aussi trouver une façon de faire progresser Slafkovský dans ces responsabilités. L’attaquant est encore jeune, mais il entame déjà sa cinquième saison dans la LNH et touche un salaire annuel moyen de 7,6 millions de dollars.

Le talent n’est pas en cause. La question est plutôt de savoir quand il deviendra suffisamment constant pour faire la différence sans dépendre de Nick Suzuki.

Pour Montréal, cette réponse pourrait changer beaucoup de choses dans l’avenir de son attaque.

Ouch...