Larmes au yeux en salle de presse: Martin St-Louis honore Renaud Lavoie

Larmes au yeux en salle de presse: Martin St-Louis honore Renaud Lavoie

Par David Garel le 2026-05-11

Nos yeux sont tout mouillés.

Il y a eu quelque chose de beaucoup plus grand que le hockey dimanche soir au Centre Bell.

Oui, les Canadiens de Montréal ont écrasé les Sabres de Buffalo 6 à 2 dans un amphithéâtre complètement en délire.

Oui, Jakub Dobeš est tranquillement en train de devenir le nouveau chouchou du Québec hockey. Oui, le Centre Bell vibrait comme on ne l’avait presque plus vu depuis des années.

Mais pendant quelques minutes, après le match, tout ça est devenu secondaire.

Renaud Lavoie était là.

Simplement de l’apercevoir au Centre Bell avait déjà créé une vague d’émotion immense chez les partisans.

Quelques jours seulement après avoir subi deux AVC causés par une déchirure de l’artère carotide, le voir debout, sourire, présent dans le bâtiment où tout a basculé, avait quelque chose de profondément touchant.

Le journaliste de TVA Sports ne peut toujours pas travailler. Les médecins lui ont demandé de continuer à s’acclimater, de prendre le temps, d’y aller graduellement. Voyager reste compliqué. Le retour officiel devra attendre.

Mais dimanche soir, il était là.

Et honnêtement, ça faisait du bien.

Ça manque, Renaud Lavoie, dans une couverture de séries éliminatoires. Ça manque de le voir entre les bancs. Ça manque de l’entendre sortir une information de dernière minute en plein chaos d’un entracte. Ça manque de sentir sa présence autour du Canadien.

Depuis son absence forcée, TVA Sports fait le travail par comité avec Félix Séguin et Élizabeth Rancourt qui le remplacent pour les entrevues, mais tout le monde le sait : Renaud occupe une place à part dans le paysage hockey québécois.

Puis est arrivée cette scène complètement émouvante en salle de presse.

Renaud s’est présenté pour la conférence de presse de Martin St-Louis. Pas pour poser une question. Pas pour travailler. Juste pour être là.

Et Martin St-Louis, avec tellement de classe, a voulu souligner sa présence.

Et spontanément, tous les journalistes présents se sont levés pour l’applaudir.


Une vraie ovation.

Quelques instants plus tôt, le Centre Bell lui avait déjà offert un immense moment de tendresse lorsqu’il avait été montré à l’écran géant, sous les applaudissements nourris des partisans.

Mais voir ses collègues faire exactement la même chose, dans l’intimité de la salle de presse, ça frappait autrement.

Martin St-Louis a immédiatement pris un moment pour aller le saluer et lui demander comment il allait, dans une scène d’une émotion rare.

Puis il y a eu ce détail qui résume probablement le mieux le respect que Renaud inspire dans ce milieu : après la conférence de presse, les journalistes ont littéralement formé une ligne pour aller lui parler un à un.


Pas un attroupement chaotique par respect pour un homme qui vient de subir 2 AVC.

Une ligne.

Quelques secondes chacun. Un mot. Une poignée de main. Un sourire. Un encouragement.

Comme si tout le monde voulait lui rappeler la même chose : prends ton temps, mais reviens-nous.

Quand on passe proche d’une tragédie, les rivalités médiatiques, les scoops, les compétitions entre réseaux et les guerres de cotes d’écoute deviennent soudainement bien petites.

Dimanche soir, au Centre Bell, il n’y avait plus de TVA Sports, de RDS ou de compétition.

Il y avait juste un homme qui est passé beaucoup trop proche du pire.

Et un milieu entier qui était sincèrement heureux de le revoir debout.

Un moment...qui donne les larmes aux yeux...