Larmes de Trevor Zegras: Cole Caufield est averti

Larmes de Trevor Zegras: Cole Caufield est averti

Par David Garel le 2026-05-08

Martin St-Louis ne va jamais crier sur Cole Caufield. Peu importe si les fans du CH veulent que le coach saute une coche sur son attaquant parce qu'ul joue avec la peur au ventre.

Depuis la défaite contre les Sabres de Buffalo, une partie énorme des partisans réclame pratiquement que Martin change complètement de personnalité derrière le banc.

Plusieurs veulent le voir exploser. Crier. Humilier publiquement ses joueurs. Faire comme Rick Tocchet l’a fait hier soir avec Trevor Zegras.

La scène a fait le tour du hockey. Tocchet a complètement perdu patience au banc envers Zegras pendant le 3e match de la série Philadelphie-Caroline..

Il était tanné que Zegras chiâle après les arbitres et perde la tête sur la glace.

Un vrai “tough love” à l’ancienne. Un coach qui explose parce qu’il veut réveiller son joueur vedette.

Cela a fonctionné.

Après cette séquence, Zegras a marqué et plusieurs à Philadelphie ont commencé à dire que Tocchet avait réussi à discipliner son talent offensif. Lui qui était vu comme un joueur trop flashy, trop individualiste, a commencé à jouer un hockey beaucoup plus structuré.

Reste que Zegras avait l'air abattu comme jamais pendant l'entracte.

Les larmes aux yeux, il était à deux doigts de brailler sa vie.

Et les Flyers ont encore perdu, eux qui tirent de l'arrière 0-3 et qui sont à un match d'être balayés.

À Montréal, on ne verra jamais ça avec Martin St-Louis selon David Savard.

L'ancien défenseur a défendu son ancien entraîneur avec énormément de conviction.

« Dans ses enseignements, Martin va toujours privilégier une approche constructive. Il n’est pas du genre à crier contre ses joueurs au banc. »

Même avec tout ce qui se passe autour de Caufield.

Même avec la pression gigantesque.

Même avec les critiques.

Même avec les appels à le séparer de Nick Suzuki.

Martin ne changera probablement jamais sa façon de coacher.

Et Savard affirme justement que cette approche donne énormément de confiance aux joueurs.

« Cette méthode donne beaucoup de confiance à ses troupes. On l’a notamment vu avec Cole Caufield, qui fonctionne extrêmement bien depuis l’arrivée de Martin avec le Canadien. »

Une énorme partie du Québec hockey veut voir Martin devenir plus dur.

Plus explosif.

Plus intense.

Plus “old school”.

Surtout quand son attaquant est au fond du trou.

Mais à l’intérieur du vestiaire, les joueurs aiment St-Louis... soft comme il est...

Savard raconte que la porte du bureau de St-Louis est toujours ouverte, qu’il parle constamment avec les vétérans et qu’il comprend le pouls du groupe mieux que presque n’importe qui.

« Il est fréquent d’avoir des discussions hors glace avec lui. La porte de son bureau est toujours ouverte. »

Il ajoute même que l’une des plus grandes forces de Martin est justement sa capacité à comprendre tous les types de joueurs.

« Martin a déjà joué sur un quatrième trio. Il est donc capable de s’identifier à n’importe quel joueur dans une équipe. »

Visiblement, ça change complètement sa manière de gérer les crises.

Pendant que Tocchet crie après Zegras devant tout le monde, Martin St-Louis préfère reconstruire la confiance de ses joueurs en privé. Même quand la province entière est en train de tomber sur le dos de Caufield.

Ça ne veut pas dire que tout le monde est d’accord avec cette approche.

Après la dernière défaite, plusieurs observateurs trouvaient justement que Martin était beaucoup trop passif derrière le banc. Plusieurs trouvaient qu’il regardait le match sans intervenir pendant que les Sabres de Buffalo imposaient complètement leur rythme physique.

Mais à écouter David Savard, cette stabilité émotionnelle fait justement partie de ce qui rend St-Louis aussi respecté dans ce vestiaire.

« Martin touche à tous les aspects qui font un bon coach, que ce soit dans ses discours d’avant-match, ses systèmes de jeu ou la façon de diriger ses entraînements. »

« J’ai vraiment aimé travailler avec lui. »

Au final, c’est peut-être ça, la vraie question dans toute cette saga.

Est-ce qu’un coach doit devenir quelqu’un d’autre quand son équipe traverse une tempête?

Ou est-ce que Martin St-Louis doit continuer d’être exactement ce qu’il a toujours été, même pendant que tout le monde réclame qu’il se transforme en Rick Tocchet?

Si le CH se fait encore défoncer ce soir... et que Cole Caufield a encore peur de se casser un ongle...

Le Québec va demander à St-Louis de sauter une coche...