Saga Cole Caufield: Alex Ovechkin lance un message au buteur du CH

Saga Cole Caufield: Alex Ovechkin lance un message au buteur du CH

Par David Garel le 2026-05-08

José Théodore s’est maintenant invité dans la gigantesque saga autour de Cole Caufield, et son intervention est intéressante parce qu’on sent qu’il essaie presque de calmer toute la panique qui entoure l’attaquant du CH.

Selon Théodore, le problème de Caufield est d’abord et avant tout mental.

« Moi, je vais te dire, c’est juste une question de confiance. Il pensait franchement qu’en séries, ça allait être pareil comme en saison et qu’il allait marquer. » a-t-il affirmé sur les ondes du 98,5 FM.

José rappelle aussi toute la pression qui s’est installée autour du numéro 13 après sa saison de 51 buts.

« C’est beaucoup de pression, même avec ses productions. Il disait qu’il allait faire la différence. Et c’est vrai, je n’ai pas de problème avec ça. »

Théodore a sorti une comparaison cinglante avec son ancien coéquipier, Alex Ovechkin, pour expliquer ce qui arrive présentement à Caufield.

« Pendant la saison, je n’arrêtais pas de te répéter qu’il me faisait penser à un mini Ovechkin. Il veut marquer partout. »

Mais selon lui, c’est justement là que Caufield commence à se perdre présentement.

« Quand il a des chances de marquer sur réception, remarque combien de fois il manque même le filet. Finalement, il sort de la rondelle, son lancer sur réception manque le filet. Je pense qu’il veut tellement bien faire qu’il se serre un peu trop. »

Et c’est là que Théodore a raconté une histoire importante impliquant encore Ovechkin.

« Ovechkin m’avait déjà dit : “Quand je lance, je ne vise pas les coins. Je frappe le filet et ça va finir en haut, en bas, à gauche, à droite.” »

Le conseil de Théodore à Caufield est donc simple : arrêter d’essayer le tir parfait.

« J’aimerais que Cole Caufield se concentre sur une chose : juste frapper le filet. Il a tellement un bon tir. Frappe le filet. N’essaie pas de viser. »

On sent aussi que José essaie de rappeler que plusieurs grands marqueurs ont déjà vécu ce genre de séquence en séries.

Et c’est là qu’il a ramené Vincent Lecavalier dans la discussion.

« En 2004, quand le Lightning a gagné la Coupe, au premier tour contre les Islanders de New York, Vincent Lecavalier avait été mauvais. »

Théodore explique que même à l’époque, Lecavalier se faisait démolir publiquement.

« Il jouait 24-25 minutes et il n’avait pas un bon premier tour. Ça le faisait mal paraître. John Tortorella l’avait même callé publiquement en disant qu’il avait besoin de plus de lui. »

Puis tout a changé rapidement.

« À un moment donné, il a marqué un but pour égaler une série et il est parti sur une lancée. Il a connu des séries exceptionnelles. »

Le parallèle est important parce que Lecavalier travaille aujourd’hui directement dans l’organisation des Canadiens de Montréal. Plusieurs commencent déjà à se demander s’il pourrait justement aider Caufield mentalement à travers cette tempête.

José Théodore croit encore complètement qu’un seul gros match pourrait tout changer.

« Des gars comme Cole Caufield, ce sont des joueurs que si ça débloque avec un ou deux buts, la confiance revient vite. La switch est facile à remettre à ON. »

Et malgré toute la critique actuelle, malgré la pression médiatique, malgré la frustration énorme des partisans, Théodore reste convaincu que le talent de Caufield n’a pas disparu.

« J’ose croire que ça va arriver rapidement. »

Toute la pression du monde est sur Caufield. Il ne manquait plus que le grand Ovie s'invite dans le malaise national.

José Théodore a essayé de ramener un peu de calme en rappelant qu’un marqueur peut redevenir dangereux extrêmement vite, exactement comme Vincent Lecavalier l’avait fait après un début de séries difficile en 2004.

José Théodore est rarement aussi doux publiquement envers les joueurs du Canadiens de Montréal. Il a souvent été très sévère envers Jakub Dobeš cette saison, très critique envers plusieurs performances du club, mais dans le dossier Caufield, on sent presque de la protection.

Comme s’il refusait d’abandonner un marqueur capable de transformer un match avec une seule présence.

Peut-être aussi parce qu’un ancien gardien comprend mieux que personne à quel point la confiance peut disparaître rapidement… et revenir tout aussi vite.