Le monde tombe sur Juraj Slafkovský : il se fait démolir publiquement
Juraj Slafkovsky. Getty

Le monde tombe sur Juraj Slafkovský : il se fait démolir publiquement

William Petit Lemay
Le 2026-11-04

Juraj Slafkovský passe une journée très difficile à Montréal.

Au lendemain de l’effondrement du Canadien contre les Jets de Winnipeg, le jeune attaquant est la cible de critiques particulièrement sévères. Une sortie publique sur les ondes de BPM Sports a notamment fait beaucoup réagir, alors que sa performance est remise en question malgré ses deux passes dans la rencontre.

Gilbert Delorme n’a pas du tout apprécié ce qu’il a vu de la part du Slovaque. L’ancien joueur de la LNH a notamment ciblé son implication à cinq contre cinq et sa décision de chercher une occasion offensive pendant que Montréal tentait de protéger son avance.

Ses propos ont été sans équivoque...

« Qu’est-ce qu’il faisait sur la glace en fin de match? Oui, Slafkovsky a fini avec deux passes… Deux passes sur le powerplay. À 5 contre 5, ça vaut pas d’la m*rde! »

Delorme ne s’est pas arrêté à cette première critique. Il lui reproche surtout de ne pas avoir suffisamment pensé aux responsabilités défensives dans les dernières secondes de la rencontre.

« Je regrette, il n’est pas impliqué. Il faut qu’il nous donne du meilleur hockey. Tu peux surtout pas tricher en fin de game avec un empty net pour aller chercher un but. NON! Ton but principal quand tu mènes 4 à 3 et qu’il reste une poignée de secondes à la game, mets-toi la face devant la shot s’il faut que tu mettes ta face devant la shot! Pense pas à aller scorer un but dans un empty net, estik! TU PEUX PAS FAIRE ÇA! »

Le message est difficile à manquer. Pour Delorme, la priorité d’un joueur qui protège une avance doit être de défendre, même si une occasion de marquer dans un filet désert se présente.

L’analyste a ensuite poussé sa critique encore plus loin en remettant directement en question la présence de Slafkovský sur la patinoire.

« Cr*sse, tu méritais pas d’aller sur la glace, *sti si tu trichais! Reste sur le banc, calvasse! T’es pas supposé tricher quand tu protèges une avance en fin de game. Voyons donc! Ça se fait pas, ça! »

Une sortie aussi directe ne passe certainement pas inaperçue auprès des partisans du Canadien. Slafkovský est un premier choix au total, il possède un gabarit imposant et son potentiel offensif est reconnu. Les attentes sont donc élevées, particulièrement lorsqu’il doit prendre davantage de responsabilités dans les moments importants.

La défaite contre Winnipeg rend cette critique encore plus difficile à encaisser. Montréal avait une avance de 4 à 0 avant de voir les Jets revenir dans le match, égaliser avec trois minutes à jouer et finalement l’emporter 5 à 4 en prolongation. Dans une rencontre aussi douloureuse, chaque erreur individuelle est passée au microscope.

Les statistiques de Slafkovský ne racontent d’ailleurs qu’une partie de son début de saison. Il totalise 11 points, dont deux buts et neuf passes, en 15 matchs. Sa production peut paraître intéressante, mais son implication physique soulève également des questions. Olivier Paiement a notamment rappelé sur les ondes de BPM Sports qu’il n’avait distribué que dix mises en échec, un total qu’il juge insuffisant pour un joueur de son gabarit.

Le problème est que Slafkovský a déjà montré qu’il pouvait en donner davantage. Avec ses six pieds trois pouces et ses 225 livres, il possède les outils pour imposer sa présence, gagner ses batailles et devenir une force dans les deux sens de la patinoire.

À 22 ans, il n’est pas trop tard pour progresser, mais sa cinquième saison dans la LNH vient avec des attentes différentes. Son contrat de huit ans à 7,6 millions de dollars par saison rappelle également l’importance du rôle qu’il occupe dans les plans du Canadien.

Pour l’instant, Slafkovský doit répondre sur la glace. Après les déclarations de Delorme, la pression vient de monter d’un autre cran à Montréal.

Ouch…