Une entrevue qui semblait redonner espoir… puis soudainement, un autre nom surgit de nulle part et vient replonger Patrick Roy dans le doute.
Depuis quelques jours, le légendaire numéro 33 recommençait enfin à respirer un peu.
Après des semaines extrêmement difficiles suivant son congédiement des Islanders de New York, voilà que son nom circulait sérieusement chez les Maple Leafs de Toronto.
Même Elliotte Friedman avait confirmé que l’entrevue de Roy avait été très bien reçue.
Et honnêtement, plusieurs y voyaient un scénario fascinant.
Patrick Roy à Toronto… dans le marché le plus toxique du hockey… avec une équipe qui vient de s’effondrer mentalement… ça ressemblait presque à une dernière mission parfaite pour un homme qui a passé sa vie entière à aimer le chaos.
Mais voilà qu’au cours des dernières heures, une nouvelle information est venue complètement changer l’ambiance autour du dossier.
Selon Elliotte Friedman, les Maple Leafs auraient maintenant Joe Pavelski sur leur radar pour le poste d’entraîneur-chef.

Et c’est là que ça fait mal.
Parce que Pavelski représente exactement tout ce que le hockey moderne adore présentement. Une ancienne vedette respectée partout dans la LNH.
Une image propre. Un ancien capitaine rassembleur. Un gars calme. Intelligent. Positif.
Le genre de profil que les organisations voient maintenant comme “la nouvelle génération” d’entraîneurs.
Le parallèle avec Martin St-Louis saute immédiatement aux yeux.
Pavelski entraîne déjà son fils au niveau junior au Wisconsin.
Il apprend tranquillement le métier. Il construit son image de mentor moderne. Exactement comme St-Louis l’avait fait avant de débarquer à Montréal.
Et tout à coup… Patrick Roy recommence à apparaître comme l’homme d’une autre époque.
C’est injuste à dire.
Mais c’est probablement exactement ce qui est en train de se produire dans les bureaux des Maple Leafs.
Parce qu’on parle ici d’une organisation complètement traumatisée par son dernier échec.
Toronto ne veut plus seulement un entraîneur compétitif. Ils veulent changer leur culture. Leur image. Leur façon de communiquer. Leur relation avec les joueurs.
Et malgré tout ce qu’il a accompli dans sa carrière, Patrick Roy continue de traîner cette réputation d’entraîneur intense, imprévisible, parfois brutal publiquement avec ses joueurs.
Certaines critiques venues de Toronto dans les derniers jours étaient d’ailleurs extrêmement violentes.
Des médias torontois ont carrément affirmé que les Maple Leafs “ne devaient pas être sérieux” en considérant Roy.
D’autres l’ont présenté comme un entraîneur dépassé par le hockey moderne.
Voir ça arriver après les derniers mois qu’il vient de vivre… ça donne presque mal au cœur.
Parce qu’on parle d’un homme profondément affecté par son congédiement des Islanders.
Des gens autour de lui ont parlé d’un Patrick Roy vidé. Amaigri. Touché personnellement comme rarement auparavant dans sa carrière.
Un homme qui ne comprenait toujours pas complètement comment tout avait éclaté aussi rapidement à Long Island.
Et malgré ça… il essayait de revenir.
Il essayait de se relever.
Puis voilà maintenant qu’un ancien joueur sans aucune expérience derrière un banc de la LNH commence tranquillement à lui voler l’attention dans le processus le plus important de l’été.
Le pire là-dedans, c’est que personne ne peut réellement reprocher quoi que ce soit à Joe Pavelski.
Le gars est respecté partout.
Sa carrière parle pour elle-même. Plus de 1000 points dans la LNH. Un leadership reconnu universellement. Une réputation impeccable.
Mais symboliquement… le message envoyé à Patrick Roy devient extrêmement lourd.
Comme si Toronto regardait finalement vers le futur pendant que Roy tente désespérément de convaincre la ligue qu’il appartient encore au présent.
Et pourtant… quand on prend deux minutes pour regarder les faits froidement, difficile de comprendre pourquoi Roy est devenu aussi polarisant.
Comme joueur, il a tout gagné. Comme entraîneur junior, il a gagné. Comme entraîneur dans la LNH, il a gagné le Jack Adams.
Même avec les Islanders, il a réussi à garder une équipe vieillissante dans la course beaucoup plus longtemps que plusieurs experts l’avaient prédit.
Ce n’était pas parfait. Loin de là.
Mais l’idée qu’il soit soudainement devenu incapable d’entraîner paraît complètement absurde quand on regarde son parcours.
C’est probablement ça le plus cruel dans toute cette histoire.
Patrick Roy n’est pas en train de se battre contre un autre entraîneur. Il est en train de se battre contre une transformation complète du hockey moderne.
Une ligue qui semble maintenant préférer les communicateurs aux guerriers.
Les rassembleurs aux confrontateurs.
Les profils “Martin St-Louis” aux profils “Patrick Roy”.
Et pendant que Joe Pavelski devient tranquillement le nouveau jouet intriguant des Maple Leafs… le roi, lui, regarde peut-être une autre porte se refermer devant lui.
Ouch..
