Un malaise s’est installé dans le vestiaire des Canadiens de Montréal après la victoire contre le Lightning de Tampa Bay.
Et ça se voyait à l’œil nu. La visite de Mark Carney dans la chambre... est inacceptable...
Déjà, qu'il soit dans le building pour célébrer le 50e but de Cole Caufield nous a donné mal au coeur:
mark carney celebrating cole caufield’s 50th goal ??😭😭 pic.twitter.com/zlphgcYdg1
— ava (@teapottoffoIi) April 10, 2026
Mais qu'il se pointe dans le vestiaire?????
We’re so screwed!! 🤦🏻🤦🏻
— GoHabsGoⓂ️ontreal (@PeterStHabs) April 10, 2026
Mark “The Curse” Carney came into the Habs dressing room and condemned the team.
Even Nick Suzuki’s dog Ruby wanted nothing to do with him🤦🏻
I hope I’m wrong. But I’m already burning sage to reverse his evil voodoo. #GoHabsGo pic.twitter.com/x3JuAP1vGR
Les regards, le langage corporel, l’ambiance… tout indiquait que quelque chose clochait, que cette présence-là arrivait au pire moment.
Même Nick Suzuki, habituellement posé et en contrôle, donnait l’impression d’un capitaine coincé entre politesse et inconfort.
Et pendant que les caméras capturaient des sourires forcés, une autre réalité circulait déjà dans les coulisses et sur les réseaux : cette fameuse malédiction qui suit Carney partout où il passe.
Ce n’est plus une blague quand les exemples s’accumulent au point de créer un vrai malaise autour d’un vestiaire.
Parce que la fameuse « malédiction Carney », elle ne sort pas de nulle part. Elle s’est construite, visite après visite, séquence après séquence, jusqu’à devenir un sujet dont même les joueurs entendent parler, qu’ils le veuillent ou non.
Tout remonte à des passages très médiatisés de Mark Carney auprès d’équipes canadiennes… suivis presque systématiquement de scénarios catastrophes.
Du côté des Oilers d’Edmonton, on parle d’une visite officielle au printemps dernier, d’un passage dans l’entourage immédiat de l’équipe, avec photos, poignées de main, discours.
Dans les jours qui suivent? Une série de blessures qui frappe l’alignement. Des joueurs clés ralentis ou absents. Une équipe qui perd son rythme au pire moment de la saison… avant de s’écrouler dans les moments cruciaux.
Et dans l’imaginaire collectif, tout ça se rattache à ce moment-là, à cette présence-là, à cette « photo-op » avec Connor McDavid qui n’apportait rien au hockey.
Carney avait été détruit par Ryan Whitney, ancien joueur des Oilers, pour avoir fait anéanti les espoirs de l'équipe avec sa malédiction:
“Don’t bring politicians on the ice, let alone a practice day. We’re talking pregame skate.”
— Spittin' Chiclets (@spittinchiclets) March 26, 2025
The Oilers have been hit with the Carney-Curse. https://t.co/zjmiroRxAk pic.twitter.com/ELyyGeIm1Z
On connaît la suite. Les Oilers ont perdu une 2e finale de la Coupe Stanley de suite.
Même chose au baseball.
Avant le 7e match de la Série Mondiale, les Blue Jays de Toronto reçoivent la visite de Carney au Rogers Centre. Visite dans l’abri, tournée des installations, présence médiatique maximale.
Résultat? Défaite au match numéro 7. Une occasion historique qui s’envole. Et immédiatement, le narratif repart de plus belle : encore une fois, une équipe performante qui s’effondre après son passage.
Ajoute à ça des visites auprès d’équipes nationales canadiennes (rugby, soccer) avec le même pattern : discours motivant, présence publique… puis défaite.
À force de répétition, ce n’est plus juste une coïncidence amusante pour les réseaux sociaux. C’est devenu une étiquette.
Et c’est exactement ce bagage-là qui débarque dans le vestiaire des Canadiens de Montréal.
Dans le pire moment.
Pas en début de saison.
Maintenant. À la veille des séries. Alors que l’équipe est en pleine montée, que chaque détail est calculé, que chaque distraction est normalement filtrée.
Et là, on ouvre la porte.
Vestiaire. Intimité. Discussions avec les leaders.
Nick Suzuki, Alex Newhook, Mike Matheson… des gars au cœur du groupe, en pleine préparation mentale, qui doivent soudainement gérer une présence politique chargée de symbolique.
Et ça paraît.
Ce n’est pas naturel. Ce n’est pas organique. Ce n’est pas du hockey.
Dans une chambre de hockey, surtout à ce moment de l’année, tout est basé sur le contrôle : des émotions, du message, de l’environnement. Les équipes qui vont loin sont celles qui éliminent le bruit extérieur.
Là, on fait l’inverse.
On injecte une distraction inutile.
On amène une histoire qui circule déjà partout, celle d’un homme associé à des séquences de malchance sportive très concrètes : blessures après visite, effondrement en finale, défaite au match ultime.
Même si certains trouvent ça ridicule… les joueurs, eux, n’ont pas besoin d’y croire à 100 % pour que ça les dérange.
Un doute, une blague dans le vestiaire, une petite pensée qui s’installe… c’est suffisant pour briser une routine.
Et c’est ça qui rend la situation difficile à défendre.
Parce qu’au final, la question est simple : qu’est-ce que cette visite apporte aux Canadiens de Montréal, concrètement, sur la glace?
Rien.
Zéro avantage compétitif.
Par contre, elle apporte du bruit, de la distraction, et une malchance puante qui, vraie ou non, traîne déjà un historique lourd : Oilers blessés et déstabilisés, Blue Jays incapables de conclure au match numéro 7, équipes nationales qui s’écroulent après un discours.
Et dans un sport où le mental fait la différence entre gagner une ronde et sortir dès la première…
C’est exactement le genre de pari que tu n’as pas besoin de prendre.
Au final, ce n’est pas une question de politique, ni même de superstition. C’est une question de timing, de respect d’un vestiaire, d’un groupe en mission.
Et c’est exactement pour ça que Nick Suzuki avait ce regard-là, un regard un peu fermé, un peu distant, presque méfiant.
Certains voient un manque de respect enver le Premier Ministre du Canada. Mais Suzuki savait que ce moment-là n’avait rien à faire là, que ça coupait dans une routine, que ça ajoutait du bruit inutile à une équipe qui n’en a pas besoin.
Un capitaine, ça protège sa chambre. Et dans ce regard-là, il y avait exactement ça : du mépris.. du dégoût..
Dans un vestiaire de hockey, quand le capitaine te regarde comme ça, c'est que tu es déjà de trop.
