La date limite des transactions est passée.
Et une chose est devenue claire à Montréal : Patrik Laine est encore là.
Personne n’est arrivé.
Personne n’est parti.
Et le dossier le plus explosif de l’organisation est resté exactement au même endroit.
Je peux pas croire qu’on va parler de Patrik Laine jusqu’à la fin de l’année. Vas-tu jouer, jouera-t-il pas? 😅
— Anthony Marcotte (@anthonymarcotte) March 6, 2026
Dans son point de presse après la date limite, Kent Hughes a tenté de calmer le jeu. Il a répété que l’attaquant finlandais « fait partie de l’équipe », qu’il « n’est pas une distraction » et que son utilisation appartient maintenant au personnel d’entraîneurs.
Autrement dit : la balle est dans le camp de Martin St-Louis.
Et c’est là que le malaise devient gigantesque.
Parce que tout le monde le sait maintenant : l’entraîneur du Canadien ne voulait plus de cette situation.
Depuis des semaines, Laine n’est plus utilisé.
Depuis des semaines, il patine sans jouer.
Depuis des semaines, la relation entre le joueur et le coach est glaciale.
Et il a coûté une transaction au DG à cause de son contrat horrible:
Est-ce que le contrat de Patrik Laine a lié les mains à Kent Hughes? pic.twitter.com/RQPYx2HSHw
— Le 5 à 7 (@5a7RDS) March 6, 2026
Dans les faits, St-Louis espérait une chose simple à la date limite : que le dossier disparaisse.
Que le contrat de 8,7 millions parte ailleurs.
Que le casse-tête quitte son vestiaire.
Que la situation se règle.
Mais rien de tout ça ne s’est produit.
Et maintenant, il se retrouve avec une véritable patate chaude dans les mains.
Parce que sur papier, Laine est disponible.
Hughes l’a dit lui-même :
« Il reste disponible pour le groupe d’entraîneurs. »
Traduction : si St-Louis ne l’utilise pas, ce sera sa décision.
C’est exactement le scénario que l’entraîneur voulait éviter.
Depuis des semaines, l’organisation entretenait une ambiguïté autour de l’état de santé de Laine. Officiellement, il est encore sur la liste des blessés. Mais il s’entraîne avec l’équipe, participe aux exercices et patine avec les réguliers.
Tout le monde comprend que la situation est devenue politique.
Et maintenant que la date limite est passée, la pression revient directement sur le banc.
St-Louis doit décider :
Est-ce qu’il le fait jouer?
Ou est-ce qu’il continue de l’ignorer jusqu’à la fin de la saison?
Dans les deux cas, le malaise va continuer d’exister.
Parce que Laine n’est pas un espoir.
Ce n’est pas un joueur marginal.
C’est un ancien marqueur de 40 buts avec un tir élite.
Le garder sur la galerie de presse pendant des semaines devient impossible à justifier publiquement.
Pendant ce temps, Hughes, lui, a tenté de défendre sa stratégie.
Le DG a expliqué qu’il avait travaillé intensément sur un échange important jusqu’aux dernières minutes, mais que le prix demandé autour de la ligue était devenu complètement déraisonnable.
Certaines équipes exigeaient des choix de premier tour.
D’autres demandaient des espoirs majeurs.
Le Canadien a refusé d’embarquer dans cette surenchère.
Montréal garde ses huit choix au prochain repêchage… et garde aussi son problème le plus complexe.
Le paradoxe est brutal.
Hughes affirme que Laine n’est pas une distraction.
Mais toute la ligue parle encore de lui.
Même dans les médias montréalais, plusieurs commencent à se demander combien de temps cette situation peut durer.
Le descripteur radio Anthony Marcotte l’a résumé parfaitement sur les réseaux sociaux :
« Je peux pas croire qu’on va parler de Patrik Laine jusqu’à la fin de l’année. »
Et pourtant… c’est exactement ce qui risque d’arriver.
Parce qu’à partir d’aujourd’hui, le dossier ne peut plus être réglé par un échange.
Il doit être réglé dans le vestiaire.
Et c’est précisément ce que Martin St-Louis voulait éviter.
Au lieu de voir le problème disparaître à la date limite…
Il doit maintenant vivre avec.
