Manque de classe: Louis Morissette exposé par Lane Hutson, Nick Suzuki et Jakub Dobes

Manque de classe: Louis Morissette exposé par Lane Hutson, Nick Suzuki et Jakub Dobes

David Garel
Le 2026-05-23

Louis Morissette est en train de l’apprendre à la dure.

Le mépris... te revient toujours en pleine figure...

Au moment où les Canadiens de Montréal sont déjà rendus à sept victoires en séries éliminatoires, au moment où Nick Suzuki joue comme un véritable joueur élite, où Lane Hutson est devenu l’un des défenseurs les plus électrisants de toute la Ligue nationale, où Jakub Dobeš vole des matchs avec une arrogance assumée et où Martin St-Louis est applaudi d’un bout à l’autre du continent… les vieux propos de Louis Morissette refont surface. Tous. Un après l’autre.

Et le problème pour lui, c’est qu’internet n’oublie jamais.

Si les Canadiens de Montréal gagnent la Coupe Stanley, il ne pourra plus sortir dehors sans se faire rappeler ses takes catastrophiques.

Il faut les relire et les revoir aujourd’hui. Une par une. Lentement.

Commençons avec Nick Suzuki.

Pendant des mois, Louis Morissette a répété que le capitaine du Canadien n’était pas un vrai premier centre. Que le Canadien ne gagnerait jamais avec lui comme pierre angulaire.

« Nick Suzuki n’est pas un premier centre. Si le Canadien veut gagner un jour, il devra trouver un 1A. Suzuki peut être un bon 1B ou un deuxième centre, mais il n’est pas l’homme de la situation. »

Aujourd’hui?

Suzuki est rendu dans le top de la Ligue nationale. Un capitaine qui produit, qui joue dans les deux sens de la patinoire, qui affronte les meilleurs joueurs adverses, qui domine offensivement et qui est devenu le cœur de cette équipe.

Le même Suzuki que Morissette comparait presque à une fraude médiatique.

« Après 300 matchs, Suzuki a un point de plus que Maurice Richard. Là, on est en train de nous dire que Suzuki et Maurice vont dans la même phrase? Ça me rend dingue. »

« Nick Suzuki n’est pas un premier centre. Si le Canadien veut gagner un jour, il devra trouver un 1A. Suzuki peut être un bon 1B ou un deuxième centre, mais il n’est pas l’homme de la situation. »

« Je prendrais Seth Jarvis any day. Je ne dis pas que Nick Suzuki est mauvais, mais je ne crois pas qu’il sera notre premier centre quand on aura une équipe gagnante. Il est un deuxième centre. Point. »

Il est allé encore plus loin.

« On devrait arracher le C du chandail de Suzuki pour le donner à Kaiden Guhle. »

Ça aussi, ça revient aujourd’hui comme un boomerang.

Imaginez vouloir arracher le C à Suzuki. Quel manque de classe.

Puis est venu le cas Lane Hutson.

Et là, c’est devenu personnel pour les Québécois.

Morissette n’a jamais acheté le hype autour du jeune défenseur. Jamais.

Cet vidéo nous lève le coeur:

« Il a une shot de Bantam A. »

« Je trouve que les amateurs et les journalistes overhype Lane Hutson. On le voit plus gros qu’il ne l’est réellement. Je ne pense quand même pas que c’est un défenseur 1-2. »

« Lane Hutson est un défenseur numéro trois solide, mais que tu laisses sur le banc quand tu mènes en troisième période. »

Puis la phrase qui le hantera probablement pour toujours :

« S’il prend 15-20 livres, il va ramer. Il n’a pas fini de ramer, le rameur. »

Aujourd’hui?

Lane Hutson est peut-être le meilleir défenseur de la Ligue nationale. Un gars qui change une game à lui seul. Un défenseur qui joue de grosses minutes. Qui contrôle le tempo. Qui fait lever les foules.

Et les captures d’écran? Elles circulent partout.

Les montages? Sans arrêt.

Les commentaires?

« Le rameur vient d’en mettre trois dans ta face. »

« Shot de Bantam A, hein Louis? »

« Monsieur moins hockey IQ selon Morissette. »

Et là, parlons de Jakub Dobeš.

Probablement le pire vieillissement de tous ses takes.

Parce qu’il ne s’est pas juste trompé. Il l’a carrément enterré vivant avant même qu’il commence. Une autre vidéo qui donne la nausée:

« J’ai appelé un chum. Dans deux ans, il est plus dans la ligue. »

« Il fait un 360, il fait un show de patinage artistique… mais il ne fait pas l’arrêt. »

« Des fois, il fait 12 games, les gens virent fous : “As-tu vu la save ? As-tu vu la save ?” Il avait juste à moins bouger, il l’avait dans le chest. »

« C’est pas un gardien. Il a l’air de rien, mais il est à la bonne place. Il n’a pas de chest. »

"Il est gros. Il est gros. Il est plus gros que gros,",

« Il gagne le match, oui… mais je vois des risques inutiles pour un professionnel. »

« Si je le vois, le coach qui passe quatre mois avec, il le voit. Pis il est encore pareil ? »

On connaît la suite. Dobes est devenu la sensation de la LNH.

Un gardien cocky. Arrogant. Théâtral. Drôle. Intense. Le genre de gardien qui adore entrer dans la tête des adversaires. Qui trash-talk les joueurs. Qui jase avec les arbitres. Qui sourit dans le chaos.

Et surtout?

Il gagne.

Il vole des matchs.

Il garde les Canadiens de Montréal en vie.

De façon ridicule, tout ce que Morissette détestait chez lui est devenu exactement ce que les fans adorent.

Puis il y a eu le Canadien au complet.

Louis Morissette ne s’est pas contenté de viser des joueurs.

Il a ridiculisé toute l’organisation.

« Je veux que Montréal perde le plus de matchs possible pour avoir le meilleur choix au repêchage. »

« On est loin, très loin d’une équipe gagnante. »

« On n’a pas de défensive! Il n’y a pas un défenseur là-dedans qui jouerait dans une autre équipe. »

« Je suis flabergasté à quel point on accepte la médiocrité. »

Martin St-Louis, l’entraîneur que Morissette méprisait, est en train de bâtir quelque chose de complètement fou.

Et Dobeš? Celui qui « ne serait plus dans la ligue dans deux ans »? Il est en train d’écrire une des plus belles histoires des dernières années à Montréal.

La violence du retour de bâton sur les réseaux sociaux est intense.

À chaque victoire, les gens repartagent les extraits.

À chaque but de Suzuki, on ressort le « pas un premier centre ».

À chaque magie de Hutson, le « shot de Bantam A » refait surface.

À chaque gros arrêt de Dobeš, le « dans deux ans, il n’est plus dans la ligue » devient viral.

C’est rendu un running gag.

Une blague collective.

Et ça ne fait probablement que commencer.

Parce que si les Canadiens de Montréal soulèvent vraiment la Coupe Stanley? Ouf.

Les montages vont ressortir pour les dix prochaines années.

Les vidéos TikTok.

Les reels Facebook.

Les compilations YouTube.

Les citations.

Toutes les citations.

Une après l’autre.

Comme un gigantesque karma public impossible à effacer.

Au hockey, les takes vieillissent vite.

Et parfois, le hockey te fait payer la facture en grand.

Demandez à Louis Morissette... qui va se cacher si le CH gagne la Coupe Stanley.